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    <title>Cahiers Marguerite Duras</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras</link>
    <description>Consacré à l’œuvre de Marguerite Duras, les Cahiers paraissent une fois par an. La revue associe un dossier thématique à des rubriques régulières.</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Avant-propos</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1037</link>
      <description>À l’heure de ce que certains nomment la quatrième vague féministe qui aurait émergé au cours des années 2000, orientée vers la lutte contre les violences sexuelles et sexistes et dont les modalités d’action empruntent largement au médium numérique1, il nous a paru intéressant de réinterroger le féminisme de Duras, son héritage, et les résonances possibles de son œuvre et de sa pensée auprès des mouvements et philosophies du féminisme actuels, mais aussi dans les écritures littéraires contemporaines, notamment auprès des écrivaines d’aujourd’hui. L’enjeu de ce dossier est aussi de réévaluer le féminisme durassien à l’aune d’une histoire des féminismes et des femmes qui, depuis la fin du xxe siècle, s’est enrichie de nouvelles notions, de nouveaux combats et de nouvelles sensibilités, et d’examiner dans quelle mesure ceux-ci peuvent infléchir et renouveler la réception de l’œuvre de Duras sans toutefois basculer dans l’anachronisme. Comment le féminisme de Duras traverse-t-il notre époque contemporaine ? Et de quel féminisme parle-t-on, ou peut-on parler aujourd’hui, à son propos ? Il existe déjà une abondante littérature scientifique sur les liens de Duras avec le féminisme, en particulier dans le monde universitaire anglo-saxon, et notamment produite à partir de la fin du xxe siècle au moment où se déploient les Gender studies et où se croisent les études féministes avec les études postcoloniales. Une recension des études critiques, comme le propose Eva Ahlstedt en 2008 dans </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>« Nous ne sommes pas dans la concurrence, puisque nous sommes dans l’opposition »</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1041</link>
      <description>Cet article interroge la supposée rivalité entre Marguerite Duras et Simone de Beauvoir, souvent affirmée sans être démontrée, sans vouloir pour autant rapprocher à tout prix et sur le tard deux autrices que les visions du militantisme et de la littérature éloignent largement. L’ambition est plus modeste ; il s’agit d’examiner leur conception du féminisme entre 1970 et 1985, et ce en trois temps : en interrogeant le refus par Duras de l’étiquette féministe que Beauvoir avait acceptée depuis longtemps, en montrant à quel point les années MLF entraînent chez les deux autrices une nouvelle manière de penser le couple, qui s’accompagne d’une réflexion différente sur la non-mixité. This article questions the supposed rivalry between Marguerite Duras and Simone de Beauvoir, often asserted without being proven, without seeking to bring together at all costs and belatedly two authors whose visions of activism and literature are widely divergent. The ambition is more modest; to examine their conception of feminism between 1970 and 1985, in three stages: by questioning Duras's rejection of the feminist label that Beauvoir had long accepted, and by showing the extent to which the MLF years led both authors to develop a new way of thinking about couples, accompanied by a different reflection on single-sex activism. </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>« Vous croyez être le roi »</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1042</link>
      <description>Plus que le féminisme, c’est la question du féminin, de son rapport au masculin, qui intéresse Marguerite Duras. Plusieurs de ses textes, notamment ceux des années 1980, témoignent de rapports complexes, parfois violents, entre l’homme et la femme. C’est paradoxalement à travers cette violence, depuis l’écart entre les êtres, que la tentative d’aimer peut se renouveler.  More than feminism, it is the question of the feminine, of its relationship to the masculine, that interests Marguerite Duras. Several of her texts, particularly those from the 1980s, bear witness to complex, sometimes violent, relationships between men and women. Paradoxically, it is through this violence, from the gap between beings, that the attempt to love can be renewed. </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Ce qui est dit, ce qui s’écrit</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1044</link>
      <description>À partir d’un examen confrontant le discours public tenu par Duras au sujet du féminisme et ce qui peut s’écrire de la femme et du féminin dans son œuvre, cet article analyse comment le féminisme durassien se débat avec la notion même de pensée, préférant au cadre intellectuel le trouble du fantasme et l’exercice du paradoxe. Ainsi la femme aussi bien que le féminisme ne peuvent-ils s’énoncer chez Duras que par la force de dérobée de la langue. By comparing Duras’s public discourse on feminism with what can be written about women and the feminine in her work, this article analyses how Duras’s feminism grapples with the very notion of thought, preferring the turbulence of fantasy and the exercise of paradox to the intellectual framework. Thus, both women and feminism can only be articulated in Duras’s work through the concealed power of language. </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La beauté physique chez Marguerite Duras</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1045</link>
      <description>L’article propose une analyse de la description de la beauté des personnages féminins chez Marguerite Duras. Si la sacralisation des corps des personnages féminins participe à leur objectivation et que Duras s’écarte peu des canons propres à l’époque (décrivant le plus souvent de jeunes femmes blanches et minces, aux iconiques yeux bleus), une telle insistance sur leur beauté comporte également une certaine subversion des codes littéraires et esthétiques. La beauté à elle seule fait appel à tout un intertexte ;sa simple mention est à tel point chargée de significations communes qu’elle est considérée comme un signal clair, univoque, et n’aurait a priori pas besoin d’être décrite. En la décrivant tout de même, et ce avec tant d’insistance, à une époque qui tend plutôt à l’abandon de la représentation des visages, Duras pousse la norme jusqu’à l’extrême et la porte à la limite de l’étrangeté.  The article offers an analysis of Marguerite Duras' portrayals of female beauty. While the sacralization of female characters' bodies contributes to their objectification, and Duras does not stray far from the canons of the time (most often describing young, thin white women with iconic blue eyes), such an emphasis on their beauty also involves a certain subversion of literary and aesthetic codes. Beauty alone evokes a whole intertext; its mere mention is so laden with common meanings that it is recognized as a clear, unambiguous signal and, a priori, does not need to be described. By describing it nonetheless, and with such insistence, at a time when the literary depiction of faces was tending to be abandoned, Duras pushes the norm to the extreme and takes it to the limits of strangeness.  </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Marguerite Duras, Xavière Gauthier, ce que « parleuses » veut dire</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1047</link>
      <description>C’est l’action de parler de soi et l’interrogation de la mise en scène de la parole dans Les Parleuses de Marguerite Duras et Xavière Gauthier, qui seront au centre de cet article. En effet, le projet féministe qui se trouve à l’origine de cet ouvrage se proposait d’étudier l’écriture des femmes, non selon une perspective essentialiste mais suivant l’idée que l’écriture des femmes se révèle nécessairement marquée par un conditionnement social particulier, singulièrement dans l’écriture de soi. Les Parleuses bâtissent, à travers les mots de Duras, un espace discursif dans lequel deux femmes « essayent de parler, avancent, se perdent, se retrouvent, se perdent encore mais avancent toujours, sans modèle, sans plan, sans prudence et, pour la première fois peut-être, sans la peur du CENSEUR ». Que veut dire « parler » et se faire « parleuse » lorsque l’on s’inscrit dans un espace de non-mixité ? Fait-on œuvre d’autofiction en échangeant au sujet de l’écriture et que racontent Les Parleuses de l’écriture à la première personne ?  This article will focus on the act of speaking about oneself and the staging of speech in Les Parleuses by Marguerite Duras and Xavière Gauthier. Indeed, the feminist project underlying this book set out to study women’s writing, not from an essentialist perspective but based on the idea that women’s writing is necessarily shaped by a particular form of social conditioning, particularly in the writing of the self. Through Duras’s words, Les Parleuses construct a discursive space in which two women “try to speak, move forward, lose their way, find their way again, lose their way once more but keep moving forward, without a model, without a plan, without caution and, perhaps for the first time, without fear of the CENSOR”. What does it mean to “speak” and to become a “parleuse” when one enters a single-sex space ? Are Duras and Gauthier engaging in autofiction when they discuss writing, and what do Les Parleuses reveal about writing in the first person ?This article aims to question the action of speaking in Les Parleuses by Marguerite Duras and Xavière Gauthier. The book is born from a feminist starting point : questioning women’s writing, not as an essentialist feminist but as a feminist conscious of the social background that many minority face when they start writing and especially writing about themselves. Les Parleuses is, according to Duras, a place where both women “try and talk, go forward, lose themselves, find themselves, lose themselves again, but keep going forward, with no model, plan or care, and, maybe for the first time, with no fear of the CENSOR”. What does “speaking” mean while they do it in a non-mixed space ? How does speaking about writing come to speaking about self-writing ? What can Les Parleuses explain about writing about the self ?  </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Duras et le féminin spectral</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1049</link>
      <description>Cet article lit le « féminin » chez Marguerite Duras non comme un sujet, mais comme une position d’écriture. Il s’appuie sur une analyse en trois volets : la mémoire corporelle, le temps fluvial et la poétique de la voix. Une lecture de détail, rythmique et syntaxique, articulée à un cadrage discursif historique, met en évidence un régime de fragments, de blancs et de reprises qui décentre l’événement et institue une éthique de la trace. D’Un barrage contre Pacifique à La Douleur, de Moderato cantabile à India Song et La Femme du Gange, la spectralité définit un mode d’apparition intermittent et rétif du sujet, ainsi qu’une politique du retrait opposée à la spectacularisation du témoignage. This article reads the “feminine” in Marguerite Duras’ work not as a subject, but as a writing position. It is grounded in a threefold analytical framework: embodied memory, fluvial time, and poetics of voice. Combining close reading attentive to rhythm and syntax with historical and discursive framing, it shows how fragments, blanks, and repetitions displace the event and institute an ethics of the trace. From Un barrage contre le Pacifique to La Douleur, and from Moderato cantabile to India Song and La Femme du Gange, spectrality defines an intermittent and resistant mode of the subject’s appearance, as well as a politics of withdrawal opposed to spectacularizing testimony.  </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>La posture esthétique féministe dans le cinéma de Marguerite Duras</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1051</link>
      <description>Cet article examine le cinéma de Marguerite Duras à partir de la notion de posture esthétique féministe, entendue comme inscription du politique dans les formes filmiques. À la lumière des travaux de Laura Mulvey, de Teresa de Lauretis et de Luce Irigaray, il propose une analyse ciblée d’extraits de Nathalie Granger, de La Femme du Gange, de Baxter, Vera Baxter et d’Agatha et les lectures illimitées. L’étude montre comment la dissociation voix/image, la suspension narrative, le travail de la durée et le refus de la clôture fonctionnent comme des opérateurs de déplacement des régimes dominants de représentation. Ces choix formels reconfigurent les conditions d’énonciation et de subjectivation du féminin. Le cinéma durassien apparaît ainsi comme un espace critique où l’esthétique constitue une pratique de transformation des cadres symboliques. This article examines the cinema of Marguerite Duras through the concept of a feminist aesthetic posture, understood as the inscription of the political within filmic form. Drawing on the work of Laura Mulvey, Teresa de Lauretis, and Luce Irigaray, it offers a focused analysis of selected excerpts from Nathalie Granger, La Femme du Gange, Baxter, Vera Baxter, and Agatha et les lectures illimitées. The study demonstrates how voice/image dissociation, narrative suspension, the structuring of duration, and the refusal of closure operate as formal strategies that displace dominant regimes of representation. These aesthetic choices reconfigure the conditions of enunciation and the processes of female subjectivation. Duras’s cinema thus emerges as a critical space in which aesthetics functions as a practice of transforming symbolic frameworks. </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>Imagined Feminist Cartographies</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1053</link>
      <description>This article rereads Un barrage contre le Pacifique through the lens of Leslie Kern’s Feminist City to acknowledge the novel’s urban and colonial spatial dynamics. By bringing contemporary feminist geography into dialogue with Marguerite Duras’s work, this essay examines how Suzanne’s movements through the segregated city of Saigon expose the racial, gendered, and class hierarchies structuring colonial space. The “white city” emerges as both material and symbolic architecture, regulating bodies through surveillance, mobility, and desire. By mapping Suzanne’s errance as an embodied negotiation of power, this study argues that Duras constructs space not as backdrop but as an active force shaping subjectivity and colonial modernity. Cet article propose une relecture d’Un barrage contre le Pacifique à partir de Feminist City de Leslie Kern pour mettre en lumière les dynamiques urbaines et coloniales dans le roman. À travers un dialogue entre les études urbaines féministes contemporaines et le travail de Marguerite Duras, cet essai examine comment les mouvements de Suzanne dans la ville ségrégée de Saigon expose les hiérarchies de race, de genre et de classe qui structurent l’espace colonial. Cette « ville blanche » se présente comme une structure à la fois symbolique et matérielle, régissant les corps à travers la surveillance, la mobilité et le désir. En cartographiant l’errance de Suzanne en tant que stratégie de résistance, cette étude démontre que Duras construit l’espace non comme un simple décor, mais comme une force qui façonne subjectivité et modernité coloniale.  </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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      <title>The Wandering Woman</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/cahiersmargueriteduras/1055</link>
      <description>This article argues that the wandering women in Marguerite Duras’s Un barrage contre le Pacifique, Le Ravissement de Lol V. Stein, and Le Vice-Consul reveal an ambivalent feminism shaped by postwar capitalist time, social exclusion, and masculine attempts at narrative control. Focusing on movement and the body, it shows how women’s wandering signals non-belonging and disrupts the efficient, purposeful temporality imposed on both public life and domestic femininity during the trente glorieuses. Wandering emerges as a tension-filled space—both pathologized and potentially subversive—through which women unsettle the spatial, temporal, and narrative norms that seek to contain them. Cet article explore la figure de la femme errante dans trois romans de Marguerite Duras – Un barrage contre le Pacifique, Le Ravissement de Lol V. Stein et Le Vice-consul – comme emblématique de sa conception du féminisme. La conception du temps dans le capitalisme d’après-guerre, la non-appartenance sociale et les tentatives masculines de rendre linéaires la narration font de la femme errante une anomalie perturbatrice tant de la société que de la narration. L’errance se révèle en effet interférer avec l’exigence d’efficacité qui domine la vie publique et domestique des femmes pendant les Trente Glorieuses. Néanmoins, l’errance demeure un symbole ambigu, potentiellement subversif mais aussi pathologique, susceptible de déstabiliser les normes spatiales, temporelles et narratives qui visent à régenter les femmes.  </description>
      <pubDate>lun., 27 avril 2026 00:00:00 +0200</pubDate>
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