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    <title>Constructions et représentations de l'infamie en France (XVIe-XXIe s.)</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/495</link>
    <description>  Dans le champ historique et politique, la figure publique a t&amp;ocirc;t fait de cristalliser les ressentiments collectifs, comme le montrent les figures de &amp;laquo; monstres &amp;raquo; tels que Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;gonde ou Caligula, Napol&amp;eacute;on ou Mussolini, abord&amp;eacute;s dans diff&amp;eacute;rents articles de cette revue. Certaines de ces cristallisations invitent &amp;agrave; une r&amp;eacute;flexion plus syst&amp;eacute;matique. De m&amp;ecirc;me que le num&amp;eacute;ro 8, en 2019, s&amp;rsquo;est consacr&amp;eacute; aux &amp;laquo; tyrans &amp;raquo; de l&amp;rsquo;Antiquit&amp;eacute; tardive tels que la post&amp;eacute;rit&amp;eacute; les a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s, ce num&amp;eacute;ro s&amp;rsquo;int&amp;eacute;resse &amp;agrave; la fa&amp;ccedil;on dont l&amp;rsquo;infamie, notion mall&amp;eacute;able s&amp;rsquo;il en est, se construit, s&amp;rsquo;exprime et se dessine. Faisant dialoguer histoire, histoire de l&amp;rsquo;art et litt&amp;eacute;rature, et sans exclure des p&amp;eacute;riodes plus anciennes, les articles portent avant tout sur la R&amp;eacute;volution fran&amp;ccedil;aise et son h&amp;eacute;ritage, un contexte o&amp;ugrave; la pens&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;infamie se lie indissolublement &amp;agrave; des prises de position r&amp;eacute;publicaines ou antir&amp;eacute;publicaines.   In the field of history and politics, public figures readily attract and crystallise collective resentment, as demonstrated by &amp;ldquo;monsters&amp;rdquo; such as Fredegund or Caligula, Napoleon or Mussolini, which various papers have studied in previous issues. Some of these crystallisations would seem to require a more thorough investigation. Just as issue No. 8, in 2019, was devoted to the &amp;ldquo;tyrants&amp;rdquo; of late Antiquity such as posterity has represented them, this issue turns to infamy, an eminently malleable concept, and to the way it is argued, expressed and drawn. Interweaving the work of historians, art historians and specialists of literature, the papers, while delving in older periods, focus above all on the French revolution and its inheritance, a context in which the concept of infamy finds itself inescapably tied to republican or antirepublican positions. </description>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 27 mars 2024 16:28:04 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 18 juin 2024 12:22:12 +0200</lastBuildDate>
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      <title>« Infamie, vous avez dit infamie ? » </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/500</link>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:34:54 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/500</guid>
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      <title>Le vocabulaire de l’infamie de la Révolution française à nos jours </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/502</link>
      <description>Sous l’Ancien Régime, les auteurs d’actes infâmes étaient sanctionnés par des « peines infamantes » qui persistèrent dans le Code pénal de 1791 – bien que l’expression ne figurât dans aucun de ses articles – et dans celui de 1810 ; elles ne disparurent de l’arsenal des peines françaises qu’en 1992 ; cependant, ses formes les plus cruelles et les plus humiliantes (la flétrissure au fer chaud, le pilori et le carcan) avaient été supprimées antérieurement, respectivement en 1832 et en 1848. Les accusations d’infamie règnent aussi dans le domaine de la politique, notamment lors de périodes marquées par des tensions et des crises. Les emplois contemporains se rapportent aussi bien à des hommes ou des événements passés qu’à des faits d’actualité relatifs, notamment, à l’antisémitisme, aux attentats islamistes et au racisme. Under the Ancien Régime, the perpetrators of infamous acts were punished with « infamous penalties » which persisted in the Penal Code of 1791–although the expression did not appear as such in any of its articles–and in that of 1810; only in 1992 did they disappear from the French penal arsenal; however, the most cruel and humiliating forms (hot-iron branding, pillory and shackles) had previously been abolished, in 1832 and 1848 respectively. Accusations of infamy also reigned in the realm of politics, notably during periods of tension and crisis. Contemporary uses of the term refer to people or events from the past, as well as to current events, such as anti-Semitism, Islamist attacks and Racism. </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:36:56 +0200</pubDate>
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      <title>De l’« affaire Griveaux » à l’« affaire Pavlenski » : infamie, art et politique en régime médiatique </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/507</link>
      <description>En 2020, les réseaux sociaux diffusèrent abondamment des vidéos et messages à caractère sexuel envoyés par Benjamin Griveaux – candidat à la Mairie de Paris – à une jeune femme avec laquelle il avait eu une relation intime. La diffusion de ces éléments qui réunissait les ingrédients de la vieille recette du scandale politico-sexuel était l’œuvre d’un artiste russe, Piotr Pavlenski. Intitulée Pornopolitique, l’action fut présentée comme une performance, par son auteur qui expliqua utiliser les médias pour mettre à nu les « mécaniques du pouvoir ». Ce happening revendiqué provoqua la chute rapide de l’homme politique. Mais la suite prit une tournure judiciaire. Son œuvre se retourna contre l’artiste, conduisant Pavlenski à une garde à vue qui le ravala au rang de délinquant et éclipsa son statut d’artiste, en soumettant sa performance à une réception qui l’apparentait désormais à un fait divers de la vie politique contemporaine. In 2020, social networks widely circulated videos and messages of a sexual nature sent by Benjamin Griveaux–then candidate for the office of Mayor of Paris–to a young woman with whom he had had an intimate relationship. The dissemination of this material, which combined all the ingredients of an old-fashioned recipe for a political sex scandal, was the work of a Russian artist, Piotr Pavlenski. Entitled Pornopolitique, the action was presented as a performance by its author, who explained that he was using the media to expose the “mechanics of power.” This happening, as Pavlenski claimed it should be considered, led to Grivaux’s rapid downfall as a politician. But what followed took a legal turn. His work backfired on the artist, leading Pavlenski into police custody, which in turn demoted him to the rank of a delinquent and eclipsed his status as an artist, by subjecting his performance to a reception that made it seem like a seamy news item in contemporary political life. </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:38:46 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Révolution française et fabrication de l’infamie politique </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/514</link>
      <description>L’objectif de cette étude de cas centrée sur la chute des frères Payan, de la Drôme, est de mieux comprendre les mécanismes de construction et de déconstruction du héros révolutionnaire, et, partant, de l’infamie politique. En croisant les sources et les échelles du politique, il s’agira d’analyser les stratégies déployées par les « Thermidoriens » ou par les acteurs locaux pour abattre ces « idoles robespierristes ». The aim of this case study, which focuses on the downfall of the Payan brothers in the Drôme, is to understand the mechanisms involved in constructing and deconstructing the revolutionary hero, and hence the mechanisms at work behind political infamy. By combining sources and political scales, its purpose is to analyse the strategies deployed by the “Thermidorians” as well as by local actors to bring down these “Robespierrist idols.” </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:44:06 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/514</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La légende noire de l’impératrice Eugénie : une damnation misogyne </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/519</link>
      <description>Eugénie de Montijo a été accusée de tous les maux : passionaria supposée de l’autoritarisme, responsable désignée des errements diplomatiques, hôtesse des décadences de la cour. Les fondements de cette légende noire sont à rechercher du côté d’une solide misogynie, réponse outrée aux responsabilités institutionnelles conférées par l’Empereur à son épouse. Eugénie fut en effet la femme la mieux préparée de son siècle à exercer la charge de l’État. Associée par son époux au conseil des ministres, désignée régente par l’Empereur, elle exercera trois fois la Régence et demeure la dernière femme à avoir occupé les fonctions de chef d’État en France. Restaurer l’Impératrice dans la réalité de son rôle politique et institutionnel fait apparaître encore plus nettement les bases de sa damnatio memoriae : l’effroyable transgression d’une « femme en politique » ne pouvait la condamner – à sa chute – qu’à la plus radicale des infamies. Eugenie de Montijo was accused of all evils, painted as the passionate advocate for authoritarianism, as the one responsible for diplomatic errors, as the hostess of a decadent court life. The foundations of this dark legend are rooted in misogyny of the strongest kind, and testify to the outrage caused by the institutional responsibilities that the Emperor conferred on his wife. Eugenie was indeed the best-prepared woman of her century to exercise the duties of a head of State. Associated by her husband to the Council of Ministers, designated as regent by the Emperor, she would exercise the Regency three times and remains to this day the last woman to have held the office of head of State in France. Restoring the Empress to the reality of her political and institutional role makes the foundations of her damnatio memoriae appear even more clearly: the dreadful transgression of a “woman in politics” could only be met with a condemnation–after her downfall–to the most radical of infamies. </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:45:16 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/519</guid>
    </item>
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      <title>Quelques remarques sur la construction de la personnification de l’Infamie dans les iconologies du XVIIe siècle et leur réception au XVIIIe siècle </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/524</link>
      <description>Cette étude de cas centrée sur l’infamie, outre la mise en évidence de ses modalités de représentation allégorique, démontre comment les iconologistes ont fourni des solutions variées pour un même concept. Leurs choix sont orientés par le contexte de publication et par la perception qu’a l’auteur de ce qui est devenu, à force de variations depuis l’ouvrage de Ripa, un genre de la littérature artistique. L’article bat en brèche l’idée que les iconologies aient pu viser à fixer un corpus. Au XVIIIe siècle, la démultiplication des publications entraîne comme corolaire des propositions de plus en plus variées et un élargissement du vocabulaire allégorique. This case study on infamy, in addition to highlighting its allegorical representation, demonstrates how iconologists have provided varied solutions for the same concept. Their choices are guided by the context of publication and the author’s perception of what has become, through various interpretations following Ripa’s work, a genre of artistic literature. The paper challenges the theory that iconologies aimed at establishing a fixed corpus. In the 18th century, the proliferation of publications lead, as a corollary, to increasingly diverse proposals and an expansion of allegorical vocabulary. </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:46:29 +0200</pubDate>
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      <title>L’infamie du regicide : les caricatures ultras contre l’abbé Grégoire en 1819 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/531</link>
      <description>L’infamie politique, sous les monarchies et particulièrement la Restauration, s’incarne dans la figure du régicide. Cette représentation est un enjeu essentiel dans la lutte des Ultras contre les Libéraux, avec pour acmé l’élection à la députation de l’ancien conventionnel Henri Grégoire en 1819. Ce scandale alimente alors une reconstruction visuelle de l’abbé Grégoire dans les caricatures monarchistes. Cette damnatio memoriae conduit à une logique d’exclusion qui assimile l’adversaire, l’abbé marqué au fer rouge par le « R » du régicide, au sacrilège et permet de nier sa légitimité, et partant celle de toute politique libérale. Durant cette brève et intense campagne de presse, les caricatures politiques font entrevoir l’imaginaire politique ultra : l’infamie participe d’un discours qui, en reconstruisant l’histoire, permet une condamnation globale de l’héritage de la Révolution française. Political infamy in the monarchies and especially during the Restauration is often equated with regicide. This representation is a key aspect of the Ultras’ fight against the Liberals, which peaked after Henri Grégoire, formerly a member of the Convention, was returned as a Member of Parliament in 1819. The outrage which ensued inspired a visual reconstruction of the Abbé in monarchist caricatures. This damnatio memoriae prompted the Ultras to develop a strategy of exclusion: the opponent, the man of God, branded, as it were, by the scarlet R of the regicide, was coupled to sacrilege, a strategy which enabled them to deny him any legitimacy, and by association, to deny the legitimacy of any liberal policy. During this brief and intense press campaign, political caricatures give us a glimpse of the political and mental make-up of the Ultra: political infamy contributes to a logic which, in reconstructing history, allows for a global condemnation of the legacy of the French Revolution. </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:50:05 +0200</pubDate>
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      <title>Adelita, Valentina et les autres : la représentation des femmes révolutionnaires mexicaines dans les fictions narratives et filmiques du Mexique </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/538</link>
      <description>Bien que les femmes aient joué un rôle majeur dans la Révolution mexicaine, elles ont peu trouvé place dans les œuvres célébrant cette période. L’article montre la diversité des rôles qu’elles ont joués, de l’arrière, où elles ont assuré le ravitaillement, le blanchissage et les soins aux troupes, jusqu’à la pointe des combats, puisque plusieurs d’entre elles ont livré l’assaut. À ces cantinières et ces combattantes se sont ajoutées des espionnes, des journalistes, des infirmières allant jusqu’à fonder une nouvelle organisation de santé (la Croix blanche), des militantes plaidant pour une revalorisation des femmes dans le champ politique et social – autant de tâches essentielles que les représentations ultérieures ont occultées, cantonnant ces protagonistes dans le champ de la relation amoureuse, qui se prête idéalement à renforcer les hiérarchies genrées. L’article examine les différentes stratégies par lesquelles les représentations (lyriques, romanesques ou cinématographiques) ont neutralisé ces figures encombrantes, confirmant que les mouvements révolutionnaires ne sont pas nécessairement prêts à révolutionner le genre, et que l’intrusion du féminin en politique (en dehors de l’allégorie) a vite fait d’apparaître comme monstrueuse. Although women played an essential part in the Mexican Revolution, their recognition is scant in the works celebrating that period. This paper shows the variety of tasks they performed, from behind the lines, where they cooked and washed and cared for the troops, right up to the front line, since many of them actually fought in the vanguard. From catering to combat, women were everywhere, acting as spies, as journalists, as nurses who even founded a new health-care organisation (the White Cross), as political thinkers arguing for a new appraisal of women in the political and social field. Yet all these essential tasks were ironed out of later representations, which maintained women firmly in the realm of love relationships, an ideal choice for reinforcing gendered hierarchy. The paper analyses the various strategies adopted by lyrical, narrative or cinematographic representations in order to defuse such potentially disruptive figures, thus confirming that revolutionary movements are not necessarily ready for a revolution in gender, and that female intrusions in the field of politics (other than allegorical) are easily seen as monstruous. </description>
      <pubDate>lun., 08 avril 2024 16:51:22 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/538</guid>
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    <item>
      <title>Construction et représentation de l'infamie en France (XVIe - XXIe s.) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/572</link>
      <pubDate>lun., 15 avril 2024 11:14:47 +0200</pubDate>
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