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    <title>acrobatics</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2305</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les mondes instables de Camille Boitel : une dramaturgie de l’adaptation, entre fragilité de la scénographie et vulnérabilité des corps</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/2282</link>
      <description>Depuis L’Homme de Hus (2003), les spectacles de Camille Boitel ont décliné différentes formes de scénographies de l’instable à travers lesquelles s’affirme, dans la confrontation et le partenariat des corps et des objets, une manière autre de tenir en équilibre – par le réagencement, l’adaptation, le mouvement, au risque de l’imprévu ou même de l’accident. Ces créations donnent à voir ce qui permet à celles et ceux qui y évoluent de « tenir » malgré tout, construisant une relation aux autres et à leur univers scénique qui est sans cesse remise en jeu. Cette relation se noue à travers la rencontre entre des scénographies caractérisées par leur fragilité et des corps mis en scène dans leur vulnérabilité, contribuant à une redéfinition de la prouesse. Les spectacles étudiés, L’Homme de Hus (2003), L’Immédiat (2009) et 間 (ma, aïda…) (2019), explorent différentes modalités de cette confrontation à des mondes au bord de l’effondrement. Donner corps à notre « incurable fragilité », ainsi que le formule Camille Boitel, c’est proposer une prouesse qui n’est plus spectaculaire ou technique – ou qui l’est selon d’autres modalités. C’est aussi incarner et rendre visible ce lien qui fait de la fragilité la « condition de l’existence » selon Miguel Benasayag : « nous ne sommes pas convoqués au lien, ni avec les autres ni avec l’environnement, nous sommes liés, ontologiquement liés » (Miguel Benasayag, La Fragilité, Paris, La Découverte, 2007). C’est ce lien – dans toute sa plasticité et sa complexité – que la dramaturgie de l’adaptation qui caractérise les spectacles de Camille Boitel semble rendre palpable. Since L’Homme de Hus (2003), Camille Boitel’s performances have declined different forms of scenographies of the unstable through which is affirmed another way of maintaining balance, thanks to the confrontation and partnership of bodies and objects – by means of rearrangement, adaptation, movement, at the risk of the unforeseen or even accident. Boitel’s works reveal how the performers can “hold on” despite everything, building a relationship with others and with their scenographical universe that is constantly called into question. This relationship is formed through the encounter between scenographies, characterized by their fragility, and bodies, staged in their vulnerability, contributing to a redefinition of feat. The performances studied, L’Homme de Hus (2003), L’Immédiat (2009), and 間 (ma, aïda...) (2019), explore different modalities of this confrontation with worlds on the verge of collapse. Giving substance to our &quot;incurable fragility&quot;, as Camille Boitel expresses, is a way to suggest a feat that is no longer spectacular or technical – or is so in other ways. It is also embodying and making visible this link that makes fragility the “condition of existence” according to Miguel Benasayag: “we are not summoned to the link, neither with others nor with the environment, we are linked, ontologically linked” (Miguel Benasayag, La Fragilité, Paris, La Découverte, 2007). It is this link – in all its plasticity and complexity – that the dramaturgy of adaptation that characterizes Camille Boitel’s performances seems to make discernible. </description>
      <pubDate>mar., 30 sept. 2025 10:57:06 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>ven., 10 oct. 2025 16:11:58 +0200</lastBuildDate>
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