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    <title>La conférence comme performance : formes et actes du discours (XIXe-XXIe siècles)</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/69</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/demeter/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:09:09 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 13 sept. 2023 09:47:20 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« La conférence sur la conférence » de Lucien Muhlfeld (1894) : une réincarnation de la conférence comique dans l’espace du théâtre d’art </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/86</link>
      <description>En avril 1894, Lucien Muhlfeld, critique littéraire, récemment démis de ses fonctions de secrétaire de rédaction de la fameuse Revue blanche, donne une conférence presque tombée dans l’oubli aujourd’hui, la « Conférence sur la conférence » – ce, dans un haut lieu du théâtre symboliste parisien, le Théâtre de l’Œuvre. On propose d’analyser comment, dans un contexte fin de siècle où la conférence est un divertissement particulièrement prisé, Muhlfeld va, avec sa conférence, tenter de produire une forme qui lui permettrait de contester les modèles divertissants de la conférence et du théâtre dominant tout en un. On mettra notamment en lumière comment Muhlfeld, pour atteindre son objectif, fonde son entreprise sur la réappropriation des ressorts dramaturgiques d’une forme théâtrale populaire dans le monde des cabarets et des salons d’alors, le monologue comique. Loin de s’en tenir aux attendus d’une pareille forme, on montrera comment le conférencier performe un programme critique largement inspiré par celui formulé par Mallarmé dans ses « Notes sur le théâtre » publiées quelques années auparavant dans La Revue indépendante (1886-1887). In April 1894, Lucien Muhlfeld, literary critic and former copyeditor of the well-known Revue blanche, gave a rather forgotten lecture, the “Lecture on lecture”, in a nodal place for the parisian symbolist theater, the Théâtre de l’Œuvre. In this fin-de-siècle context, where lectures are part of the entertainment world, we will analyze how Muhlfeld, with his “Lecture on lecture”, tries to contest the models of entertainment of both lecture and dominant theatre. A central point of our essay will be the description of how Muhlfeld, in order to do so, appropriates the dramatic ressources of a popular theatrical form from the world of cabarets and salons of this late-century Paris, the humoristic monologue. Far from keeping with the entertaining agendas of such a form, our paper will show how the lecturer performs a critical program very much inspired by the one formulated by Mallarmé in his “Notes on Theatre”, published a few years before in La Revue indépendante (1886-1887). </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:14:24 +0100</pubDate>
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      <title>La conférence-performance : un point de vue littéraire </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/88</link>
      <description>Si la conférence-performance a attiré l’attention de nombreux théoriciens et historiens des arts contemporains, elle est encore peu étudiée dans le champ littéraire. Or, ce medium constitue une plateforme d’observation particulièrement intéressante des différentes tendances à l’œuvre dans la création littéraire contemporaine. Par ailleurs, une démarche archéologique permet, à partir de cette notion, de considérer avec un regard neuf les conférences d’écrivains du passé, non comme de simples textes théoriques, mais comme de véritables performances. C’est donc à partir d’un point de vue littéraire que nous tenterons de penser ce medium hybride, mobilisant des pratiques artistiques, des discours théoriques et des supports médiatiques divers. The lecture-performance has drawn the attention of several theorists and historians of contemporary arts, but none in the literary field. This medium represents however a particularly relevant observation platform over the different contemporary literary creation trends. Furthermore, an archaeological method around the concept of lecture-performance allows considering in a new way the writers’ lectures from the past, as actual performances and not only as theoretical texts. It’s from a disciplinary point of view that we’ll try to think this hybrid medium, involving different artistic practices, theoretical discourses and medias. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:20:35 +0100</pubDate>
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      <title>Stranieri Ovunque, Animal Mimesis, Stellar Acoustics Station </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/90</link>
      <description>Le travail de Violaine Lochu se réalise sous différentes formes – vidéos, pièces radiophoniques, performances – dont le dénominateur commun est l’expression vocale. Il se fonde sur des traditions orales et sur la collecte des paroles d’autrui. À partir de récits, de chants, de manières de dire, Violaine Lochu construit une œuvre qui relève de la poésie sonore, qui met en jeu différents registres musicaux et qui se nourrit de psychanalyse, de linguistique, de sociologie. http://www.violainelochu.frC’est de trois conférences performances, Stranieri Ovunque, Animal Mimesis, et Stellar Acoustics Station qu’il est question ici. Violaine Lochu présente les conditions de leur genèse, les partis pris qui les régissent, la place qu’elles occupent dans l’ensemble de son travail. Elle montre les spécificités de cette forme-là dans le cadre de ses recherches sur l’oralité, en particulier sa capacité à mettre en question certaines valeurs et rapports de force. Violaine Lochu’s art work is made of different forms – videos, radio plays, performances – whose common denominator is the vocal expression. She uses oral traditions and collects words and the language of others. From stories, songs, speech patterns, Violaine Lochu builds a work linked to sound poetry, a work that involves different musical registers and feeds on psychoanalysis, linguistics, sociology. http://www.violainelochu.frThis text is about three performance conferences, Stranieri Ovunque, Animal Mimesis and Stellar Acoustics Station. Violaine Lochu presents the conditions of their genesis, the biases that govern them, and their status in her work overall. Her search on orality demonstrates the specifics of this form, in particular its ability to question certain values and power relationships. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:22:47 +0100</pubDate>
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      <title>La conférence d’Antonin Artaud au Vieux-Colombier : à la recherche d’« un point de magique utilisation des choses » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/93</link>
      <description>Cet article revient sur la conférence qu’Antonin Artaud a donnée le 13 janvier 1947 au Théâtre du Vieux-Colombier à Paris. Lors de cette séance, devenue rapidement une référence mythique pour toute une génération d’intellectuels et d’artistes d’après-guerre, Artaud a tenté une sortie du cadre double et radicale, en essayant d’aller au-delà de la conférence, mais aussi du théâtre en tant que représentation. L’article interroge la quête paradoxale d’« authenticité » au cœur de cette tentative. This paper revisits Antonin Artaud’s conference on 13th January 1947 at the Théâtre du Vieux-Colombier. During this session, which quickly became a mythical reference for an entire generation of post-War intellectuals and artists, Artaud attempted a radical, two-fold deviation from both the traditional frameworks of the conference form and of theatre as representation. This paper also inquires into the paradoxical quest for “authenticity” that lies at the core of Artaud’s attempt. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:24:03 +0100</pubDate>
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      <title>La Ruée : une transe-histoire de la France </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/95</link>
      <description>De 2009 à 2018, le Centre Chorégraphique de Rennes, renommé Musée de la danse par son directeur, le chorégraphe Boris Charmatz, a cherché à élargir le champ d’action et de réception de la danse en mélangeant les pratiques, les formes et les discours. Au fil d’expositions performées (expo zéro, 20 danseurs pour le xxe siècle, Fous de danse) actant le brouillage des frontières entre problématiques muséales et chorégraphiques, la parole – qu’elle soit pure improvisation, mise en contexte ou construction d’un dialogue – a servi d’outil réflexif permettant de situer le corps dansant, et de convertir en danse des pratiques et des discours qui ne se conforment pas à ses codes. En novembre 2018 a eu lieu au Théâtre National de Bretagne le dernier événement organisé par le Musée de la danse : La Ruée, une performance collective basée sur le livre Histoire mondiale de la France, dirigé par Patrick Boucheron. Performeurs, danseurs ou comédiens ont envahi les espaces du théâtre et activé une date, créant une constellation d’actions simultanées, construisant un nouage singulier entre révélation de zones méconnues de l’Histoire et actualisation de leur sens au présent. Avec cette question, comment faire passer l’Histoire dans les corps, la Ruée problématise la possibilité de performer un discours et permet d’interroger le statut de la parole mise en action par le Musée de la danse durant ses neuf années d’existence. From 2009 to 2018, the Choreographic Center of Rennes, renamed Dancing Museum by its director, the choreographer Boris Charmatz, sought to widen the field of action and reception of dance by mixing practices, forms and discourses. Over the course of performative exhibitions (expo zéro, 20 dancers for the 20th century, Fous de danse), blurring the boundaries between museum and choreographic frames, the speech – whether it be pure improvisation, contextualization or construction of a dialogue – has been used as a reflexive tool allowing to situate the dancing body, and to convert into dance practices and discourses which do not necessarily conform to its codes. In November 2018, the last event organized by the Dance Museum took place at the Théâtre National de Bretagne: La Ruée, a collective performance based on the book France in the World: a new global History, directed by Patrick Boucheron. Performers, dancers and actors have invaded the spaces of the theater and activated a date, creating a constellation of simultaneous actions, building a unique knotting between the revelation of unknown areas of history and the updating of their meaning in the present. With this question, how to pass history into the body, La Ruée problematizes the possibility of performing a discourse and allows us to question the status of speech put into action by the Dancing Museum during its nine years of existence. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:25:14 +0100</pubDate>
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      <title>Inging ou l’épuisement du langage comme performance </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/97</link>
      <description>inging est une performance créée en 2010 par la chorégraphe new-yorkaise Jeanine Durning, durant son Master de chorégraphie à Amsterdam. Simon Tanguy performe ce solo en français depuis 2016. Étudiant au sndo d'Amsterdam, il a rencontré Jeanine Durning durant ses études. La performance inging a été montrée dans de multiples lieux : plateaux de théâtre, ateliers, salle de classe, festival de danse, festival d'Avignon, rencontres universitaires. L'enjeu de ce travail est de sortir du langage en parlant sans pause, toujours en changeant de sujet. Le texte n'est ni écrit, ni improvisé. L'acte de parler est très préparé en amont. Cette tentative de sortie du langage est vouée à l'échec. Mais la persistance de la consigne, celle de ne jamais se taire, crée la performativité de cette pratique. La performance se déplace vers un pari sportif, une confession, une conférence philosophique, un stand-up. Simon Tanguy, dans cet article, explique son expérience, les ressorts techniques pour tenir la consigne et les enjeux artistiques impliqués par le travail. inging is a performance created in 2010 by New York choreographer Jeanine Durning, during her Master of Choreography in Amsterdam. Simon Tanguy has been performing this solo in French since 2016. He met Jeanine Durning when he was a student at the sndo in Amsterdam. The performance inging has been shown in many places: theater stages, workshops, classrooms, dance festival, Avignon festival, university meetings. The challenge of this work is to get out of the language by talking without a break, always changing the subject. The text is neither written nor improvised. The act of speaking is very well prepared beforehand. This attempt to get out of the language is doomed to failure. But the persistence of the instruction, that of never remaining silent, creates the performativity of this practice. The performance moves towards a conference a sports bet, a confession, a stand-up. Simon Tanguy, in this paper/article, explains his experience, the strategies given by Jeanine Durning and the artistic issues involved in the work. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:26:19 +0100</pubDate>
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      <title>Une physionomie à pleines voix : le procès du père ou l’enfance d’une performance </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/99</link>
      <description>En août 1832, le PÈRE des saint-simoniens, Prosper Enfantin, opposa au tribunal qui le jugeait pour immoralisme une défense inédite articulée par ses seuls regards, ses silences, ses gestes. Cette corpeaugraphie, exempte de toute subordination à l’écrit, visait notamment à incarner en creux, face au pouvoir institutionnel, la place de la femme affranchie jusqu’alors interdite de droit à la parole. Par cette performance sensible où son corps en vint à dépasser politiquement l’assignation au silence pour tenter d’ouvrir une voie tangible à l’émancipation, Enfantin offrit non seulement aux femmes l’espace d’une utopie dont elles s’emparèrent aussitôt par la fondation de La Femme libre, premier journal féministe, mais encore un espace ouvert à la réhabilitation de la chair comme à l’expression des désirs et pour l’émergence duquel devaient en premier lieu se mettre en mouvement les artistes, les hommes à imagination. In August 1832, the father (le PÈRE) of the Saint-Simonians, Prosper Enfantin, facing the court, which judging him for immoralism, used an unprecedented defense articulated only by his looks, his silences, his gestures. This corpeaugraphie, free of all subordination to the written, aimed in particular to embody, against the institutional power, the place of freed woman who had hitherto been banned from the right to speak. By this sensitive performance, in which his body came to overcome politically the assignment to silence in an attempt to open a tangible path to emancipation, Enfantin not only offered women the space of a utopia which they immediately seized on with the creation of La Femme libre, the first feminist newspaper, but also a space open to the rehabilitation of the flesh as to the expression of desires and for the emergence of which artists, men with imagination, first needed to move. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:31:29 +0100</pubDate>
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      <title>La voix off des images : À propos de la conférence-performance Quand le corps délivre des images </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/101</link>
      <description>La conférence-performance Quand le corps délivre des images met en scène les éléments constitutifs de la conférence d’histoire de l’art (dispositif oratoire, contenu théorique, PowerPoint avec reproductions d’œuvres) mais avec une conférencière mutique, le texte étant préalablement enregistré et diffusé à travers un dictaphone. Les nombreuses images défilent de manière autonome à un rythme continu, émancipées du texte qui ne les commente pas plus qu’elles ne l’illustrent. La gestuelle décalée de l’oratrice que j’incarne et les objets que je manipule s’ajoutent aux images projetées de corps, brouillant la frontière entre différents registres de présence. C’est ainsi la capacité des objets et des images à produire du discours qui surgit dans cette transmission du savoir sur le mode sibyllin où le montage d’éléments hétérogènes et la collision qu’il provoque exacerbent les affects liés au fait d’incarner, en tant que femme, une parole d’autorité. The lecture-performance When the body delivers images stages the constitutive elements of the art history conference (public speaking, theoretical content, PowerPoint with reproductions of works) but with a silent speaker, the text being previously recorded and broadcast through a dictaphone. The numerous images parade autonomously at a continuous rhythm, emancipated from the text which does not comment on them any more than they illustrate it. The offbeat gestures of the speaker that I embody and the objects that I manipulate add to the images of the scrolling body, blurring the border between different registers of presence. It is thus the capacity of objects and images to produce discourse that arises in this transmission of knowledge in the sibylline mode where the assembly of heterogeneous elements and the collision it causes exacerbate the affects linked to incarnation, as a woman, a word of authority. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:34:00 +0100</pubDate>
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      <title>Artiste où chercheur : une conférence performée </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/102</link>
      <description>Ce texte vise à rendre compte, sous la forme d’une retranscription commentée, de la conférence performée qui s’est tenue à Clermont-Ferrand à l’automne 2018. Cette tentative de restitution fut l’occasion pour son auteur de penser les changements nécessités par le passage de la forme spectaculaire à la forme écrite. This text aims to render as a transcription with commentary a performative lecture given in Clermont-Ferrand in the fall of 2018. This attempt at reproduction provided the author an opportunity to consider what changes were required in passing from the performative to the written form. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:35:56 +0100</pubDate>
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      <title>Les conférences performées, une pratique d'éclaircissement - entretien avec Laurent Pichaud </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/104</link>
      <description>Cet entretien avec Laurent Pichaud, sur la pratique des conférences performées qu’il développe depuis quelques années, fut réalisé en 2018 par Marion Le Nevet, étudiante en master 2 arts de la scène, parcours « Perspectives critiques », à l’université Rennes 2, dans le cadre de son mémoire de recherche intitulé : « Le statut de l’artiste-conférencier dans la conférence-performance ». This interview with Laurent Pichaud, on the practice of conference-performance that he has been developing over the past few years, was conducted in 2018 by Marion Le Nevet, a student in Master 2 Performing Arts at the University of Rennes 2, as part of her research paper entitled: “The Status of the Artist-Lecturer in Conference-Performance”. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:44:37 +0100</pubDate>
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      <title>Démontrer la danse : les danses-conférences d’Yvonne Rainer dans les années 19601 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/106</link>
      <description>La contribution essentielle d’Yvonne Rainer à l’histoire de la conférence-performance est encore largement sous-estimée. Ingrédient crucial de la danse rainerienne, la voix s’impose pourtant dès ses premières pièces chorégraphiques, au début des années 1960. Dans ces œuvres, la juxtaposition disjonctive de la danse, du bruitage vocal et du discours oscille entre parodie ironique, didactisme et parole autobiographique. Celle qui affirme que « la danse est difficile à voir », intègre au cœur de sa démarche chorégraphique les questions de la monstration et de la démonstration du mouvement. Entre 1968 et 1970, Rainer développe un format performatif qu’elle dénomme performance demonstration (performance-démonstration), un genre de collage en perpétuelle mutation, mêlant mouvements, textes, images et sons. En éclairant les enjeux kinesthésiques, pédagogiques, théoriques et personnels des conférences performées créées par la danseuse et chorégraphe durant les années 1960, nous proposons de décaler le regard pour discuter la part de la subjectivité, de la critique et de la subversion dans ce format performatif. The essential contribution of Yvonne Rainer to the history of lecture-performance is still widely underestimated. However, from her early 1960s’ choreographic pieces, voice prevailed as a fundamental component of Rainerian dance. In these former works, the disjunctive juxtaposition of dance, vocal noises, and discourse, fluctuates between ironic parody, didacticism, and autobiographical speech. The one who stated “dance is hard to see”, integrated at the very core of her choreographic process the issues of showing and demonstrating the movement. Then, between 1968 and 1970, Rainer elaborated a performative form, which she called performance demonstration, a kind of collage in progress merging together movements, texts, images, and sounds. Bringing to light kinesthetic, pedagogical, theoretical, and personal implications in performed lectures created by the dancer and choreographer during the 1960s, we intend to slightly change the focus in order to discuss the part of subjectivity, criticism, and subversion in this performative form. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:46:25 +0100</pubDate>
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      <title>Tomber amoureuse d’une œuvre. Quelques réflexions et matériaux à propos de La langue brisée (1) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/108</link>
      <description>Pauline Le Boulba revient sur La langue brisée (1) une performance qu’elle crée en septembre 2015 et dans laquelle elle partage avec d’autres spectateur·rice·s la manière dont elle est tombée amoureuse d’une œuvre. À rebrousse-poil d’une pratique critique qui garderait une distance raisonnable avec son objet d’étude, elle préconise l’affect amoureux comme geste critique et opère un geste de renversement dans le rapport œuvre-spectateur·rice. Pauline Le Boulba gets back to La langue brisée (1) [The broken tongue (1)], a show performance she created in september 2015 where she shares the way she felt in love with a dance piece. Against the grain of a critical practice that keeps a reasonable distance with the subject of its study, she chooses love feelings as a critical gesture and operates a reversal in the dance piece-viewer relation. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:49:23 +0100</pubDate>
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      <title>Jeu et théorie du duende de Federico García Lorca : l'incarnation d'un « style vivant » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/110</link>
      <description>L'objet de cet article est de questionner la catégorie littéraire et/ou esthétique sous laquelle il convient de ranger l'œuvre de Federico García Lorca Jeu et théorie du duende. Ce texte, écrit et prononcé entre 1930 et 1934 en Amérique latine, est généralement considéré comme une conférence. Et en effet, Lorca présente lui-même son texte comme didactique : officiellement, ce dernier expose une « leçon simple » sur l'identité espagnole. Il existe cependant de bonnes raisons de penser que nous n'avons pas ici affaire à une conférence de type traditionnel. Celle-ci présente un certain anti-académisme en raison de sa tournure poétique, et semble capable de produire une émotion esthétique comme le ferait aussi une performance artistique. On peut ainsi penser qu'il s'agit d'une « conférence-performance ». L’enjeu officieux du texte est en effet de défendre une théorie/pratique selon laquelle le savoir véritable n'est autre que celui qui est performé par le corps, par excellence celui de Lorca. The purpose of this paper is to question the literary and/or aesthetic category under which it is necessary to arrange the work of Federico García Lorca Jeu et théorie du duende. This text, written and delivered between 1930 and 1934 in Latin America, is generally considered a lecture. Indeed, Lorca presents himself his text as didactic: officially, the latter exposes a “simple lesson” on Spanish identity. There are, however, good reasons to think that we are not dealing here with a traditional lecture. This one is anti-academic because of its poetic turn and seems to be able to produce an aesthetic emotion as would an artistic performance. So we can think that it is a “lecture-performance”. The unofficial challenge of the text is to defend a theory/practice that true knowledge is none other than the one that is performed by the body, par excellence that of Lorca. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:53:34 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>La conférence-performance : dramaturgie de l’ère numérique ? À partir de I am 1984 (Barbara Matijevic, Giuseppe Chico, 2008) et Un Faible degré d’originalité (Antoine Defoort, 2013) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/112</link>
      <description>Cette contribution propose d’envisager la conférence-performance comme le symptôme de la création scénique en milieu numérique, à partir de deux exemples I am 1984, créé par le duo Barbara Matijevic et Giuseppe Chico en 2008 et Un Faible degré d’originalité conçu par Antoine Defoort en 2013. L’adoption de la conférence comme modèle de représentation n’est ici pas anodine : elle apparait en effet comme un mode de transmission lié à l’inflation de l’information et à la modification de la propriété des connaissances, qui caractérisent le web. Je tenterai ainsi de comprendre à quoi correspond le choix de cette forme particulière, comment le motif de la navigation s’y déploie tant au niveau méthodologique que dramaturgique et enfin, comment l’emploi du dessin apparait comme une forme de remédiation du format web. This paper aims at considering conference-performance as symptomatic of theatrical creation within digital environment, reflecting on two case studies: I am 1984, created in 2008 by Barbara Matijevic and Giuseppe Chico, and Un Faible degré d’originalité, designed in 2013 by Antoine Defoort. Internet means the end of the time of property-based knowledge: can the trend of conference-performance be considered as a sign of such big transformation? I try here to explore several implications of this pattern, both on methodological and dramaturgic levels, and, at the end, I emphasize the importance of drawing in stage device, as being, perhaps, a form of remediation of web format. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:58:02 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Marco Decorpeliada, l'homme aux schizomètres </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/114</link>
      <description>Schizomètre est le nom d'une joyeuse guérilla, celle entreprise par Marco Decorpeliada (1947‑2006) contre les diagnostics en psychiatrie dsm (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Lui-même, entre autres étiqueté 20.2, c’est-à-dire « schizophrénie type catatonique continue » dans la classification dsm, découvre que 20.2 correspond à « crevettes entières roses cuites » dans le catalogue des produits surgelés Picard. Dégivrant avec art une psychiatrie surgelée, il inscrit son entreprise de renversement sur des mètres et répertorie les manques de la classification dsm sur des portes de congélateurs. Cette conférence réunit les meilleurs spécialistes de la vie et de l'œuvre de Marco Decorpeliada pour débattre de ce génie méconnu et de son impact déterminant sur la pensée contemporaine. avec Marcel Bénabou, historien et écrivain, membre de l'OuLiPo Baptiste Brun, historien de l'art (Rennes 2) Jean-Luc Deschamps, modérateur Dominique de Liège, psychanalyste (École lacanienne de psychanalyse) Yan Pélissier, psychanalyste (École lacanienne de psychanalyse) Olivier Vidal, chercheur en sciences de gestion (Paris, cnam) Schizometer is the name of a joyful guerrilla war, the one undertaken by Marco Decorpeliada (1947-2006) against the dsm (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). He himself, among others labelled 20.2, i.e. “continuous catatonic type schizophrenia” in the dsm classification, discovered that 20.2 corresponds to “cooked whole pink shrimps” in the Picard catalogue of frozen products. Artfully defrosting a frozen psychiatry, he registers his overturning business over rulers and lists the missing items in the dsm classification on freezer doors. This conference brings together the best specialists on the life and work of Marco Decorpeliada to discuss this little-known genius and his decisive impact on contemporary thought. with Marcel Bénabou, Historian and writer, member of l'OuLiPo Baptiste Brun, Historian of Art (Rennes 2) Jean-Luc Deschamps, moderator Dominique de Liège, psychoanalyst (École lacanienne de psychanalyse) Yan Pélissier, psychoanalyst (École lacanienne de psychanalyse) Olivier Vidal, researcher in management sciences (Paris, cnam) </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 12:02:17 +0100</pubDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/81</link>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 11:11:14 +0100</pubDate>
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      <title>Ce que l’histoire juridique de la photographie nous apprend du principe de dignité humaine1 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/122</link>
      <description>À partir de l'étude des premiers cas de protection juridique de l'histoire de la photographie, portant à la fois sur le sujet photographié et l'auteur de l'image, il s'agit de montrer comment les critères qui se sont instaurés dès le xixe siècle ont durablement établi une certaine distribution des places pour les uns et les autres. Le droit post-mortem notamment, mettant en jeu la notion de dignité des personnes représentées, se révèle fort ou absent, selon qu'il concerne les puissants ou les anonymes, mais encore l'Occident ou l'Orient. L'exemple des photographies de Syrie évoqué en fin d'article expose ainsi comment cette dimension historiquement inégalitaire du droit trouve, encore aujourd'hui, sa traduction esthétique dans l'image elle-même. Starting with the review of the first cases of legal protection in the history of photography, dealing both with the photographed subject and the author of the image, the goal of this study is to show how the criteria that were adopted as early as the 19th century have durably assigned all parties concerned to fixed positions. Post-mortem law in particular, which involves the dignity of the persons represented, has proven to be strong or absent, depending on whether it concerns the powerful or the anonymous, but also the West or the East. The example of the photographs from Syria, mentioned at the end of the article, illustrates how this historically unequal dimension of the law still finds its aesthetic translation in the image itself. </description>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 12:06:54 +0100</pubDate>
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      <title>Les images et leurs fantômes. À propos de l’exposition Un poème qui n’est pas le nôtre consacrée à William Kentridge au LaM de Villeneuve d’Ascq </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/124</link>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 12:08:31 +0100</pubDate>
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      <title>L'histoire en déviation : escale manifeste en Guadeloupe </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/126</link>
      <pubDate>mer., 08 déc. 2021 12:10:13 +0100</pubDate>
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