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    <title>Le mandala et ses figures dans la modernité artistique</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/411</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/demeter/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 25 févr. 2022 13:52:34 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 03 janv. 2023 11:01:41 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Les mandalas du shintô et leur genèse </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/456</link>
      <description>Le Japon, l’un des pays du bouddhisme, a développé, à partir des mandalas du bouddhisme ésotérique, des formes particulières de mandalas très éloignées des mandalas tels qu’on se les représente habituellement : les mandalas du shintô. Historiquement, dès l’introduction du bouddhisme au Japon (vers le vie siècle), le shintô, souvent décrit comme une forme d’animisme autochtone, a toujours entretenu des liens très étroits avec le bouddhisme. Assez rapidement, est apparue une tendance syncrétique qui a mené aux théories dites honji suijaku selon lesquelles les divinités du shintô (kami) n’étaient autres que des sortes d’avatars de bouddhas et bodhisattvas, des théories qui ont largement contribué à l’apparition de mandalas liés aux sanctuaires shintô et à leurs kamis. Ces mandalas se sont progressivement émancipés des théories bouddhiques et des traditions graphiques des mandalas de l’ésotérisme bouddhique. En outre, ils différaient des mandalas « orthodoxes » non seulement dans leur forme, mais aussi dans leur destination : bien qu’étant toujours des objets éminemment religieux, ils n’étaient plus des objets de méditation. Notre objectif est d’une part de présenter ces mandalas du shintô peu connus hors du Japon (dont les études en langues occidentales sont particulièrement rares et qui, à notre connaissance, n’ont encore fait l’objet d’aucune publication en français), mais aussi de montrer que, malgré les apparences – et les réticences de certains spécialistes –, ils méritent tout à fait leur appellation de mandala en tant qu’héritiers directs des mandalas les plus traditionnels de l’ésotérisme bouddhique. Japan, one of the countries of Buddhism, has developed from the mandalas of esoteric Buddhism particular forms of mandalas, quite different from the mandalas we usually imagine: they are the Shinto mandalas. Since the introduction of Buddhism in Japan (around the 6th century), Shinto, often described as a form of indigenous animism, has had remarkably close links with Buddhism. Quite soon after, appeared some syncretistic movements leading to the honji-suijaku theories according to which the divinities of Shinto (Kamis) were perceived to be the avatars of Buddhas and Bodhisattvas. These theories contributed to the development of mandalas linked to Shinto shrines and Kamis. These mandalas have gradually emancipated themselves from Buddhist theories and from the graphic traditions of esoteric Buddhism. Furthermore, they differ not only from the &quot;orthodox&quot; mandalas in their form, but also in their use: although eminently religious objects, they were no longer objects of meditation. Our purpose here is to present these Shinto mandalas, which are little known outside Japan (studies in Western languages are particularly rare and, to our knowledge, there has not been any publication in French yet), and to show, despite the reluctance of some specialists, that although different in appearance, they fully deserve to be called mandalas; due to being direct heirs of the most traditional Buddhist mandalas. </description>
      <pubDate>mar., 08 mars 2022 16:52:37 +0100</pubDate>
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      <title>De l'espace scénique au mouvement : le symbole du maṇḍala sur la scène contemporaine en Inde au Tamil Nadu </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/458</link>
      <description>Au Tamil Nadu, le maṇḍala est visible devant chaque porte, sur tous les lieux sacrés, mais aussi dans les œuvres plastiques, le spectacle vivant et les médias, et ses fonctions sont esthétiques, rituelles, religieuses et/ou magiques. À partir des années 80, et dans un pays qui a été colonisé pendant deux siècles, la danse contemporaine entre en résistance esthétique contre les nouveaux codes du bharata-nāṭyam tout en défiant l’influence de l’Ouest. Les chorégraphes, dont le questionnement est à la fois politique et esthétique, puisent dans la mythologie indienne et les symboles pour affirmer leurs racines. Elles transportent les symboles sur la scène, initiant ainsi une corrélation entre cette « reconquête » identitaire postcoloniale à une reconversion du sacré. Dans cet article, des études de cas précises mettent en évidence les différentes formes sous lesquelles le symbole du maṇḍala apparaît sur la scène contemporaine de Chennai : qu'il soit visible sur le proscenium ou un dessin éphémère que le parcours des danseurs trace sur le sol. Il peut également être incarné par des postures et/ou une séquence de mouvements. Les sources proviennent en partie d'une étude ethnologique de terrain menée au Tamil Nadu de 2010 à 2016. In Tamil Nadu, maṇḍala are visible in front of every door, on all sacred places, but also in plastic works, live performance and media, and its functions are aesthetic, ritual, religious and/or magical. From the 1980s onwards, and in a post-colonial context, contemporary dance enters into aesthetic resistance against the new codes of bharata-nāṭyam while challenging Western influence. Choreographers, whose questioning is both political and aesthetic, draw on Indian mythology and symbols to affirm their roots. They transport the symbols to the stage, thus initiating a correlation between this postcolonial &quot;reclaiming&quot; of identity and a reconversion of the sacred. In this article, specific case studies highlight the different forms in which the symbol of the maṇḍala appears on the contemporary Chennai stage: whether it is visible on the proscenium or an ephemeral drawing that the dancers' journey traces on the floor. It can also be embodied in postures and/or a sequence of movements. The sources partly come from an ethnological field study conducted in Tamil Nadu from 2010 to 2016. </description>
      <pubDate>mar., 08 mars 2022 17:10:54 +0100</pubDate>
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      <title>Le mandala comme espace originel, du dessin à la danse, selon C. G. Jung </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/460</link>
      <description>Jung découvre les mandalas à travers une pratique personnelle lors de laquelle il explore l’autonomie de l’inconscient : le mandala qu’il dessine spontanément lui permet à la fois de se connaître et de se transformer. Il forme alors l’hypothèse que la spontanéité du mouvement de la main rend visible « l’archétype d’ordre », qui est au fondement de l’inconscient. Autrement dit, l’archétype d’ordre remonte (de l’inconscient au conscient) à travers le corps pour se rendre visible, sous la forme d’images archétypiques dynamiques. Sa pratique gestuelle du mandala le conduit à découvrir l’existence d’un autre centre que le moi (centre du conscient), un centre de la totalité (du conscient et de l’inconscient), le Soi. Dans Psychologie et alchimie, il présente le lien entre le processus d’individuation, l’Imagination active et la formation spontanée et progressive des mandalas, à partir d’une série de 400 rêves de Wolfgang Pauli, l’un des pères de la physique quantique. Par ailleurs, Jung observe que certains de ses patients ne dessinent pas les mandalas, mais les dansent : le mandala est alors extériorisé à travers le corps tout entier et reconfigure ainsi l’espace dans lequel s’inscrit le sujet. L’espace vécu n’est plus alors isotrope, il est différencié, orienté et structuré. Une pratique du type danse de mandala se trouve chez le Japonais Morihei Ueshiba, pratique que nous avons pu étudier et réitérer en atelier afin de décrire comment se produit l’émergence du mandala à travers le corps, du corps vivant au corps vécu, et comment elle modifie le rapport que le danseur entretient avec lui-même, avec l’espace et avec autrui. Le mandala constitue un objet « neutre », un tiers médiateur qui dépasse les dualités monde intérieur/monde extérieur, physique/psychique, moi/autrui. L’espace structuré du mandala qui s’impose aux sujets apparaît comme un espace originel où sont encore indifférenciés le monde intérieur et le monde extérieur. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 09:37:55 +0100</pubDate>
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      <title>Le mouvement circulaire, du rite au ballet </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/463</link>
      <description>Un parcours spatial est couramment emprunté dans différentes formes de danse : le mouvement circulaire – de la circumambulation de certaines danses rituelles au « manège » de la danse classique occidentale, en passant par les rondes des danses traditionnelles. Le mouvement circulaire est un motif qui, par sa récurrence même, témoigne d’une filiation entre forme rituelle et forme artistique et spectaculaire qu’il sera intéressant d’explorer en premier lieu. Cette analyse du mouvement circulaire dans la spécificité de ses contextes et de ses déploiements chorégraphiques nous permettra ensuite de passer en revue les différentes fonctions – magiques, symboliques ou plastiques – qui lui sont assignées ; et d’ainsi réfléchir, à partir de cette observation des mutations d’un motif dansé, sur le processus, à l’œuvre dans la danse, d’évolution conjointe des formes gestuelles et de leurs charges signifiantes. A spatial pattern may be frequently noticed in various forms of dance: the circular motion – from the circumambulation of some ritual dances to the “manège” of the western ballet, through the rounds of traditional dances. The recurrence of the circular motion motif throws light on a filiation between ritual form and artistic spectacular form. We think it will be of some interest to explore, in the first place, this filiation. Analyzing the specific contexts and the choreographic deployments of the circular motion will allow us to review the various functions which are assigned to it – whether they are magical, symbolic or plastic. By observing the transformations of a dance motif, we might also be able to think about the process of joint evolution of the gestural forms and their meaning import. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 09:48:03 +0100</pubDate>
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      <title>L’expérience du cercle chez Henri Michaux : pratique de la réconciliation ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/464</link>
      <description>Réfléchir à la figure du cercle dans l’œuvre littéraire et artistique, nous amène à la considérer dans ses relations avec la corporéité, le temps, l’espace et le mouvement, de par l’emprise qu’elle peut déclencher, et sa forme de conciliation des opposés. Nous montrerons comment l’expérience du cercle chez Henri Michaux, poète et plasticien, peut se comprendre à l’aune d’un rejet de la représentation au profit de l’activité. Ce rejet semble s’inscrire dans le projet de réconcilier l’art à la vie en éprouvant le mouvement même, en plongeant dans les profondeurs de la genèse du soi. Il s’agira d’observer comment le « faire du cercle » devient une expérience pluridimensionnelle, tant dans le tracer (les dessins d’enfants) que dans la pratique musicale (jusqu’à concevoir l’existence d’un schéma dynamique inédit : le « mandala musical », au moyen d’une sanza). Jusqu’où peut mener l’expérience du cercle et que nous apprend‑elle sur notre perception de l’espace ? De quoi se joue‑t‑elle ? The circle figure in the literary and artistic work, lead us to focus on its relations with the corporeality, time, space and movement, by the influence it can trigger, and its form of conciliation of opposites. We shall demonstrate how the experience of circle for Henri Michaux, poet and plastic artist, can be understood in terms of a rejection of representation for the benefit of the activity. This rejection seems to be part of the project of reconciling art with life by experiencing movement itself, by plunging into the depths of the genesis of the self. We shall observe how the &quot;making of the circle&quot; becomes a multidimensional experience, both in the tracing (the children's drawings) and in the musical practice (until we conceive of the existence of an unprecedented dynamic pattern: the “musical mandala”, existing by the sanza play). How far can the circle experience take and what does it teach us about our perception of space? What is she playing with? </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 10:02:26 +0100</pubDate>
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      <title>Le mandala, symbole de la convergence de l’expérience de l’œuvre et de l’activité spirituelle </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/466</link>
      <description>Malgré quelques spécificités, il existe bien une convergence entre l’expérience de l’œuvre et l’activité spirituelle, entendue au sens d’activité transformationnelle et de metanoïa. Pour nous le mandala est à la fois une figure symbolique intra operam et un symbole de l’œuvre en procès sur ses deux faces, diurne et nocturne : l’œuvre est le travail des forces sous les formes, qui fait de la communauté tout entière – et pas seulement de son créateur ou de son lecteur – une corporéité anonyme, un inter-corps de nature sensuelle et communielle. Pour le démontrer, nous aurons recours à trois textes contemporains qui déploieront une riche variation sur les convergences possibles de l’expérience littéraire et esthétique, relative au mandala, faisant de cette dernière un département singulier de l’expérience spirituelle. Despite some specificities, there is indeed a convergence between the experience of the work and spiritual activity, understood in the sense of transformational activity and metanoia. For us the mandala is both a symbolic figure intra operam and a symbol of the work in process on its two faces, diurnal and nocturnal: the work is the work of forces in forms, that makes the whole community – and not just its creator or its reader – a single anonymous corporeality, an inter-body of sensual and communitarian nature. To demonstrate this, we will use three contemporary texts that will display a rich variation on the possible convergences of the literary and aesthetic experience, relative to the mandala, making of the latter a singular department of the spiritual experience. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 10:11:58 +0100</pubDate>
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      <title>Où exposer des mandalas à l’ère contemporaine ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/468</link>
      <description>Représenter la figure du mandala à l'ère contemporaine interroge sa pérennité. En effet, les mandalas perdurent, plastiquement, de manière paradoxale ; ils sont en effet initialement voués à la destruction. Aussi, nous interrogerons les espaces contemporains au sein desquels le mandala a été mis à l'honneur, et tenterons de comprendre en quoi il y a trouvé ou non une place légitime. Tout d'abord, les expositions dans les espaces muséaux ont permis la visibilité du mandala dans l'espace artistique contemporain. Comment comprendre alors l'essence du mandala dans un lieu ignorant son rituel initiatique ? Puis, nous verrons la recherche de recréation d'un espace propre à la sacralité du mandala, qui permet au visiteur une tout autre approche, elle-même tentative de légitimation d'exposition de mandalas. Representing mandala's figure in the contemporary era questions its durability. Indeed, the mandalas persists, plastically, in a paradoxical way; they are in fact initially doomed to destruction. Also, we will question the contemporary spaces in which the mandala has been honored, and will try to understand how it has or has not found a legitimate place in these places. First of all, the exhibitions in museum spaces allowed the visibility of the mandala in the contemporary artistic place. Thus, how to understand the essence of the mandala in a place ignoring its initiatory ritual? Then, we will see the search for the recreation of a specific place to the sacredness of the mandala, which allows the visitor a completely different approach, which is an attempt to legitimize the mandala's exhibition. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 10:44:03 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/566</link>
      <pubDate>ven., 11 mars 2022 12:59:47 +0100</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Le Mandala entre la mystique persane et la modernité : répéter un monde éternel ou créer des mondes possibles ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/567</link>
      <description>Le présent article est un regard sur la présence des notions fondamentales du Mandala dans le contexte de la musique contemporaine iranienne. Dans ce but, après avoir éclairé le contexte intellectuel de l’Iran contemporain influencé simultanément par la pensée mystique et la pensée moderne, cet article offre une analyse inédite des manifestations musicales du Mandala dans les œuvres de trois compositeurs contemporains, grâce aux entrevues personnelles effectuées par l’auteur. L'objectif principal de cet article est d’examiner les différentes représentations symboliques et abstraites du Mandala, ainsi que ses fonctionnements contradictoires dans le processus de la création contemporaine. This article offers a look at the presence of the fundamental notions of the Mandala in the context of Iranian contemporary music. To this end, after illuminating the intellectual context of contemporary Iran influenced simultaneously by mystical thought and modern thought, this article offers an unprecedented analysis of the musical manifestations of the Mandala in the works of three contemporary composers, provided by the personal interviews made by the author. The main objective of this article is to examine the different symbolic and abstract representations of the Mandala, as well as its contradictory functioning in the process of contemporary creation. </description>
      <pubDate>ven., 11 mars 2022 13:35:04 +0100</pubDate>
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      <title>Mise en avant de diverses subjectivités et sexualités sur Instagram. Le cyber-artivisme de Stephanie Sarley et d’Arvida Byström </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/470</link>
      <description>Dans sa série photographique et vidéographique Fruit Art, débutée en 2015, la jeune artiste américaine Stephanie Sarley (née en 1988) met en scène l’automasturbation de manière ambiguë, en utilisant fruits et légumes en analogie avec les sexes. Bien qu’initialement vouée à représenter une autosexualité féminine, sa pratique brouille les frontières préétablies entre les genres de manière fréquente et met en avant des pratiques sexuelles variées. Arvida Byström (1991), artiste suédoise, queer, pansexuelle et adepte du polyamour, met également en scène des analogies fruitières et des portraits et autoportraits dans un univers visuel que l’on pourrait qualifier de girly, provoquant à nouveau une interrogation sur les genres. Elle réactualise les pratiques performatives par le live streaming et par l’usage de la pédagogie, dans la lignée du courant post-porn. À travers ces deux études de cas, cet article questionnera les liens entre communautés lgbtqi, pratiques bdsm, féminisme pro-sexe, métapornographie et cyber-activisme. J’y aborderai plus précisément les questions suivantes : les imageries développées par ces artistes, notamment les ouvertures vers des pratiques marginalisées et le brouillage systématique des genres qu’elles proposent, peuvent-elles servir la cause lgbtqi ? Concernant les méthodes de diffusion choisies, quelle importance revêtent des plateformes telles qu’Instagram dans leur artivisme et comment composer avec les limites qu’elles imposent à travers la censure ? Je questionnerai également l’importance de la rhétorique, qui semble primordiale dans le cadre d’un cyber-activisme par les images sur des plateformes extrêmement populaires. Ces problématiques seront abordées par le biais d’une analyse des imageries, des réactions qu’elles suscitent et des discours tenus par ces artistes. Since 2015, the young American artist Stephanie Sarley (born in 1988) ambiguously depicts self-masturbation, using fruits and vegetables as sex analogies. in a series of photos and videos entitled Fruit Art. Though initially dedicated to depict female autosexuality, she frequently blurs the boundaries between gender and shows off a variety of sexualities. Arvida Byström (born in 1991), a queer, pansexual and polyamourous Swedish artist, also pictures fruit analogies, portraits and self-portraits in a visual atmosphere that I would term “girly”, again provoking a questioning of gender. She updates performative practices through live streaming and the use of pedagogy in the line of the post-porn movement. Drawing on these two case studies, my paper questions the links between lgbtqi communities, bdsm practices, pro-sex feminism, metapornography and cyber-activism. I address, more specifically, the following questions: how do these artists’ pictures, showcasing marginalised practices and blurring boundaries between genders, may support lgbtqi causes? Speaking of means of dissemination: how relevant are platforms, such as Instagram, for such activism? And how may artists deal with their limits and censorship? Finally, I also question the prevalence of rhetoric, which seems primordial in a picture-based cyber-activism. To answer these questions, I analyse both the images, the reactions they raised, and the discourse of the artists. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 11:03:46 +0100</pubDate>
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      <title>Matière, esprit et mémoire. Une anthropologie du vivant au prisme des pierres </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/472</link>
      <description>L’article analyse la matière dans la culture japonaise en se concentrant sur le statut particulier qu’elle confère aux pierres, tant pour leur participation à une conception visuelle que pour leur fonction métaphorique, spirituelle et phénoménologique. Au Japon, les pierres permettent d’interroger la présence et l’absence de la matière : dans les jardins zen où elles y sont placées pour être contemplées, dans l’art minimaliste du mouvement artistique Mono‑ha des années 70, où certains artistes comme Suga Kishio et Lee U-Fan les utilisent brutes telles des ready-mades re-sensibilisés, en les collectant et les mettant en scène, jusque dans les vidéos contemporaines de Shitamichi Motoyuki qui les soumet à des expérimentations scientifiques. Ces différentes relations avec la pierre dans l’art montrent que cette matière est vivante, symbole d’une mémoire empreinte d’énergie ; une philosophie de la matière qui trouve résonance notamment dans les théories développées par le courant philosophique des nouveaux matérialismes. The article analyzes stone-material in Japanese culture, focusing on the special status it confers on stones, both for their participation in a visual design and for their unique metaphorical, spiritual and phenomenological function. In Japan, stones questions the presence and absence of matter: In Zen gardens where they are placed to be contemplated, in the minimalist art of the 70s Mono-ha artistic movement, where artists like Suga Kishio or Lee U-Fan, collect, stage or use them raw like re-sensitized ready-mades; Even in the contemporary videos of Shitamichi Motoyuki who submit them to scientific experiments. These different uses of stone in Art show that the material is alive, symbol of a memory impregnated with energy; an philosophy of matter which is related to the theories developed by the philosophical movement of new materialisms. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 11:29:27 +0100</pubDate>
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      <title>Mimésis, Heuristique musicale : sur les traces d’Aristote </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/474</link>
      <description>L’exégèse des textes de Platon, Aristote et Hegel a été le sujet d’articles antérieurs (Voir à ce propos « Arte y mímesis : la controversia filosófica », dans Revista del instituto de investigación musicológica Carlos Vega, vol. 35, n° 1, 2021, Facultad de Artes y Ciencias Musicales, Pontífica Universidad Católica, Buenos Aires. (lien externe) « La mimesis como arte – Primera parte : Hermenéutica », dans Panambí, Revista de investigaciones artísticas, n° 12, Centro de investigaciones artísticas, Facultad de Arquitectura, Universidad de Valparaíso, Chile, 2021. (lien externe) « Mimesis as art » dans American Journal of Humanities and Social Science, vol. 9, 2021. (lien externe)). De cette exploration nous sommes revenus avec la certitude que les deux idéalismes analysés, platonique et absolu, présentent des incohérences par rapport à la mimésis. Ceci nous a permis de concentrer notre attention sur la conception du Stagirite. Vingt siècles avant Alexander Baumgarten, fondateur de l'esthétique moderne, la mimésis inscrite dans La Poétique d'Aristote légitime une épistémologie de l'art basée sur ses propres règles, différentes de celles de la logique, où ce qui l’emporte n'est pas la vérité mais la démarche de la conviction de l’artiste. Notre recherche actuelle, « Mimésis, Heuristique musicale : sur les traces d’Aristote », abandonne l'exégèse des textes pour mettre en pratique les conséquences dérivées de la mimésis aristotélicienne. Nous commençons par l’incorporation des fictions à la réalisation artistique. Tout d'abord, il faut débroussailler les fictions philosophiques et scientifiques des artistiques. Ces dernières, que nous appellerons transitionnelles en utilisant la terminologie du psychologue Donald Winnicott, nous permettent d'établir des réalités intermédiaires entre le sujet créateur et l'œuvre qu’il crée. Nous repérons les fictions transitionnelles non‑immersives, celles où les frontières entre le créateur et sa réalisation se trouvent bien définies, et les transitions immersives, où l’artiste glisse de façon involontaire dans un monde de significations superposées à la réalité. À partir de ce moment, le travail s’achemine vers la spécialité musicologique. L'Heuristique musicale est présentée par la suite, en expliquant son contexte, ses objectifs, ainsi que sa nécessité d’existence comme complément des analyses dérivées de la sémiologie de la musique. En fermant la forme, l'une des propositions de l'Heuristique musicale est expliquée. Il s’agit de la reconstruction d'œuvres musicales contemporaines, conséquence dérivée de la mimésis d'Aristote. </description>
      <pubDate>mer., 09 mars 2022 11:40:52 +0100</pubDate>
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      <title>Compte-rendu « Perspectives » à l’Institut pour la photographie (Lille, 08 octobre – 05 décembre 2021) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/742</link>
      <pubDate>lun., 20 juin 2022 09:41:14 +0200</pubDate>
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      <title>Günther Anders – philosophie et/ou sociologie de la musique : compte-rendu de Phénoménologie de l’Écoute </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/743</link>
      <pubDate>lun., 20 juin 2022 09:47:40 +0200</pubDate>
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