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    <title>optique</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1851</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>L’œil mobile ou l’art de filmer les lions (French Cancan, 1954, Boudu, 1932)</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1709</link>
      <description>Les mesures oculométriques permettent-elles de nous renseigner sur « l’expérience mentale liée à la perception du film » ? L’expression, empruntée à Antonio Damasio, sera mise à l’épreuve de la double analyse d’une séquence tirée du film de Jean Renoir (la première scène de bal de French Cancan), et du dessin de la maquette du décor réalisée par le décorateur Max Douy. L’oculométrie conforte l’hypothèse que le changement de point de vue imposé par Renoir à son décorateur engage une comparaison avec la célèbre toile d’Edouard Manet, Le Bar aux Folies-Bergères (1881), qui remplace une rencontre plus attendue avec la toile du père : Le Bal du Moulin de la Galette (1876). La variabilité du point de vue, mise en évidence par les mesures, prolonge l’hypothèse émise par Michel Foucault (dans La peinture de Manet) d’un spectateur mobile devant la toile ou plutôt d’une dispersion du regard, au cœur de la mise en scène du cinéaste. Dans Boudu sauvé des eaux (1932), Renoir déplace une fois de plus le point de vue attendu par la peinture pour introduire le regard dans ce qu’on voit : la variabilité oculométrique du « point » de vue converge alors vers le désordre de la scène, dont la portée revêt un sens politique et moral. Can eye-tracking measurements tell us something about the “mental experience of film perception”? This phrase, borrowed from Antonio Damasio, is put to the test with a double analysis of a sequence from Jean Renoir’s film (the first dance in French Cancan) and a drawing of the set model created by set designer Max Douy. Eye tracking supports the hypothesis that the change of perspective imposed by Renoir on his set designer leads to a comparison with Edouard Manet’s famous painting Le Bar aux Folies-Bergères (1881), which replaces a more expected encounter with his father’s painting: Le Bal du Moulin de la Galette (1876). The variability of the point of view, highlighted by the measurements, extends the hypothesis put forward by Michel Foucault (in La peinture de Manet) of a mobile spectator in front of the canvas, or rather of a dispersal of the gaze, at the heart of the filmmaker’s mise en scène. In Boudu sauvé des eaux (1932), Renoir once again shifts the point of view expected from painting in order to introduce the gaze into what we see: the oculometric variability of the “point of view” then converges on the disorder of the scene, whose significance takes on a political and moral meaning. </description>
      <pubDate>ven., 20 déc. 2024 16:47:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 29 janv. 2025 11:33:17 +0100</lastBuildDate>
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