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    <title>modernism</title>
    <link>http://www.peren-revues.fr/coupdetheatre/589</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Du vers à la vision, entre musique et imagination : le poème dramatique selon W.B. Yeats</title>
      <link>http://www.peren-revues.fr/coupdetheatre/579</link>
      <description>Dans son essai « A General Introduction for My Work » (1937), Yeats défend le lien entre forme poétique et parole vivante – ou « passionate speech ». Des vingt-six pièces qui composent son œuvre théâtrale éditée en 1952, seules neuf sont écrites en prose. Pour Yeats, la poésie a besoin de la scène pour s’arracher à une aphasie qu’il réprouve précisément lorsqu’il s’agit de faire œuvre de poète, c’est-à-dire de mage. Symétriquement le théâtre a besoin de la poésie : parce que le théâtre, à l’égal des cérémonies de la Golden Dawn, se doit de révéler un invisible, la parole poétique, par sa qualité incantatoire, est la condition d’émergence d’un état d’éveil où se croisent passion et raison, « self possession in self surrender ». D’autre part, elle est le socle d’un protocole scénique où l’activité d’écoute, sous certaines conditions de qualités acoustiques, rythmiques, musicales, accompagne une certaine qualité de vision. On s’efforcera donc, à travers l’analyse de la pièce The Dreaming of the Bones, de repérer quelques-unes des motivations qui poussent le poète à faire pour la scène un usage aussi abouti de la forme versifiée. Par le poème théâtral, le dramaturge cherche à révéler un autre du visible qui ne soit pas l’invisible, un état d’incarnation semblable à ce que la lumière fait au vitrail – l’équivalent, peut-être, de ce que les Japonais nomment le Yugen, ou la fleur. In his essay “A General Introduction for My Work” (1937), Yeats defends the link between poetic form and the living voice, or passionate speech. For the poet and playwright, Drama needs Poetry just as Poetry needs Drama : among the 26 plays published in 1952, 17 are written in verse. In the 1900s Yeats invents the concept of “Written Speech”, in which verse and syntax mix with each other, and “the magic word is the chanted word”. By this technique he intends to create a particular state of “self possession in self surrender” for both actor and spectator, and a special quality of vision – similar to those created by the ceremonies of the Golden Dawn. I will therefore analyse, for instance in the play The Dreaming of the Bones, how the poet, under the influence of Japanese aesthetics, constructs a tragic theatre where the music of speech, or the scenic ritual of both voice and dance, are the medium of transfiguration, or spectral appearances, creating what the Japonese Nô calls the Yugen. </description>
      <pubDate>lun., 27 janv. 2025 13:41:42 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 08 juil. 2026 11:33:19 +0200</lastBuildDate>
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