<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Une critique de la raison</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/79</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 29 août 2023 14:49:26 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 28 nov. 2023 15:28:47 +0100</lastBuildDate>
    <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/79</guid>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>« Crever le tambour de la raison raisonnante » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/277</link>
      <pubDate>lun., 20 nov. 2023 09:26:25 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/277</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Blaise Pascal – Marguerite Duras </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/279</link>
      <description>Dans plusieurs de ses textes, Marguerite Duras a abordé la question du politique fondatrice de la communauté des hommes. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, Duras fait d’abord état d’un sentiment d’impuissance en lien avec une forte idée de corruption. Dans Outside, elle déclare : « Il y a le même hiatus au départ, j’allais dire le même mensonge, et dans la représentation politique et dans la représentation cinématographique commerciale. […] Le mensonge politique est évident, partout […]. » En traquant le mensonge, l’hypocrisie et les idéologies trompeuses, Duras envisage le politique à partir de ce qui est hélas, souvent décevant et non à partir de ce qui devrait ou pourrait être. À son insu, semble-t-il, celle qui avouait volontiers écrire avec Pascal, aurait une conception pascalienne du politique. Pour ce dernier assurément, il faut non point rêver le monde politique mais partir de ce qui traverse et travaille l’homme, à savoir la concupiscence, l’imagination et l’exercice de la force. Qui plus est, la vision du politique chez Duras reposerait, selon nous, sur le principe des trois ordres chers à l’auteur des Pensées. Mais si Duras a reconduit les ordres pascaliens, si elle éprouve comme lui un certain désespoir politique tout en reconnaissant l’importance des affects dans la compréhension de l’homme, cela suffit-il pour affirmer qu’il y aurait un cheminement politique commun entre le penseur et l’écrivaine du ravissement ? C’est à cette question que nous avons tenté de répondre. In several of her texts, Marguerite Duras has addressed the question of politics as the foundation of the human community. But before getting to the heart of the matter, Duras first describes a feeling of powerlessness linked to a strong idea of corruption. In Outside, she declares: &quot;There is the same initial hiatus, I was going to say the same lie, both in political representation and in commercial cinematographic representation. [...] The political lie is obvious, everywhere [...]&quot;. By tracking down lies, hypocrisy and misleading ideologies, Duras sees politics in terms of what is, alas, often disappointing, rather than in terms of what should or could be. Unbeknownst to her, it seems, Duras, who readily admits to writing with Pascal, has a Pascalian conception of politics. For Pascal, it is certainly not necessary to dream the political world but to start from what runs through and works on man, namely concupiscence, imagination, and the use of force. What's more, Duras's vision of politics is based, in our view, on the principle of the three orders dear to the author of Les Pensées. But if Duras has revisited the Pascalian orders, if like him she experiences a certain political despair while recognising the importance of the affects in understanding mankind, is that enough to affirm that there is a common political path between the 17th Century thinker and the author of The Rapture of Lol V. Stein? We have tried to answer this question. </description>
      <pubDate>lun., 20 nov. 2023 14:03:31 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/279</guid>
    </item>
    <item>
      <title>« Tout ce qu’on peut savoir quand on ne sait rien, je le sais » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/290</link>
      <description>Le texte La Douleur, de Marguerite Duras, témoigne d’une expérience nuancée du non-savoir qui se retrouve au cœur de l’écrit, dans l’intensité poignante de l’attente de Robert L. par la narratrice, mais aussi dans le paratexte ajouté lors de la publication, en 1985. La préface met en scène un non-savoir du texte par l’auteure avant même que le lecteur soit plongé dans le non-savoir produit par le décalage entre la réalité vécue par la narratrice et les discours d’information, gouvernementaux ou clandestins, qui l’entourent. La disparité entre l’expérience du non-savoir de la narratrice et les discours dominants relayés entre autres par la droite victorieuse fait ressortir une difficulté de penser le politique dans la douleur vive de la fin de la guerre. La perspective philosophique de la narration, basée sur une posture féminine affirmée, est éminemment politique. Marguerite Duras's La Douleur bears witness to a nuanced experience of not-knowing at the heart of her writing, in the poignant intensity of the narrator's wait for Robert L. and in the paratext added at the time of publication, in 1985. The preface sets the scene for the author's non-knowledge of the text, even before the reader is immersed in the non-knowledge produced by the discrepancies between the narrator's lived reality and the information, official as well as clandestine, that surround her. The disparity between the narrator's experience of not-knowing and the dominant discourses relayed by the victorious Right, among others, highlights the difficulty of thinking about politics in the raw pain left after the end of the war. The narrative's philosophical perspective, based on an assertive feminine posture, is eminently political. </description>
      <pubDate>lun., 20 nov. 2023 14:48:23 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/290</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Critique de la raison et écriture de la « réson » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/302</link>
      <description>Cet article articule la mise en échec du rationalisme et la valorisation du sensible et de la porosité du sujet avec le monde comme marques d’affirmation d’une écriture-femme dans l’œuvre de Duras. Comme absent à lui-même, le sujet durassien aurait pour condition existentielle l’ouverture au tout-venant du sensible, dans un renversement de l’axiome cartésien – « Je pense donc je suis ». Les héroïnes féminines, les enfants, les aliénés incarneraient au mieux cet en-allé constitutif de l’être-au-monde durassien. Il n’est pas étonnant que ces figures soient celles qui entretiennent un lien privilégié avec la musique, de tout temps accusée d’irrationnalité et de tromperie par les philosophes. En suivant le fil qui conduit d’une condamnation du discours théorique à une éthique du non-savoir et au rapt du sujet, l’article réévalue le féminisme ambivalent de l’auteure au prisme d’une « attentionnalité », qui substituerait l’intentionnalité du sujet masculin par des formes d’écoute et d’ouverture par lesquelles le soi et le monde perdent leur étanchéité pour devenir des lieux de résonance, de fluidité, de communauté. This article articulates the failure of rationalism and the valorisation of the sensitive [sensible] and the porosity between the subject and the world as marks of a ‘womanly writing’ [écriture-femme] in Duras’s work. As if absent from itself, the Durassian subject’s existential condition is openness to the all-encompassing sensibility, as if it were absent from itself, thus reversing the Cartesian axiom— ‘I think therefore I am’. Female heroines, children and mentally ill characters are the best embodiments of this ‘en-allé’, constitutive of the Durassian being-in-the-world. It is not surprising that these figures have a special relationship with music, which philosophers have always accused of irrationality. Following the trajectory that leads from a condemnation of theoretical discourse to an ethics of non-knowledge and the abduction of the subject, the article re-evaluates the author’s ambivalent feminism through the prism of ‘attentionality’, which would replace the intentionality of the male subject with forms of listening and openness. Through these latter, the self and the world lose their impermeability to become places of resonance, fluidity, and community. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 08:36:41 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/302</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Marguerite Duras et l’Indochine </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/312</link>
      <description>Marguerite Duras s’est engagée à de multiples reprises pour soutenir des causes qu’elle estimait justes, comme la Guerre d’Indépendance de l’Algérie. Mais elle est restée officiellement muette face à un autre conflit : les guerres successives au Vietnam. Le fait d’y être née, d’y avoir vécu toute son enfance et son adolescence, dut en être une des causes, et son activisme pro-algérien fut peut-être pour elle une manière de surmonter ce silence. Marguerite Duras committed herself to numerous causes she felt were just, such as the Algerian War of Independence. But she remained officially silent on another conflict: the successive wars in Vietnam. The fact that she was born there and lived there throughout her childhood and adolescence must have been one of the reasons for this, and her pro-Algerian activism was perhaps a way for her to overcome this silence. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 09:44:18 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/312</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Histoire de petits pieds ou de poussins </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/324</link>
      <description>« Les petits pieds de la Chine », texte inédit de Marguerite Duras, déconstruit les frontières artificielles et contrecarre les prétentions de la raison. Le récit, qui avance par le biais d’une réitération de la négation et de la contradiction, révèle cette vérité selon laquelle nous ne sommes pas indépendants et que nous ne nous contrôlons pas nous-mêmes. Revenir à l’enfance, au temps des petits pieds et des poussins enfermés et aveugles, revient en définitive à être seul, sans recours, sans issue, sans maîtrise, en proie à ce qui dépasse infiniment, à s’installer dans ce lieu invivable de la perte et du désir dans lequel on n’était pas encore séparé « des autres ». Penser cette première négation, c’est faire valoir le relationnel, une vision plus existentielle que spéculative. À travers les théories d’Eva Feder Kittay, de Søren Kierkegaard ou de Slavoj Žižek, cet article met en relief l’importance de la négativité dans l’œuvre durassienne. &quot;Les petits pieds de la Chine&quot;, an unpublished text by Marguerite Duras, deconstructs artificial borders and thwarts the claims of reason. The narrative, which moves forward through a reiteration of negation and contradiction, reveals the truth that we are not independent and that we do not control ourselves. To return to childhood, to the time of little feet and blind, enclosed chicks, means ultimately to be alone, without recourse, without escape, without mastery, prey to that which goes infinitely beyond, it also means to settle in that unbearable place of loss and desire in which we were not yet separated 'from others'. To think about this first negation is to emphasise the relational, a vision that is more existential than speculative. Through the theories of Eva Feder Kittay, Søren Kierkegaard and Slavoj Žižek, this article highlights the importance of negativity in Duras's works. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 10:49:51 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/324</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Entre positions politiques et oppositions à la politique </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/336</link>
      <description>Il semble que Marguerite Duras, qui accorde une suprématie totale à l’écriture, cherche à éviter à tout prix qu’elle soit interprétée sous l’angle politique, tant elle a été chagrinée par les lectures de droite qui ont sévi après la sortie du Barrage contre le Pacifique. Cependant, loin de chasser la politique de son univers artistique, l’auteure écrit un grand nombre de livres « dits politiques », dans lesquels la politique s’apparente moins à une revendication réactionnaire qu’à un abandon de toute idéologie et de toute morale – une vision politique nihiliste représentée autant par la perdition réclamée par ses personnages que par un style qui se disloque et se libère des carcans jusqu’à devenir « écriture courante ». Marguerite Duras, who gave total supremacy to writing, sought to avoid at all costs having it interpreted from a political angle, after being so upset by right-wing interpretations following the release of Un barrage contre le Pacifique. However, far from banishing politics from her artistic universe, the author wrote many 'political' books, in which politics is less a reactionary demand than an attempt to get rid of all ideology and morality- a nihilistic political vision represented by the perdition desired by her characters, and a style that breaks down and breaks free from the shackles until reaching the state of “écriture courante”. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 11:25:44 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/336</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Être « de gauche » de Mai 68 aux années 1980 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/346</link>
      <description>Pour Marguerite Duras, la parole politique procède des mêmes ressorts que la parole poétique : c’est l’expression d’une expérience existentielle et le geste d’un sujet lyrique. Nous nous intéresserons d’abord à son engagement dans le mouvement de Mai 68 au sein du « Comité d’action étudiants-écrivains » : son action est vécue comme un prolongement de l’exigence surréaliste, à travers des slogans révolutionnaires dominés par une forme musicale et poétique. Nous examinerons ensuite plusieurs de ses articles de journaux parus dans les années 1980 et repris dans Le Monde extérieur, en soutien à une politique de gauche contre les assauts du parti de Jean-Marie Le Pen : ces textes font écho à une vision phénoménologique du monde et mettent en œuvre une écriture marquée par l’importance des sensations et des émotions. For Marguerite Duras, political speech stems from the same springs as poetic speech: it is the expression of an existential experience and the gesture of a lyrical subject. We will first look at her involvement in the May 68 movement as a member of the &quot;Comité d'action étudiants-écrivains&quot; (Student-Writer Action Committee): her action is seen as an extension of the surrealist imperative, through revolutionary slogans dominated by a musical and poetic form. We will then look at several of her newspaper articles published in the 1980s and gathered in Le Monde extérieur, in support of left-wing politics against the onslaught of Jean-Marie Le Pen's party: these texts reflect a phenomenological vision of the world and employ a style of writing marked by the importance of sensations and emotions. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 11:55:25 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/346</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Raison de la déraison </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/358</link>
      <description>Une lettre de Michel Foucault à Marguerite Duras suggère une mise en regard analytique de certains ouvrages des deux auteurs : Histoire de la folie et Les Mots et les Choses, d’une part ; « 20 mai 1968 » (Les Yeux verts) et Abahn Sabana David, de l’autre. L’exercice met en lumière un respect partagé pour la force de la déraison en politique. A letter that Michel Foucault sent to Marguerite Duras suggests an analytical comparison between certain texts by both authors: The History of Madness and The Order of Things, on the one hand; “20 May 1968” (Green Eyes) and Abahn Sabana David, on the other. This study sheads light on their shared respect for the power of unreason in politics. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 15:41:25 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/358</guid>
    </item>
    <item>
      <title>L’effacement infini </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/366</link>
      <description>Nous relisons et analysons ici non pas les interviews auxquelles Marguerite Duras a répondu mais les nombreux entretiens qu’elle a elle-même menés de 1957 à sa mort, avec des interlocuteurs aussi variés qu’imprévisibles — autant d’événements de paroles qui dénotent non seulement l’attraction de l’auteur pour le dehors, mais aussi une véritable passion de la question, ainsi que le désir d’atteindre, au mépris souvent des pratiques médiatiques habituelles, une dialectique presque sauvage, insoumise aux règles de la réciprocité mais reposant sur une incessante circulation de la parole. Cette nouvelle éthique de l’« entretien infini », que Duras partage avec Maurice Blanchot, est au principe de certains de ses romans, dialogués ou non, et de son théâtre. Nourrie par ailleurs de la réflexion sur le communisme de Dionys Mascolo, elle a une portée profondément révolutionnaire, dans la mesure où elle doit aboutir à une redéfinition de la communauté. Pour Duras en effet, écrire, c’est trouver la « voix de l’ensemble ». What we re-read and analyse here are not the interviews to which Marguerite Duras responded, but the many interviews she herself conducted between 1957 and her death, with interlocutors as diverse as they were unpredictable — all of them speech events that reveal not only the author's attraction to the outside, but also a genuine passion for questioning, as well as the desire to achieve, often in defiance of the usual media practices, what could be called a savage dialectic, insubordinate to the rules of reciprocity but based on a ceaseless flow of words. This new ethic of “infinite conversation”, which Duras shares with Maurice Blanchot, is at the very foundation of some of her novels, with or without dialogue, and of her theatre. Nourished by Dionys Mascolo's reflections on communism, it has a profoundly revolutionary impact, insofar as it should lead to redefining the community. For Duras, writing means finding the &quot;voice of the whole&quot;. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 16:07:50 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/366</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Politique des voix </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/376</link>
      <description>Lorsque le film Othon de Jean-Marie Straub et de Danièle Huillet est sorti en 1970, Duras réagit immédiatement dans un article intitulé « ‘Othon’, de Jean-Marie Straub ». L’intelligence des cinéastes, surtout leur manière de rendre au texte, pièce homonyme de Corneille, sa pureté d’origine l’ont profondément séduite. En effet, le traitement radical que Straub et Huillet imposèrent à la fois au texte et au film a quelque chose de subversif, probable répercussion de Mai 68, montrant la possibilité d’explorer autrement le cinéma sans renoncer au métier d’écrivain. Contrairement à Jean-Luc Godard, qui se méfiait de l’hégémonie du texte dans le film, Duras, à l’instar de Straub et Huillet, souligne la métamorphose du texte en voix, résultat d’un déplacement au sein de l’espace cinématographique, que tous ces cinéastes élaborent chacun à sa manière. When Jean-Marie Straub and Danièle Huillet's film Othon was released in 1970, Duras reacted immediately in her article entitled « ‘Othon’, de Jean-Marie Straub ». The filmmakers' intelligence and, above all, their way of restoring Corneille's homonymous play to its original purity, won her over. In fact, the radical treatment that Straub and Huillet imposed on both text and film was somewhat subversive, probably a repercussion of May 68, showing her the possibility of exploring cinema in a different way without abandoning the writer's uses. Unlike Jean-Luc Godard, who was wary of the hegemony of text within the film, Duras, like Straub and Huillet, focuses on the metamorphosis of text into voice, resulting of a displacement within the cinematic space, which each of these filmmakers develop in his/her own way. </description>
      <pubDate>mar., 21 nov. 2023 16:34:47 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/376</guid>
    </item>
    <item>
      <title>The “last colonial novel”? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/388</link>
      <description>Engaging with Pierre Dumayet’s description of Le Vice-consul (1966) as the “last colonial novel”, this article examines the representation of physiological and psychological malaise in Duras’s novel, which it situates in an Orientalist tradition directly linked to colonialist ideology. Alongside this, it analyses the political nature of this malaise, which arises from the difficulty that the coloniser characters encounter in repressing, through the discourse of culture, the colonial system’s foundational and structural violence, of which the character of the vice-consul appears to be a symbol. Le Vice-consul reflects, in the French context of the 1960s, the European subject’s confrontation with coloniality and its representation. L’article, en s’interrogeant sur le sens à donner au commentaire de Pierre Dumayet qualifiant Le Vice-consul (1966) de « dernier roman colonial », s’intéresse à la représentation du malaise physiologique et psychologique dans le roman de Duras, qu’il réinscrit dans une tradition orientaliste directement liée à l’idéologie colonialiste. L’article analyse par ailleurs le sens politique de ce malaise, qui découle de la difficulté qu’éprouvent les personnages colonisateurs à réprimer, par le discours de la culture, la violence fondatrice et structurelle du système colonial, dont le personnage du vice-consul apparaît comme un symbole. Le Vice-consul fait ainsi écho, dans le contexte français des années 1960, à la confrontation du sujet européen avec sa colonialité et la représentation qu’il s’en fait. </description>
      <pubDate>lun., 27 nov. 2023 10:36:44 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/388</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Le phénomène Qingren en Chine </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/396</link>
      <description>Dans l’histoire de la traduction littéraire en Chine au XXe siècle, L’Amant de Marguerite Duras occupe une place singulière. D’une part, il figure parmi les rares textes littéraires contemporains qui ont donné lieu à plusieurs traductions chinoises quasi simultanées : en 1985 et 1986, un an après sa publication en France, on voit paraître en Chine six versions concurrentes du roman français. D’autre part, l’une de ces traductions, le Qingren de Wang Daoqian, a eu une profonde influence sur de jeunes auteurs chinois d’avant-garde des années 1980. Pour quelles raisons L’Amant a-t-il fait l’objet de si nombreuses traductions chinoises immédiatement après sa parution française ? Comment expliquer le succès du Qingren de Wang Daoqian auprès de l’avant-garde littéraire chinoise de l’époque ? C’est à ces deux questions que nous tentons de répondre dans cet article. In the history of literary translation in China in the 20th century, L’Amant by Marguerite Duras occupies a singular place. On the one hand, it is one of the few contemporary literary texts to have been translated into Chinese almost simultaneously. In 1985 and 1986, a year after its publication in France, six competing versions of the French novel appeared in China. On the other hand, one of these translations, Wang Daoqian’s Qingren, had a profound influence on young avant-garde Chinese writers of the 1980s. Why did so many Chinese translations of L’Amant appear immediately after its French publication? What accounts for the success of Wang Daoqian’s Qingren among the Chinese literary avant-garde of the time? In this article, we attempt to answer these two questions. </description>
      <pubDate>lun., 27 nov. 2023 13:44:25 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/396</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Marguerite Duras à Trouville (1965) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/431</link>
      <pubDate>lun., 05 févr. 2024 14:15:08 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/431</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>