<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>vulnerability</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2130</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>La fragilité comme outil de création : vulnérabilité des corps et agentivité partagée dans les spectacles d’Atelier Lefeuvre &amp;amp; André et de Johann Le Guillerm</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2241</link>
      <description>Cet article s’intéresse aux modalités de la fragilité en tant que thème, mais aussi en tant qu’outil de travail dans les spectacles de l’Atelier Lefeuvre &amp;amp; André et ceux de Johann Le Guillerm. À travers une esthétique qui repose notamment sur une exposition des corps et un recours à des objets du quotidien, les spectacles du corpus (Bricolage Érotique et Le Jardin pour l’Atelier Lefeuvre &amp;amp; André, et Terces et Le Pas Grand Chose pour Johann Le Guillerm) complexifient la notion de fragilité. Comment la fragilité et la vulnérabilité peuvent-elles être adossées à une pensée de la résistance au temps et de la robustesse ? Comment ces artistes, circassiens issus de la première promotion du CNAC, composent-ils avec les effets du temps ? Quelles propositions leurs spectacles offrent-ils en termes de vision du monde à venir ?Après avoir considéré le slow cirque et la « science de l’idiot » comme agents d’un travail burlesque et d’une forme de fragilité, l’article explore le brouillage des frontières à l’œuvre dans les spectacles, en particulier entre humain et non-humain, notamment à travers le concept d’« assemblage » travaillé par Jane Bennett. Il analyse enfin la manière dont les spectacles étudiés mettent en œuvre une vulnérabilité qui s’articule paradoxalement à la robustesse telle qu’elle est définie par Olivier Hamant, contre l’idéologie de la performance et la fragilité qui lui est afférente.  This article looks at the ways in which fragility is both a theme and a working tool in the shows of Atelier Lefeuvre &amp;amp; André and Johann Le Guillerm. Through an aesthetics that relies on the exposure of bodies and the use of everyday objects, the shows under study (Bricolage Érotique and Le Jardin for Atelier Lefeuvre &amp;amp; André, and Terces and Le Pas Grand Chose for Johann Le Guillerm) complicate the notion of fragility. How can fragility and vulnerability be linked to ideas of durability and robustness ? How do these circus artists, who were part of the first cohort of the CNAC, deal with the effects of time ? What future imaginaries do their shows offer ?After having considered slow circus and “the idiot’s science” as agents of burlesque work and of a form of fragility, the article will explore the blurring of boundaries at work in the shows, particularly between human and non-human, notably through Jane Bennett’s concept of “assemblage”. It will finally analyse the way in which the shows studied showcase a type of vulnerability linked to robustness as is defined by Olivier Hamant, against the ideology of performance and the fragility associated with it. </description>
      <pubDate>mar., 16 sept. 2025 17:23:11 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 23 oct. 2025 15:33:16 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/demeter/2241</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Risquer la vulnérabilité scénique par l’apprentissage du théâtre </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2140</link>
      <description>Constamment appelé.es à se surpasser physiquement, les artistes de cirque en formation parviennent à accomplir ce qu’une majorité de personnes n’oseraient jamais essayer. On peut alors penser que les cours de théâtre qui sont intégrés à leur programme d’études ne représentent pas d’immenses défis pour ces étudiant.es aux capacités hors du commun. Néanmoins, dans le cadre d’une recherche visant à mieux comprendre les expériences de formation professionnelle en arts du cirque, il fut rapporté par plusieurs participant.es que les cours de théâtre pouvaient être considérés parmi les plus difficiles, voire « risqués » de leur formation. Pourtant sans danger pour leur sécurité physique, les expériences d’apprentissage du théâtre ont été relevées comme étant particulièrement marquantes en ce que les acrobates peuvent s’y sentir fragilisé.es et en situation de grande vulnérabilité. Suivant ce constat, une question s’impose : « En quoi les expériences d’apprentissage du théâtre peuvent-elles fragiliser les artistes de cirque en formation ? ».Cet article amène à mieux comprendre comment les expériences d’apprentissage du jeu théâtral incitent les apprenant.es circassien.nes à se découvrir et à se définir autrement, à réorienter leur attention sur l’ensemble de leur corps et à développer une aisance scénique sans la présence de leur agrès. Il traite aussi de la manière dont ces cours les conduisent à vivre un nouveau rapport à l’espace, au public, à l’expression et à la performance scénique, de même qu’aux expériences de formation où le processus d’apprentissage prime sur le résultat auquel il donne lieu.  Constantly called upon to surpass themselves physically, circus artists in training are led to accomplish what most people would never dare attempt. In circus schools, acting courses integrated into their training program may not represent huge challenges for these students showcasing exceptional skills. Nonetheless, as part of a study aimed at better understanding professional circus training experiences, it was reported by many participants that acting courses could be considered among the most “risky” of their training. Although there was no danger to their physical safety, the experiences of theatre learning were noted as being particularly striking in that acrobats can feel weakened and vulnerable. With this in mind, a question arises: “In what way can theatrical learning experiences weaken students in professional circus training?”This article provides a better understanding of how theatrical learning experiences encourage circus students to discover and define themselves differently, to redirect their attention to their whole body and to develop scenic ease without the presence of their apparatus. It also discusses how these courses lead them to experience a new relationship to space, audience, expression and stage performance, as well as to training experiences where the learning process takes precedence over the outcome.  </description>
      <pubDate>lun., 01 sept. 2025 11:59:28 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 oct. 2025 13:56:57 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/demeter/2140</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Tagada soin soin ! Approche critique des vulnérabilités transféminines et du soin dans Le Premier Artifice du collectif Cirque Queer</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2094</link>
      <description>Cet article se présente comme une approche critique de deux notions, la vulnérabilité et le care, depuis une perspective transféministe dans les arts du cirque. Pour ce faire, l’analyse s’y décline au fil de trois numéros du spectacle inaugural du Collectif Cirque Queer, Le Premier Artifice. Elle porte sur le travail des interprètes transféminines de la troupe, à savoir l’écriture scénique burlesque et didactique de Mona Guyard, le détournement clownesque du lancer de couteaux par Marthe Calvaire et la remise en question des performances circassiennes et de genre par la sangliste Lia Plissot. L’écriture tragi-comique de ces numéros, comme leur ancrage dans une poétique relationnelle, met en question les cadrages cishétéronormatifs des notions de care et de vulnérabilité, comme celle transversale, de résilience. Ces procédés s’actualisent dans des formes de subversion des dramaturgies canoniques du cirque. Trouvant un équilibre entre distance critique et adhésion émotionnelle, ce spectacle réinvestit les concepts et les pratiques spectaculaires et politiques du care et de la vulnérabilité de leur dimension matérielle, plutôt qu’il ne verse dans une rhétorique néolibérale de la blessure et du traumatisme. This article presents a critical approach to two notions, vulnerability and care, from a transfeminist perspective in the circus arts. The analysis is based on three acts from Le Premier Artifice, the inaugural show of the Cirque Queer collective. The focus is on the troupe’s transfeminine performers, namely Mona Guyard’s burlesque and didactic scenic writing, Marthe Calvaire’s clownish hijacking of knife-throwing and Lia Plissot’s questioning of circus performance and gender. The tragicomic writing of these acts, like their anchoring in a relational poetics, calls into question the cisheteronormative framing of notions like care and vulnerability, as well as the transversal notion of resilience. These processes are actualized in forms of subversion of canonical circus dramaturgies. Striking a balance between critical distance and emotional adhesion, this show reinvests the concepts and practices, both spectacular and political, of care and vulnerability with their material dimension, rather than lapsing into a neoliberal rhetoric of injury and trauma. </description>
      <pubDate>mar., 26 août 2025 15:14:58 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 oct. 2025 11:27:30 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/demeter/2094</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>