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    <title>éthique</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/707</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L’effacement infini</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/366</link>
      <description>Nous relisons et analysons ici non pas les interviews auxquelles Marguerite Duras a répondu mais les nombreux entretiens qu’elle a elle-même menés de 1957 à sa mort, avec des interlocuteurs aussi variés qu’imprévisibles — autant d’événements de paroles qui dénotent non seulement l’attraction de l’auteur pour le dehors, mais aussi une véritable passion de la question, ainsi que le désir d’atteindre, au mépris souvent des pratiques médiatiques habituelles, une dialectique presque sauvage, insoumise aux règles de la réciprocité mais reposant sur une incessante circulation de la parole. Cette nouvelle éthique de l’« entretien infini », que Duras partage avec Maurice Blanchot, est au principe de certains de ses romans, dialogués ou non, et de son théâtre. Nourrie par ailleurs de la réflexion sur le communisme de Dionys Mascolo, elle a une portée profondément révolutionnaire, dans la mesure où elle doit aboutir à une redéfinition de la communauté. Pour Duras en effet, écrire, c’est trouver la « voix de l’ensemble ». What we re-read and analyse here are not the interviews to which Marguerite Duras responded, but the many interviews she herself conducted between 1957 and her death, with interlocutors as diverse as they were unpredictable — all of them speech events that reveal not only the author's attraction to the outside, but also a genuine passion for questioning, as well as the desire to achieve, often in defiance of the usual media practices, what could be called a savage dialectic, insubordinate to the rules of reciprocity but based on a ceaseless flow of words. This new ethic of “infinite conversation”, which Duras shares with Maurice Blanchot, is at the very foundation of some of her novels, with or without dialogue, and of her theatre. Nourished by Dionys Mascolo's reflections on communism, it has a profoundly revolutionary impact, insofar as it should lead to redefining the community. For Duras, writing means finding the &quot;voice of the whole&quot;. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 16:07:50 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 23 mai 2024 15:43:21 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Critique de la raison et écriture de la « réson »</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/302</link>
      <description>Cet article articule la mise en échec du rationalisme et la valorisation du sensible et de la porosité du sujet avec le monde comme marques d’affirmation d’une écriture-femme dans l’œuvre de Duras. Comme absent à lui-même, le sujet durassien aurait pour condition existentielle l’ouverture au tout-venant du sensible, dans un renversement de l’axiome cartésien – « Je pense donc je suis ». Les héroïnes féminines, les enfants, les aliénés incarneraient au mieux cet en-allé constitutif de l’être-au-monde durassien. Il n’est pas étonnant que ces figures soient celles qui entretiennent un lien privilégié avec la musique, de tout temps accusée d’irrationnalité et de tromperie par les philosophes. En suivant le fil qui conduit d’une condamnation du discours théorique à une éthique du non-savoir et au rapt du sujet, l’article réévalue le féminisme ambivalent de l’auteure au prisme d’une « attentionnalité », qui substituerait l’intentionnalité du sujet masculin par des formes d’écoute et d’ouverture par lesquelles le soi et le monde perdent leur étanchéité pour devenir des lieux de résonance, de fluidité, de communauté. This article articulates the failure of rationalism and the valorisation of the sensitive [sensible] and the porosity between the subject and the world as marks of a ‘womanly writing’ [écriture-femme] in Duras’s work. As if absent from itself, the Durassian subject’s existential condition is openness to the all-encompassing sensibility, as if it were absent from itself, thus reversing the Cartesian axiom— ‘I think therefore I am’. Female heroines, children and mentally ill characters are the best embodiments of this ‘en-allé’, constitutive of the Durassian being-in-the-world. It is not surprising that these figures have a special relationship with music, which philosophers have always accused of irrationality. Following the trajectory that leads from a condemnation of theoretical discourse to an ethics of non-knowledge and the abduction of the subject, the article re-evaluates the author’s ambivalent feminism through the prism of ‘attentionality’, which would replace the intentionality of the male subject with forms of listening and openness. Through these latter, the self and the world lose their impermeability to become places of resonance, fluidity, and community. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 08:36:41 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 23 mai 2024 15:39:30 +0200</lastBuildDate>
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