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    <title>L’art du fluide. Éthiques et esthétiques de la grâce contemporaine</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/941</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/demeter/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 25 oct. 2022 10:15:34 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>jeu., 06 juil. 2023 12:23:26 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Devenir-gracieux. L’invocation dans Les Furtifs d’Alain Damasio </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/976</link>
      <description>Dans Les Furtifs, son roman paru en 2019, Alain Damasio se sert de la philosophie deleuzienne pour imaginer un monde dystopique où le devenir constitue une force de résistance dans un monde dématérialisé, dévitalisé. Au devenir-animal de Deleuze il donne une consistance, celle du furtif, animal invisible, symbole de liberté et style de vie pour les protagonistes du roman. Damasio réactive le vieux terme de grâce pour décrire les idéaux esthétique, éthique et politique que le furtif incarne. Si l’écrivain hérite de la tradition issue du xvie siècle qui fait de la grâce le charme de la beauté en mouvement, il innove en lui conférant une portée politique émancipatrice, qui entre en écho avec les préoccupations et le vocabulaire des activistes d’aujourd’hui.  In Les Furtifs, his novel published in 2019, Alain Damasio uses Deleuzian philosophy to imagine a dystopian world where becoming is a force of resistance in a dematerialized, devitalized world. To Deleuze's becoming-animal he gives consistency, that of the furtive, an invisible animal, symbol of freedom and lifestyle for the protagonists of the novel. Damasio reactivates the old term grace to describe the aesthetic, ethical and political ideals that the furtive embodies. While the writer inherits the sixteenth-century tradition of grace as the charm of beauty in motion, he innovates by giving it an emancipatory political significance that echoes the concerns and vocabulary of today's activists.  </description>
      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 14:25:09 +0100</pubDate>
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      <title>Pierre Michon, La Grâce ou l’hystérie du signe absolu </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/985</link>
      <description>Chez Saint Paul, la grâce est l’événement qui, sur le chemin de Damas, met fin au régime de la rétribution et conditionne le don comme forme du salut. Or, dans Rimbaud le fils (1991), Michon évoque l’auteur du Bateau ivre se faisant tirer le portrait par Carjat et suggère que la plaque photographique occupe, dans l’espèce de théologie sécularisée qui s’invente au xixe siècle, la même fonction que le Suaire de Turin dans le christianisme de cette époque : elle atteste une incarnation ; le poète moderne serait celui qui, faisant signe sans désigner rien de déterminé, à son tour connaîtrait la grâce. Dans cette conception de la poésie, en effet, le signe est donné pour rien, le mouvement métaphorique de la signification étant comme interrompu. La poésie mimerait alors l’incarnation dans le sens où, faisant signe, le poète occulterait ce père absent vers lequel il affecte de ne plus faire signe, sa présence de fils monopolisant désormais la scène entière. L’écriture de Michon à la fois exalte et démystifie le subterfuge rimbaldien, lequel serait moins gracieux qu’il ne viserait un effet de grâce auquel Rimbaud lui-même aurait succombé. In Pauline epistles, grace is the event which puts an end to the old retribution scheme, laying down conditions for salvation as a mere giving. Now in Rimbaud le fils, Pierre Michon refers to the author of Le Bateau ivre when the latter was portrayed by photographer Carjat in 1871. Then Michon suggests that the photographic plate served the same purpose in that 19th century secularised theology as the Shroud of Turin in Christian worship at the time: it supposedly provided evidence of incarnation; the modern poet would be the one who experiences grace because he gives signs graciously, or towards nothing in particular. When it comes to poetry, indeed, a sign may look given for nothing, the metaphorical shift of its signification being somehow interrupted. The poet thus acts as being a site of incarnation so far as, performing signs, he draws a veil on this missing father towards whom he pretends not to perform signs anymore, his presence catching the whole of our attention. Michon’s writing both praises and critics Rimbaud’s ploy, which seems less graceful than its aim is to produce a dramatic effect of grace. </description>
      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 15:55:06 +0100</pubDate>
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      <title>Suspens et suspensions. Variations sur la grâce et la pesanteur dans la photographie et la performance contemporaine  </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1024</link>
      <description>La grâce peut être opposée à la pesanteur, comme à la causalité des règles naturelles. Si l’on suit Simone Weil (La Pesanteur et la grâce) cette pesanteur n’est pas seulement physique et physiologique, elle peut être aussi intellectuelle et psychique. En infléchissant cette idée dans une autre perspective, puisqu’on passera de la sphère religieuse à la sphère esthétique et artistique, l’article s’intéressera à cette relation centrale entre grâce et pesanteur, en prenant appui sur des propositions artistiques et en la pensant de plusieurs manières. Il fera droit à ces moments particuliers où un corps paraît s’affranchir de ces pesanteurs (physiques, et aussi peut être symboliques). Certes dans la fluidité de leur mouvement, le saut ou l’envol peuvent avoir quelque chose de gracieux, mais on retiendra plus encore, le moment saisi « en vol », où s’abolissent direction et vectorisation. Instant de grâce, instant de suspens. Poursuivant l’enquête, on invitera alors à dialectiser cette opposition entre grâce et pesanteur pour suggérer que la grâce peut naître, non de l’arrachement à la pesanteur, mais du jeu avec elle dans l’art de la suspension.  Grace can be opposed to gravity, as in the causality of natural rules. If we follow Simone Weil (La Pesanteur et la grâce), gravity is not only physical and physiological, but also intellectual and mental. By inflecting this idea in another perspective, since we will pass from the religious sphere to the aesthetic and artistic sphere, we will focus in this article on the central relationship between grace and gravity, by thinking it in several ways through artistic proposals. We will study these particular moments when a human body seems to free itself from heaviness (in a physical and also symbolic way). In the fluidity of their movement, a jump or a flight certainly have something graceful, but we will try to catch in the air when the notion of direction abolishes itself in a moment of grace, a moment of suspension. Continuing this investigation, we will currently explore the opposition between grace and gravity in order to suggest that grace can happen not from the tearing gravity down, but from its play with suspension. </description>
      <pubDate>mar., 21 févr. 2023 12:22:13 +0100</pubDate>
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      <title>La grâce par l’épreuve de la docte ignorance dans le théâtre novarinien </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1036</link>
      <description>Dans La Quatrième Personne du singulier, le dramaturge Valère Novarina parle de la grâce en tant qu’événement d’une reconnaissance qui survient parfois pour l’acteur et le spectateur au moment de la représentation théâtrale. Il s’agira de voir en quoi cette reconnaissance novarinienne s’apparenterait à la rencontre avec un certain type de connaissance déjà là mais à laquelle on n’accède qu’occasionnellement, et qui oscillerait entre savoir et non-savoir. Novarina situe ce processus de (re) connaissance dans le champ du langage, qui serait le lieu de cette connaissance qui pourtant, en même temps, la cacherait, selon lui, par ses artifices grammaticaux, stylistiques ou académiques. Pour accéder à cette (re) connaissance, Novarina se propose donc comme méthode de déconstruire le langage en pratiquant ce qu’il appelle une cure d’idiotie, en référence à certaines pratiques issues de la théologie négative. Cet autre langage ouvrirait alors pour celui qui en fait l’expérience sur la possibilité de faire advenir une parole vraie, laquelle constituerait un état de grâce accompagné de joie et de plénitude lorsque spectateur ou acteur y reconnaissent une part de non-savoir qui résiste en chacun et fonde cependant la nécessité d’en savoir quelque chose. La possibilité de ce savoir procéderait dans l’œuvre novarinienne d’une mise en pratique des principes de la via negativa, soit d’un enseignement qui éveille l’intellect en le menant d’abord sur des chemins d’errance et d’ignorance. Ce serait par cette mise à l’épreuve dont résulte l’expérience du théâtre novarinien que pourrait advenir une grâce pour le spectateur – voire pour l’acteur –, lorsque celui-ci vient faire l’épreuve d’une ignorance constitutive et nécessaire à tout savoir et, par cette quête, à la possibilité d’une sagesse. In La Quatrième Personne du singulier, the playwright Valère Novarina speaks of grace as an event of recognition that sometimes occurs for the actor and the spectator at the time of the theatrical performance. It will be a question of seeing how this Novarinian recognition would be like the encounter with a certain type of knowledge already there but to which we only access occasionally, and which would oscillate between knowledge and non-knowledge. Novarina situates this process of (re) cognition in the field of language, which would be the place of this knowledge which nevertheless, at the same time, would hide it, according to him, by its grammatical, stylistic, or academic artifices. To access this (re) cognition, Novarina therefore proposes as a method to deconstruct language by practicing what he calls a cure for idiocy, in reference to certain practices from negative theology. This other language would then open for those who experience it the possibility of bringing about true speech, which would constitute a state of grace accompanied by joy and plenitude when spectator or actor recognize in it a part of non-knowledge which resists in each and yet founds the need to know something about it. The possibility of this knowledge would proceed in the work of Novarina from putting into practice the principles of the via negativa, that is, from a teaching that awakens the intellect by leading it first on paths of wandering and ignorance. It would be through this putting to the test from which the experience of Novarinian theater results that a grace could come for the spectator – even for the actor – when the latter comes to experience an ignorance that is constitutive and necessary to know everything and, through this quest, to the possibility of wisdom. </description>
      <pubDate>lun., 27 mars 2023 14:33:05 +0200</pubDate>
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      <title>Quelle grâce pour la danse classique aujourd’hui ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1050</link>
      <description>Peut-on sauver un sens contemporain pour la grâce dans le domaine de la danse classique ? S’il est communément admis que la danse classique est un art de la grâce, l’indétermination de cette notion, tout autant que le soupçon de désuétude porté à son égard, affectent tout particulièrement les discours sur cette forme artistique. Faut-il pour autant renoncer à penser la danse classique depuis la grâce ? Notre article fera plutôt l’hypothèse qu’il est possible de redonner une consistance aux liens entre grâce et danse classique, c’est-à-dire de mieux déterminer la notion de grâce, afin qu’elle ne constitue pas un obstacle épistémologique, mais plutôt un outil heuristique pour appréhender la danse classique, sans la renvoyer à une forme d’art anachronique qui ne nous donnerait plus rien à penser aujourd’hui. Il s’agira pour cela d’étudier les usages effectifs de la grâce dans les pratiques actuelles de la danse classique, mais aussi de retracer la généalogie de notre imaginaire actuel de la grâce en danse classique, afin de mieux en comprendre la portée et les limites. Can we salvage a contemporary meaning for grace in the realm of classical dance? If it is commonly accepted that classical dance is an art of grace, the indeterminacy of this notion, as well as the suspicion of obsolescence brought to its regard, particularly affect the discourse on this artistic form. Should we therefore give up thinking of classical dance from the perspective of grace? Our article will rather make the hypothesis that it is possible to restore consistency to the links between grace and classical dance, that is to say to better determine the notion of grace, so that it does not constitute an epistemological obstacle, but rather a heuristic tool to apprehend classical dance, without referring it to an anachronistic form of art that would give us nothing to think about today. We will therefore study the effective uses of grace in the current practices of classical dance, but also trace the genealogy of our current imagination of grace in classical dance, in order to better understand its scope and its limits. </description>
      <pubDate>lun., 27 mars 2023 16:55:04 +0200</pubDate>
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      <title>Pour une éthique de la grâce. Habiter la profondeur, condition éthique de la création en acte </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1057</link>
      <description>Faire l’expérience de la grâce ne serait-il pas le véritable but de l’artiste, créateur ou interprète ? Nous tenterons d’y répondre à la lumière de la théorie du duende de Lorca qui, en mettant l’accent sur le caractère insaisissable et intraduisible de l’expérience artistique, questionne les limites de l’interprétation scientifique de l’art. Dans cette nuit du langage retrouvée, la musique peut provoquer des moments de grâce et d’intuition unifiée comme en témoignent les artistes et penseurs cités ici qui tentent d’approcher le mystère de la création artistique. Dans un monde où tout se mesure, reconnaître l’existence d’un incommensurable dans l’art et dans la musique en particulier est urgent aujourd’hui, tant sur le plan poétique que politique ; cela fait de la grâce un concept éthique, éloigné de toute volonté esthétique. Libératrice de forces vitales, elle prend appui sur le corps vivant pour découvrir des profondeurs inconnues d’où surgit une altérité qui le déborde et lui résiste mais dont la présence est constitutive de tout art véritable. En tant que jeu avec les forces (contraires) la musique fait coexister et résonner ensemble tous les éléments de cette lutte en un moment de grâce recherché par l’interprète dans sa création en acte. Wouldn't experiencing grace be the true goal of the artist, creator or performer ? We will try to answer them in the light of Lorca's theory of the duende which, by emphasizing the elusive and untranslatable character of artistic experience, questions the limits of the scientific interpretation of art. In this night of rediscovered language, music can provoke moments of grace and unified intuition as evidenced by the artists and thinkers cited here who try to approach the mystery of artistic creation. In a world where everything is measured, recognizing the existence of an immeasurable in art and in music in particular, is urgent today, both poetically and politically ; this makes grace an ethical concept, far from any aesthetic will. Liberator of vital forces, she relies on the living body to discover unknown depths from which arises an otherness that overflows and resists it but whose presence whose presence is constitutive of all true art. As a play with (opposite) forces, music makes all the elements of this struggle coexist and resonate together in a moment of grace sought by the performer in his creation in action. </description>
      <pubDate>jeu., 13 avril 2023 11:29:08 +0200</pubDate>
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      <title>Capelli neri… un soffio Quand du fluide émane la grâce </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1079</link>
      <description>Cet article propose de penser l’idée de grâce au travers de l’œuvre Capelli neri… un soffio de Giuseppe Penone. La similarité des réflexions et des dessins de Penone et Léonard de Vinci conduit envisager la proximité des deux artistes et leurs réflexions sur le monde physique. Cette exploration met en parallèle textes et dessins de Penone et de Vinci puis tend à définir l’idée de grâce à la lumière de la compréhension de celle de fluide. This article proposes to think about the idea of grace through the work Capelli neri… un soffio by Giuseppe Penone. The similarity of Penone's and Da Vinci's reflections and drawings leads us to consider the proximity of the two artists and their reflections on the physical world. This exploration parallels Penone's and Da Vinci's texts and drawings and then tends to define the idea of grace in the light of understanding the idea of fluid. </description>
      <pubDate>lun., 17 avril 2023 14:57:13 +0200</pubDate>
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      <title>La grâce peut-elle être performative ? Twenty Looks or Paris is Burning at the Judson Church (2009-2017) de Trajal Harrell ou la grâce après le « tournant performatif » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1085</link>
      <description>Is grace still relevant for the contemporary performing arts? To answer this question, this article focuses on the historical opposition between grace and affectation. It highlights the theoretical trajectory of these concepts, which have been associated respectively with authenticity and innocence, and with pretense and theatricality. Their opposition is superimposed on another, that between man, perceived as neutral, pure and true, and woman, opaque, deceptive and volatile. The mention of the notion of grace in a seminal article by Michael Fried in the 1960s allows us to pinpoint the meanings with which grace and affectation were imbued in the mid-twentieth century in the art world. A debate seems to have emerged between, on the one hand, an essentialist conception of grace understood as presence by Fried, as well as some performance artists and postmodern dancers, and, on the other hand, the author Susan Sontag and her reflections on camp – which is a manifestation of theatricality, even affectation – and the irrelevance of the modern quest for presence. It would seem that while grace was related to the performative in performance art, it has undergone, like performativity itself, a transformation at the dawn of the twenty-first century, which has reconfigured its opposition to affectation. Trajal Harrell’s work contributes to this movement by staging an over-theatricality that exhausts the necessity of grace. This article concludes that, after the “performative turn,” grace still carries with it some traditional dynamics such as seduction and innocence, which are subverted with distancing strategies like exacerbation, parody and quotation; strategies associated to affectation, which becomes a source of pleasure for the spectator. The author coins the notion of grace of affectation, which finds echoes in several contemporary aesthetic discourses on theater and cinema. La grâce a-t-elle encore sa place dans les arts de la scène ? Pour répondre à cette question, cet article se concentre sur l’opposition historique entre grâce et affectation. Il met en lumière le parcours théorique de ces concepts, et les notions qui leur sont associées : l’authenticité et l’innocence pour la grâce, la feinte et le théâtral pour l’affectation. À cette opposition s’en superpose une autre : entre l’homme, perçu comme neutre, pur et vrai, et la femme, opaque, trompeuse et volatile. Une occurrence de la notion de grâce dans un article séminal de Michael Fried dans les années 60 permet de mettre le doigt sur les significations dont grâce et affectation sont chargées au milieu du xxe siècle. Se révèle en sourdine un débat, opposant, d’un côté, une conception essentialiste de la grâce entendue comme présence par Fried et certains artistes de l’art de la performance (performance art) et de la danse postmoderne, et de l’autre, l’auteure Susan Sontag et ses réflexions sur le camp – qui est une manifestation de la théâtralité, voire de l’affectation – et sur l’inanité de la quête moderne de la présence. Il apparaît que si la grâce était liée à ce qu’il y a de performatif dans l’art de la performance, elle a subi, comme la performativité elle-même, une transformation à l’orée du xxie siècle, reconfigurant son opposition à l’affectation. L’œuvre de Trajal Harrell concourt à ce mouvement par sa sur-théâtralité qui épuise l’impératif de grâce. Cet article conclut que la grâce après le « tournant performatif » met encore en jeu certaines dynamiques traditionnelles comme la séduction et l’innocence, lesquelles subissent un détournement à l’aide de stratégies de mise à distance comme l’exacerbation, la parodie et la citation ; des stratégies associées à l’affectation, qui devient source de plaisir pour le spectateur. L’auteure propose l’idée d’une grâce de l’affectation, qui trouve des échos dans certains discours esthétiques contemporains. </description>
      <pubDate>mar., 18 avril 2023 16:58:04 +0200</pubDate>
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      <title>De la grâce chez Gabriel Orozco </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1102</link>
      <description>Ce texte propose d’étudier la grâce dans la poétique de l’infime de Gabriel Orozco qui évoque la complexité du monde dans une facilité apparente. L’efficience du geste artistique, qui s’inscrit dans une sémantique du réel en mouvement perpétuel, fait entendre la grâce comme une force non individuelle d’individuation. En confrontant le punctum de Roland Barthes et le « point focal d’attention » dans la fluidité de la marche d’Orozco, nous soulignons le caractère relationnel de la grâce comme processus individuant. La dynamique allusive des œuvres d’Orozco est alors envisagée dans l’horizon d’une « sculpture sociale et publique ». Nous découvrons une valeur de la grâce mobilisant la notion de vulnérabilité, au croisement de l’intime et du politique. This text proposes to study grace in the poetics of the tiny of Gabriel Orozco who evokes the complexity of the world in an apparent ease. The efficiency of the artistic gesture is part of a semantics of reality in perpetual motion and makes grace understood as a non-individual force of individuation. By confronting Roland Barthes' punctum and the &quot;focal point of attention&quot; in the fluidity of Orozco’s walk, we emphasize the relational character of grace as processus individuant. The allusive dynamics of Orozco's works are then considered in the horizon of a &quot;social and public sculpture&quot;. We thus discover a value of grace mobilizing the notion of vulnerability, at the crossroads of the intimate and the political. </description>
      <pubDate>jeu., 20 avril 2023 14:32:52 +0200</pubDate>
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      <title>Chantal Akerman, Selfportrait/Autobiography : A Work In Progress </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1021</link>
      <pubDate>mar., 21 févr. 2023 11:08:41 +0100</pubDate>
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      <title>The Fascist Turn in the Dance of Serge Lifar: Interwar French Ballet and the German Occupation de Mark Franko </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1032</link>
      <pubDate>mar., 21 févr. 2023 14:36:12 +0100</pubDate>
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      <title>Vision nocturne sous le regard photographique de Marie Bovo et Daniel Boudinet </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/965</link>
      <description>L’article analyse l’aspect esthétique du nocturne chez Daniel Boudinet et chez Marie Bovo. Bien que les deux images choisies pour cette étude soient bien distantes l’une de l’autre dans le temps, elles dénotent l’intérêt partagé des auteurs pour la question de la visibilité nocturne. Il s’agit notamment d’interroger leur façon de montrer le nocturne – souvent considéré comme un élément aveuglant et opaque –, qui peut devenir un subtil empêchement permettant de voir ce qui serait toujours invisible à la lumière du jour. This article analyses the aesthetic aspect of the nocturnal in Daniel Boudinet and Marie Bovo. Although these two images chosen for this study are quite distant from each other in time, they show the authors shared interest in the issue of night visibility. This includes questioning their way of showing often considered as a blinding and opaque element can become a subtle impediment to see what would always be invisible under the light of day. </description>
      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 12:05:47 +0100</pubDate>
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      <title>De l’image corporelle au schéma corporel, du proximal au distal : l’activité musicale incarnée à travers l’apprentissage de techniques instrumentales </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/996</link>
      <description>Un changement de paradigme récent dans la recherche musicale a permis aux chercheurs d’examiner les macro- et micro-processus dans la performance musicale et les processus cognitifs sous-jacents. En les reliant aux théories phénoménologiques de la perception et de la cognition incarnées, cet article se concentre sur l’activité corporelle liée à l’acquisition de techniques instrumentales – le processus d’apprentissage musical. L’interaction dynamique avec un instrument de musique, accompagnée par le jeu entre l'action et la passion, génère une alternance entre l’image corporelle et le schéma corporel dont le statut varie au fil des différentes phases de l'acquisition des compétences musicales instrumentales. Cette interaction permet aux individus de rediriger leur attention de leurs états corporels – le proximal – vers la qualité des sons musicaux et l’unicité de l’expérience musicale – le distal. Cet article soutient ainsi que le jeu instrumental peut être conçu comme un processus incarné : une prise de conscience par les musiciens du lien entre leur propre expérience et le monde musical généré par leur activité corporelle. A recent paradigm shift in music research has allowed scholars to examine the macro- and micro-processes taking place within musical performance and underlying cognitive processes. Tying in with phenomenological theories of embodied perception and cognition, this paper focuses on bodily musical activity relevant to the acquisition of instrumental musical skills – the process of learning music. Dynamic interaction with musical instruments, accompanied by the interplay of action and passion, involves body image and body schema, whose status oscillates in different phases of the acquisition of instrumental musical skills; this interaction allows humans to direct attention from their bodily states – the proximal – to the quality of musical sounds and a unity of musical experience – the distal. It is thus argued that shaping music by means of playing a musical instrument can be conceived of as an embodied process, of understanding the forms of one’s own experience as related to the musical world that is created by one’s bodily activity. </description>
      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 16:30:35 +0100</pubDate>
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      <title>Inspirés, expirez </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1083</link>
      <pubDate>lun., 17 avril 2023 15:19:07 +0200</pubDate>
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      <title>Penser la grâce artistique aujourd’hui </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1089</link>
      <pubDate>jeu., 20 avril 2023 10:48:18 +0200</pubDate>
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