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    <title>photography</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/994</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Réparer l’histoire ? L’image du lynchage de Laura Nelson entre les mains d’Agnès Geoffray</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1681</link>
      <description>Cet article s’intéresse à la série Incidental Gestures de l’artiste Agnès Geoffray. Cet ensemble de 16 images hétéroclites est présenté dans des accrochages muraux éclatés, parfois entremêlés à d’autres séries. Sur chacune d’elles, l’artiste a retouché un élément visuel, donnant à des photographies triviales des airs menaçants et vice-versa. Elle entend, à travers ses retouches, « réparer » les images et « rendre leur dignité » aux sujets photographiés. L’article propose d’étudier en particulier la photographie du lynchage d’une femme noire, intitulée Laura Nelson. L’artiste a en effet supprimé la corde à laquelle le corps était pendu, transformant ainsi radicalement l’image.En prenant en compte le contexte historique de cette image et les études récentes sur les pratiques de réemploi d’images, l’article vise à déterminer la portée du geste de retouche de l’artiste. Est-il possible, et même souhaitable, de transformer l’image d’un corps supplicié en un « geste de douceur », comme l’affirme Agnès Geoffray, qui entend ainsi « faire acte de réparation » ? Quelles sont les conséquences de cette retouche sur la composition de l’image et sa réception ? Comment l’œuvre dialogue-t-elle avec l’histoire du lynchage et sa mémoire, encore active aujourd’hui ? Enfin, en retour, dans quelle conception des images et de l’art cette retouche inscrit-elle l’œuvre de l’artiste ? L’article s’attache dans un premier temps à déterminer l’ampleur des opérations de sélection et de retouches effectuées par l’artiste pour mesurer le déplacement opéré dans l’œuvre. Dans un second temps, l’article contextualise l’image à partir de sa source historique, afin de saisir la place accordée à l’histoire de ce lynchage dans l’œuvre. Enfin, il analyse la façon dont les choix curatoriaux prolongent les effets de la retouche pour faire advenir une nouvelle image, en contradiction avec la source historique. This article studies the series Incidental Gestures by the artist Agnès Geoffray. This set of 16 images is presented in fragmented wall hangings, sometimes intertwined with other series. In each of them, the artist has retouched a visual element, giving trivial photographs a menacing air and vice versa. Through her retouching, she intends to “repair” the images and “restore dignity” to the subjects photographed. The article focuses on the photograph representing the lynching of a black woman, entitled Laura Nelson. Agnès Geoffray removed the rope from which the body was hung, radically transforming the image. Taking into account the historical context of this image as well as recent studies on the practices of image reuse, the article aims to determine the scope of the artist's gesture. Is it possible, and even desirable, to transform a tortured body into a “gesture of gentleness” as stated by Agnès Geoffray who thus intends to “make an act of reparation”? What are the consequences of this retouching on the composition of the image? How does the work engage with the history of lynching and its memory, which is still active today? Finally, what image and art theory does this retouching evoke? The article first focuses on determining the extent of the selection and retouching carried out by the artist in order to measure the shift visible in the work. Secondly, it contextualizes the image from its historical source in order to understand the place given to the history of this lynching in Geoffray’s work. Finally, the article analyzes the way in which curatorial choices extend the effects of retouching to create a new image, in contradiction with its historical source. </description>
      <pubDate>ven., 20 déc. 2024 15:18:16 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 29 janv. 2025 14:42:35 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Le bonheur : un concept occidental ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1531</link>
      <description>Cet article étudie une chronique publiée dans Libération au mois d’août 1993. Écrivain·es, philosophes et photographes étaient invité·es à présenter leur interprétation du bonheur. La plupart des images proposées coïncident avec un imaginaire constitué : des scènes estivales, les vacances, l’amour, la famille. Parmi elles, la photographie en noir et blanc « Le Bonheur » de Graciela Iturbide attire particulièrement notre attention. Elle montre une fillette mixtèque riant aux côtés d’une dépouille animale. La photo ne reprend aucun des motifs traditionnellement associés au bonheur. Au contraire, la photographe montre une réalité mexicaine et autochtone : la joie de la fête. Par l’analyse de l’image d’Iturbide, nous envisagerons d’autres voies de représentations du bonheur, qui déstabilisent les clichés culturellement et historiquement situés en Occident. This article studies a column published in Libération in August 1993. Writers, philosophers and photographers present their interpretation of happiness. Most of them coincide with an constituted imaginary: summer scenes, vacations, love, family. Among the images, Graciela Iturbide’s « Happiness » catches the eye. It shows a Mixtec girl laughing beside an animal corpse. The photo does not feature any of the motifs traditionally associated with happiness. On the contrary, the photographer shows a Mexican and indigenous reality: the joy of celebration. By analysing the image of Iturbide, we will consider other ways of representing happiness, which destabilise the clichés that are culturally and historically situated in the West. </description>
      <pubDate>lun., 11 mars 2024 09:55:24 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 03 juin 2024 14:39:30 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Soyez les bienvenus en Tchécoslovaquie. Le bonheur touristique en contexte de guerre froide : usages, circulations et fonctions du stéréotype visuel</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1539</link>
      <description>Cet article se concentre sur l’étude de deux revues, Pour vous de Tchécoslovaquie (1961–1992) et Soyez les bienvenus en Tchécoslovaquie (1965–1990), publiées par l’État tchécoslovaque à destination de touristes étranger.es afin de promouvoir le pays et ses produits. Par la profusion de photographies qui y sont publiées, ces deux revues s’inscrivent dans un vaste ensemble d’images produit par le tourisme, son industrie et les objets médiatiques qu’il implique (livres, revues, prospectus, cartes postales, photographies amateurs). À partir de ce constat quantitatif, l’article se concentre sur les modalités d’expression, commerciales et politiques, et la construction d’une norme visuelle du bonheur touristique, à laquelle l’expérience du voyageur est ici liée. Dans un rapport de synecdoque, la scène de bonheur immortalisée est signe d’un voyage réussi, et cette relation entre image et expérience est à la base du discours éditorial mis en place dans les deux revues. La revue est un espace de communication politique, une vitrine pour la société socialiste qui se donne à voir sous son meilleur jour, touristique et idéologique. Mais l’article met aussi en évidence des motifs et des codes éditoriaux empruntés à la presse magazine occidentale, notamment consuméristes, où le registre du bonheur devient le signe d’une possible expérience commune du voyage. L’article propose d’explorer l’hypothèse selon laquelle l’iconographie du bonheur touristique ici mise en place, dans le contexte de la guerre froide, contribue à l’élaboration d’un continuum visuel entre « Est » et « Ouest ». Donner à voir le bonheur sert donc de stratégie de séduction du lectorat et d’arguments indissociablement politiques et commerciaux. This article focuses on the study of two periodicals, Pour vous de Tchécoslovaquie (1961–1992) and Soyez les bienvenus en Tchécoslovaquie (1965–1990), published by the Czechoslovak state for tourists in order to promote the country and its products. With their profusion of photographs, these two magazines are part of a vast corpus of images produced by tourism, its industry and the media objects it involves (books, magazines, leaflets, postcards, amateur photographs). Based on this quantitative observation, the article focuses on the ways in which tourism is expressed, both commercially and politically, and on the construction of a visual standard of happiness, to which the traveller’s experience is linked. In a relationship of synecdoche, the immortalised scene of happiness is a sign of a successful trip, and this relationship between image and experience forms the basis of the editorial discourse established in the two periodicals. The magazine is a space for political communication, a showcase for socialist society that presents itself in the most attractive light, both touristic and ideological. But the paper also highlights editorial motifs and codes from the Western magazine press, particularly consumerist ones, where the register of happiness becomes the sign of a possible shared experience of travel. This paper explores the hypothesis that the iconography of tourist happiness presented here, in the context of the Cold War, contributes to the development of a visual continuum between ’East’ and ’West’. Showing happiness serves as a strategy for seducing the readership and as an indissociable political and commercial argument. </description>
      <pubDate>mar., 19 mars 2024 09:12:54 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 28 mai 2024 12:33:19 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Images du bonheur dans Sections of a Happy Moment (2007) et The Algiers’ Sections of a Happy Moment</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/1485</link>
      <description>Sections of a Happy Moment montre une famille asiatique jouant au ballon au pied de barres d’immeubles ; dans The Algiers’ Sections of a Happy Moment, des hommes donnent du pain à des mouettes en vol depuis un toit-terrasse de la Casbah d’Alger. Ces vidéos consistent en une longue succession d’images fixes issues d’un même processus de travail : des prises de vue des espaces sont combinées à des représentations des personnes réalisées en studio de manière à donner l’impression qu’un seul et même instant de la scène a été photographié selon une multitude de points de vue et de cadrages. Les deux vidéos consistent en un lent et long défilement bouclé de ces images composites en noir et blanc. L’effet conjoint de mouvement et d’immobilité est accusé par une bande-son qui égraine quelques notes de piano ou de guitare. Il s’agira de définir ce que recouvre l’expression « Sections of a Happy Moment ». On considérera que la représentation du bonheur dont il est question est tributaire des différents registres d’images auxquels ces œuvres se réfèrent, celui de la photographie de famille et celui des dispositifs de surveillance. Il conviendra également de prendre en compte le contexte architectural où ces scènes sont supposées avoir lieu ainsi que ceux et celles qui y vivent. C’est enfin de rythme des vidéos qui sera analysé en montrant qu’il permet d’établir une durée en phase avec le régime temporel qu’on associe au bonheur.  Sections of a Happy Moment shows an Asian family playing ball at the foot of blocks of flats; in The Algiers’ Sections of a Happy Moment (2008), men give bread to seagulls in flight, from a roof terrace in the Casbah of Algiers. These videos consist of a long succession of still images from the same working process: shots of the spaces are combined with studio representations of the people to give the impression that one and the same moment in the scene has been photographed from a multitude of viewpoints and framings. Both videos consist of a long, slow, looped scrolling of these composite black-and-white images. The combined effect of movement and immobility is underscored by a soundtrack featuring a few notes of piano or guitar. The aim is to define what is meant by the expression &quot;Sections of a Happy Moment&quot;. We will consider that the representation of happiness is dependent on the different registers of images to which these works refer, that of family photography and that of surveillance devices. We’ll also consider the architectural context in which these scenes are supposed to take place, and the people who live there. Finally, the rhythm of the videos will be analyzed, considering that it establishes a duration in phase with the temporal regime usually associated with happiness. </description>
      <pubDate>mer., 21 févr. 2024 08:20:17 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 28 mai 2024 12:19:39 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Pierre Michon, La Grâce ou l’hystérie du signe absolu</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/demeter/985</link>
      <description>Chez Saint Paul, la grâce est l’événement qui, sur le chemin de Damas, met fin au régime de la rétribution et conditionne le don comme forme du salut. Or, dans Rimbaud le fils (1991), Michon évoque l’auteur du Bateau ivre se faisant tirer le portrait par Carjat et suggère que la plaque photographique occupe, dans l’espèce de théologie sécularisée qui s’invente au xixe siècle, la même fonction que le Suaire de Turin dans le christianisme de cette époque : elle atteste une incarnation ; le poète moderne serait celui qui, faisant signe sans désigner rien de déterminé, à son tour connaîtrait la grâce. Dans cette conception de la poésie, en effet, le signe est donné pour rien, le mouvement métaphorique de la signification étant comme interrompu. La poésie mimerait alors l’incarnation dans le sens où, faisant signe, le poète occulterait ce père absent vers lequel il affecte de ne plus faire signe, sa présence de fils monopolisant désormais la scène entière. L’écriture de Michon à la fois exalte et démystifie le subterfuge rimbaldien, lequel serait moins gracieux qu’il ne viserait un effet de grâce auquel Rimbaud lui-même aurait succombé. In Pauline epistles, grace is the event which puts an end to the old retribution scheme, laying down conditions for salvation as a mere giving. Now in Rimbaud le fils, Pierre Michon refers to the author of Le Bateau ivre when the latter was portrayed by photographer Carjat in 1871. Then Michon suggests that the photographic plate served the same purpose in that 19th century secularised theology as the Shroud of Turin in Christian worship at the time: it supposedly provided evidence of incarnation; the modern poet would be the one who experiences grace because he gives signs graciously, or towards nothing in particular. When it comes to poetry, indeed, a sign may look given for nothing, the metaphorical shift of its signification being somehow interrupted. The poet thus acts as being a site of incarnation so far as, performing signs, he draws a veil on this missing father towards whom he pretends not to perform signs anymore, his presence catching the whole of our attention. Michon’s writing both praises and critics Rimbaud’s ploy, which seems less graceful than its aim is to produce a dramatic effect of grace. </description>
      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 15:55:06 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 04 mai 2023 10:25:38 +0200</lastBuildDate>
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