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    <title>Esthétique</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1091</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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    <item>
      <title>« Jusqu’où ça va tenir ? » : agrès de papier ou de la déchirure comme force lacunaire dans Pli de Inbal Ben Haim, Domitille Martin et Alexis Merat (2022)</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2221</link>
      <description>Le spectacle Pli (2022) repose sur une collaboration originale entre une artiste de cirque (Inbal Ben Haim), une artiste plasticienne scénographe, spécialisée dans les agrès de cirque (Domitille Martin), et un artiste plasticien plieur-froisseur de papier (Alexis Merat). Si cette performance est fondée d’abord sur la prouesse d’une suspension aérienne entièrement réalisée sur papier, matériau ambivalent (tantôt vu par la tradition comme le support solennel de nos écrits, tantôt reconnu, comme le verre, exemplaire de sa fragilité), Pli questionne également les esthétiques traditionnelles du risque dans les pratiques circassiennes, et propose de participer au renouvellement du langage acrobatique dans le cirque contemporain en interrogeant la vulnérabilité des artistes de cirque à l’aune de la fragilité du papier, en écho avec la fragilité constitutive de la vie. Or ce spectacle reconfigure la vision de nos failles, dans une dialectique du pli consolidateur, permettant la suspension, et de jeux de déchirures, paradoxalement volontaires. Pli nous encourage donc à redéfinir la vie par ses failles, et leur paradoxale force latente. Notre propos aura pour objectif d’interroger les perspectives philosophiques et phénoménologiques contemporaines sur la question de la fragilité, du pli, de la déchirure et du détachement cathartique à l’aune de cette esthétique du déchirement ou du détachement, dans la richesse des pistes conceptuelles ouvertes par Pli. Nous nous intéresserons tout particulièrement à l’œuvre de Renaud Barbaras, pour qui la vie n’est effectivement pas seulement un élan vital, mais aussi une « lacune ». In the show Pli/Fold by Inbal Ben Haim, Domitille Martin and Alexis Merat, collaborating together by mixing plastic arts and circus arts, paper remains nonetheless problematic: sometimes it becomes an enduring substrate to share and archive thoughts and words, but, like glass, it can also be a fragility example. The paper is presented as central material, achieving an ambivalence between the technical feat of an apparatus entirely made of folded paper, and the assumed fragility of this material, depicted in several tearing games. The performance seems to question the merits of the risk in circus and interrogates our way to understand our fragility. This show proves that tearing is not only the expression of an announced catastrophe, but also of the intentional force of vitality. We may observe how Pli was able to make us reconsider the ordinary definition of life, now presented not only as strong vitality, but also as vulnerable. The present contribution analyzes through this show some philosophical presuppositions about material and life, especially according to the phenomenological definition of Renaud Barbaras when he uses some images as the fold or the tearing to define the notion of « patchy life ». </description>
      <pubDate>lun., 08 sept. 2025 15:47:43 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 oct. 2025 12:31:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>De la grâce chez Gabriel Orozco</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1102</link>
      <description>Ce texte propose d’étudier la grâce dans la poétique de l’infime de Gabriel Orozco qui évoque la complexité du monde dans une facilité apparente. L’efficience du geste artistique, qui s’inscrit dans une sémantique du réel en mouvement perpétuel, fait entendre la grâce comme une force non individuelle d’individuation. En confrontant le punctum de Roland Barthes et le « point focal d’attention » dans la fluidité de la marche d’Orozco, nous soulignons le caractère relationnel de la grâce comme processus individuant. La dynamique allusive des œuvres d’Orozco est alors envisagée dans l’horizon d’une « sculpture sociale et publique ». Nous découvrons une valeur de la grâce mobilisant la notion de vulnérabilité, au croisement de l’intime et du politique. This text proposes to study grace in the poetics of the tiny of Gabriel Orozco who evokes the complexity of the world in an apparent ease. The efficiency of the artistic gesture is part of a semantics of reality in perpetual motion and makes grace understood as a non-individual force of individuation. By confronting Roland Barthes' punctum and the &quot;focal point of attention&quot; in the fluidity of Orozco’s walk, we emphasize the relational character of grace as processus individuant. The allusive dynamics of Orozco's works are then considered in the horizon of a &quot;social and public sculpture&quot;. We thus discover a value of grace mobilizing the notion of vulnerability, at the crossroads of the intimate and the political. </description>
      <pubDate>jeu., 20 avril 2023 14:32:52 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 mai 2023 10:26:15 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La grâce peut-elle être performative ? Twenty Looks or Paris is Burning at the Judson Church (2009-2017) de Trajal Harrell ou la grâce après le « tournant performatif »</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1085</link>
      <description>Is grace still relevant for the contemporary performing arts? To answer this question, this article focuses on the historical opposition between grace and affectation. It highlights the theoretical trajectory of these concepts, which have been associated respectively with authenticity and innocence, and with pretense and theatricality. Their opposition is superimposed on another, that between man, perceived as neutral, pure and true, and woman, opaque, deceptive and volatile. The mention of the notion of grace in a seminal article by Michael Fried in the 1960s allows us to pinpoint the meanings with which grace and affectation were imbued in the mid-twentieth century in the art world. A debate seems to have emerged between, on the one hand, an essentialist conception of grace understood as presence by Fried, as well as some performance artists and postmodern dancers, and, on the other hand, the author Susan Sontag and her reflections on camp – which is a manifestation of theatricality, even affectation – and the irrelevance of the modern quest for presence. It would seem that while grace was related to the performative in performance art, it has undergone, like performativity itself, a transformation at the dawn of the twenty-first century, which has reconfigured its opposition to affectation. Trajal Harrell’s work contributes to this movement by staging an over-theatricality that exhausts the necessity of grace. This article concludes that, after the “performative turn,” grace still carries with it some traditional dynamics such as seduction and innocence, which are subverted with distancing strategies like exacerbation, parody and quotation; strategies associated to affectation, which becomes a source of pleasure for the spectator. The author coins the notion of grace of affectation, which finds echoes in several contemporary aesthetic discourses on theater and cinema. La grâce a-t-elle encore sa place dans les arts de la scène ? Pour répondre à cette question, cet article se concentre sur l’opposition historique entre grâce et affectation. Il met en lumière le parcours théorique de ces concepts, et les notions qui leur sont associées : l’authenticité et l’innocence pour la grâce, la feinte et le théâtral pour l’affectation. À cette opposition s’en superpose une autre : entre l’homme, perçu comme neutre, pur et vrai, et la femme, opaque, trompeuse et volatile. Une occurrence de la notion de grâce dans un article séminal de Michael Fried dans les années 60 permet de mettre le doigt sur les significations dont grâce et affectation sont chargées au milieu du xxe siècle. Se révèle en sourdine un débat, opposant, d’un côté, une conception essentialiste de la grâce entendue comme présence par Fried et certains artistes de l’art de la performance (performance art) et de la danse postmoderne, et de l’autre, l’auteure Susan Sontag et ses réflexions sur le camp – qui est une manifestation de la théâtralité, voire de l’affectation – et sur l’inanité de la quête moderne de la présence. Il apparaît que si la grâce était liée à ce qu’il y a de performatif dans l’art de la performance, elle a subi, comme la performativité elle-même, une transformation à l’orée du xxie siècle, reconfigurant son opposition à l’affectation. L’œuvre de Trajal Harrell concourt à ce mouvement par sa sur-théâtralité qui épuise l’impératif de grâce. Cet article conclut que la grâce après le « tournant performatif » met encore en jeu certaines dynamiques traditionnelles comme la séduction et l’innocence, lesquelles subissent un détournement à l’aide de stratégies de mise à distance comme l’exacerbation, la parodie et la citation ; des stratégies associées à l’affectation, qui devient source de plaisir pour le spectateur. L’auteure propose l’idée d’une grâce de l’affectation, qui trouve des échos dans certains discours esthétiques contemporains. </description>
      <pubDate>mar., 18 avril 2023 16:58:04 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 mai 2023 10:22:08 +0200</lastBuildDate>
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