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    <title>Auteurs : Eric Goemaere</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/annales-sgn/1423</link>
    <description>Publications de Auteurs Eric Goemaere</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Le « coticule » de           Vielsalm et Lierneux (Belgique) : une pierre à aiguiser au passé           mondial</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/annales-sgn/1446</link>
      <description>Le coticule est une roche métamorphique d’âge         ordovicien uniquement présente dans la partie sud du Massif de         Stavelot sur les communes de Vielsalm et Lierneux. Il se présente en         couches d’épaisseur centimétrique constituées de cristaux         micrométriques de spessartite, de microphyllites de micas, ainsi que         de quartz inframicrométriques. Ses propriétés exceptionnelles         d’affilage du métal (rasoir, tranchant mince, tranchant large,         tranchant courbe) ont valu à cette pierre abrasive naturelle une         renommée et une distribution mondiales (barbier, circonciseur,         chirurgien, boucher, menuisier, ébéniste, arboriculteur, jardinier,         viticulteur, mégissier, carrossier…). Exploité et façonné depuis le         16ème siècle, le coticule s’exporta sous forme de pierre à aiguiser         (alias pierre à rasoir), de « bouts belges » et de formes spéciales.         Il fut exploité artisanalement, d’abord à partir de la surface, dans         des trous et des tranchées, puis ensuite par galeries souterraines,         suivant l’évolution des techniques d’extraction, d’éclairage et         d’exhaure. Le matériau était scié, mis à dimensions standardisées et         poli. Ces opérations étaient réalisées primitivement chez l’exploitant         avant que ne naissent des ateliers et l’engagement de personnel         (hommes, femmes et enfants). Le nombre élevé de modèles, les         différentes étapes de fabrication entièrement manuelles, le faible         rendement (2-5%), la concurrence des pierres synthétiques, la         disparition d’une partie de la clientèle au lendemain de la seconde         guerre mondiale ont sonné le glas de cette activité unique. Située à         Lierneux, une carrière à ciel ouvert exploite encore aujourd’hui le         coticule et l’essentiel de sa production est exportée vers les         Etats-Unis d’Amérique. Les anciennes galeries d’extraction,         aujourd’hui le refuge hivernal de populations de chauve-souris, sont         considérées comme des cavités d’intérêt scientifique. Enfin le Musée         du coticule de Salmchâteau (Vielsalm) présente cette industrie         manufacturière au destin mondial. The coticule is an         Ordovician aged metamorphic rock only present in the southern part of         the Stavelot Massif in the towns of Vielsalm and Lierneux. It appears         in centimeter thick layers consisting in micrometric crystals of         spessartite, microphyllites of micas, infra micrometer quartz. Its         exceptional metal sharpening properties (razor sharp thin, sharp         broad, sharp curve) gave its reputation of a natural abrasive stone         and a global distribution (barber, circumciser, surgeon, butcher,         carpenter, cabinetmaker, arborist, gardener, winemaker, tanner,         coachbuilder...). Exploited and shaped since the 16th century, the         coticule was exported as a whetstone (a.k.a. razor stone), the &quot;bouts         belges&quot; and to special shapes. It was operated by craftsmen, primarily         from the surface in open pits, in trenches and then by underground         galleries, following the evolution of mining techniques of lighting         and drainage. The material was sawn, adjusted to standard sizes and         polished by the quarry workers and further then in small workshops.         The high number of models, the various steps entirely manual , the low         yield (2-5%), competition from synthetic stones, and the disappearance         of part of the customer after the Second World War sounded the death         knell of this unique activity. Located in Lierneux, a quarry today         still operates the coticule and most of its production is exported to         the United States of America. The old mining galleries are nowadays         the winter refuge of bats populations. They are considered as cavities         of scientific interest. Finally, the Museum of the Coticule in         Salmchâteau (Vielsalm) presents this manufacturing industry with a         global destiny. </description>
      <pubDate>jeu., 19 mai 2022 14:13:56 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 14 juin 2023 15:00:01 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/annales-sgn/1446</guid>
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      <title>Vingt siècles           d’exploitation des argiles plastiques d’Andenne (Belgique) : du           gisement au musée de la céramique</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/annales-sgn/1412</link>
      <description>Disposés en chapelets, les gisements de terres         plastiques d’Andenne occupent des remplissages de cryptokarsts à         argiles blanches ou colorées et associés à 3 bandes de calcaires         dinantiens ou frasniens orientées E-W. Sables, lignites et argiles         tertiaires (Néogène) se sont accumulés au fur et à mesure de la         dissolution karstique formant une poche pouvant atteindre 100m de         profondeur. L’acide sulfurique issu de l’oxydation des sulfures des         lignites est le principal responsable de la formation d’argiles         kaoliniques aux dépens des minéraux argileux et des feldspaths         présents dans les sables. Les circulations d’eau ont induit le         lessivage du fer et son accumulation dans certains horizons. Les         argiles blanches riches en alumine et pauvres en fer et en alcalins         ont été les plus recherchées pour leurs propriétés réfractaires.         Exploités d’abord en surface puis en galeries souterraines,         l’extraction a atteint son développement maximal au tournant des XIXe         et XXe siècles pour définitivement s’arrêter vers 1970. L’argile et le         sable blanc lessivé furent employées dans les industries du feu :         verrerie, cristallerie, métallurgie... et alimentèrent les poteries,         briqueteries, tuileries, faïenceries, porcelaineries, piperies et la         fabrication des réfractaires industriels. L’argile blanche d’abord         puis les produits finis ont été exportés dès le Moyen Age en Hollande,         en Allemagne et en France, contribuant à la renommée internationale         des argiles andennaises. Les dépressions engendrées par la subsidence         qui a suivi les extractions souterraines forment un chapelet de mares         et d’étangs, sources de biodiversité. Enfin, le Musée de la Céramique         conserve les traces de ce remarquable patrimoine géologique, minier,         industriel et artistique en présentant ses collections exceptionnelles         de faïences, porcelaines et pipes. Musée vivant porteur de mémoire, il         assure des fonctions éducatives et culturelles par ses expositions         temporaires. Arranged in strings, the         plastic clay deposits from Andenne are fillings of cryptokarsts of         white and colored clays associated with three layers of Dinantian         Frasnian limestone oriented EW. Sands, brown coal and Tertiary         (Neogene) clays have accumulated according to thekarstic dissolution         forming a up to 100m deep pocket . The sulphuric acid stemming from         the oxidation of sulphides of brown coals is the main responsible for         the formation of kaolinitic clays at the expense of clay minerals and         the feldspathic sands. The circulation of water induced the leaching         of the iron and their accumulation in certain horizons. White clays         that are rich in alumina and of low iron and alkali content were the         most looked for their refractory properties. Exploited at first on         surface then in subterranean galleries, the extraction reached its         maximum development around the 19th and 20th centuries to stop         definitively in 1970. The clay and the white sand were used in the         industries of fire: glassware, crystal, metallurgy... and fed the         pottery, brick, tile, earthenware factory, porcelain factories, pipe         factory and industrial refractory industry. The white clay first and         then the final products have been exported since the Middle Ages in         Holland, Germany and France, contributing to the international         reputation of the clays from Andenne. Depressions generated by the         subsidence as a consequence of the underground extractions form a         string of pools and ponds, which are sources of biodiversity. Finally,         the Ceramics Museum preserves the traces of this remarkable         geological, mining, industrial and artistic heritage with its         outstanding collections of pottery, porcelain and pipes. As a living         museum holder of memory, it provides educational and cultural         functions from its exhibitions. </description>
      <pubDate>jeu., 19 mai 2022 14:11:14 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 14 juin 2023 13:57:01 +0200</lastBuildDate>
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