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    <title>Auteurs : Annamaria BERTI</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1815</link>
    <description>Publications de Auteurs Annamaria BERTI</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L’interaction musicale révèle la musique comme langage incarné</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1803</link>
      <description>Les sciences de la vie et les sciences sociales se concentrent souvent sur la nature sociale de la musique (et du langage). En biologie, par exemple, les trois principales hypothèses d’évolution concernant la musique (c’est-à-dire la sélection sexuelle, le lien parent-enfant et la cohésion de groupe) mettent en lumière son caractère intrinsèquement social (Honing et al., 2015). Depuis plus de deux décennies, la neurobiologie étudie donc les fondements neuronaux et hormonaux liés à la musicalité (Chanda &amp;amp; Levitin, 2013 ; Salimpoor et al., 2015 ; Mehr et al., 2019). Conformément à ces approches, l’objectif de cet article est de démontrer que la manière adéquate de saisir la nature sociale interactive de la musique (et, avant cela, de la musicalité) consiste à la concevoir comme un langage incarné, enraciné dans des structures cérébrales s’adaptant au contexte culturel. Cette proposition répond à celle de Ian Cross d’étudier la musique comme un « processus de communication interactif » plutôt que comme « une manifestation de formes sonores » (Cross, 2014), en insistant sur ses aspects incarnés et prédictifs (de codage) (Clark, 2016 ; Leman, 2016 ; Koelsch et al., 2019). Dans cet article, notre objectif est de : (i) proposer un cadre considérant la musique sous l’aspect du langage incarné en s’appuyant sur une revue de littérature qui définit les principaux concepts de l’action musicale conjointe1, en mettant particulièrement l’accent sur la cognition musicale incarnée et le traitement prédictif, ainsi que sur certains fonctionnements neuronaux correspondants ; (ii) résumer trois expériences réalisées dans nos laboratoires (et récemment publiées), dont les résultats à la fois appuient l’hypothèse de ce nouveau cadre conceptuel et peuvent être interprétés en fonction de celui-ci. Ce faisant, nous nous appuyons à la fois sur les sciences cognitives musicales et sur les neurosciences pour dessiner un cadre conceptuel global consacré à l’interaction musicale. Celui-ci explore plusieurs aspects de la pratique musicale en duo, depuis une action protomusicale très basique, comme le tapping2, jusqu’à des actions plus complexes, comme jouer un standard de jazz et chanter une mélodie en hoquet3. Notre cadre propose de considérer le concept d’action concertée en y intégrant les notions d’incarnation et de prédiction (Pacherie, 2012 ; Keller et al., 2016 ; Bolt &amp;amp; Loehr, 2017). Si l’interaction sociale est le « mode par défaut » via lequel les cerveaux humains communiquent avec leur environnement (Hari et al., 2015), la musique et la musicalité envisagées comme un langage incarné peuvent sans doute y contribuer.  Life and social sciences often focus on the social nature of music (and language alike). In biology, for example, the three main evolutionary hypotheses about music (i.e., sexual selection, parent-infant bond, and group cohesion) stress its intrinsically social character (Honing et al., 2015). Neurobiology thereby has investigated the neuronal and hormonal underpinnings of musicality for more than two decades (Chanda &amp;amp; Levitin, 2013; Salimpoor et al., 2015; Mehr et al., 2019). In line with these approaches, the present paper aims to suggest that the proper way to capture the social interactive nature of music (and, before it, musicality), is to conceive of it as an embodied language, rooted in culturally adapted brain structures (Clarke et al., 2015; D’Ausilio et al., 2015). This proposal heeds Ian Cross’ call for an investigation of music as an “interactive communicative process” rather than “a manifestation of patterns in sound” (Cross, 2014), with an emphasis on its embodied and predictive (coding) aspects (Clark, 2016; Leman, 2016; Koelsch et al., 2019). In the present paper our goal is : (i) to propose a framework of music as embodied language based on a review of the major concepts that define joint musical action, with a particular emphasis on embodied music cognition and predictive processing, along with some relevant neural underpinnings; (ii) to summarize three experiments conducted in our laboratories (and recently published), which provide evidence for, and can be interpreted according to, the new conceptual framework. In doing so, we draw on both cognitive musicology and neuroscience to outline a comprehensive framework of musical interaction, exploring several aspects of making music in dyads, from a very basic proto-musical action, like tapping, to more sophisticated contexts, like playing a jazz standard and singing a hocket melody. Our framework combines embodied and predictive features, revolving around the concept of joint agency (Pacherie, 2012; Keller et al., 2016; Bolt &amp;amp; Loehr, 2017). If social interaction is the “default mode” by which human brains communicate with their environment (Hari et al., 2015), music and musicality conceived of as an embodied language may arguably provide a route toward its navigation. </description>
      <pubDate>mar., 21 janv. 2025 17:39:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 29 janv. 2025 16:02:21 +0100</lastBuildDate>
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