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    <title>Figures révolutionnaires et combats d'arrière-garde</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/578</link>
    <description>  Dans des p&amp;eacute;riodes de crise, o&amp;ugrave; un pays entier semble avoir perdu sa boussole, nombre de penseurs se tournent vers son pass&amp;eacute; pour essayer de reconstituer sa trajectoire et red&amp;eacute;finir l&amp;rsquo;identit&amp;eacute; collective. Mais comme l&amp;rsquo;ont rappel&amp;eacute; r&amp;eacute;cemment l&amp;rsquo;historien fran&amp;ccedil;ais Benjamin Stora, ou l&amp;rsquo;&amp;eacute;crivain libanais Marwan Chahine, la m&amp;eacute;moire des guerres se transforme alors en guerre des m&amp;eacute;moires. M&amp;ecirc;me le terrain de l&amp;rsquo;histoire naturelle, lorsqu&amp;rsquo;il est investi par des r&amp;eacute;publicains convaincus comme Toussenel ou Michelet, se pr&amp;ecirc;te &amp;agrave; cette strat&amp;eacute;gie ; &amp;agrave; plus forte raison la grande figure historique. &amp;Eacute;crit apr&amp;egrave;s &amp;eacute;crit, Chateaubriand se d&amp;eacute;bat avec &amp;laquo; Buonaparte &amp;raquo; ou &amp;laquo; Bonaparte &amp;raquo;, un nom dont l&amp;rsquo;orthographe fluctue selon l&amp;rsquo;orientation politique du pamphlet. Un si&amp;egrave;cle apr&amp;egrave;s que la propagande thermidorienne a fait d&amp;rsquo;eux la personnification de la Terreur, Robespierre ou Saint-Just continuent de d&amp;eacute;chirer les R&amp;eacute;publicains et galvaniser leurs opposants. Plus de deux si&amp;egrave;cles apr&amp;egrave;s la R&amp;eacute;volution, ils suscitent toujours des repr&amp;eacute;sentations pol&amp;eacute;miques qui, depuis le lointain Japon, connaissent des r&amp;eacute;verb&amp;eacute;rations mondiales. Tchapaev, h&amp;eacute;ros de la Guerre Civile, nourrit des repr&amp;eacute;sentations diam&amp;eacute;tralement antagonistes de l&amp;rsquo;histoire russe. La versatilit&amp;eacute; de ces figures est in&amp;eacute;galable ; et cependant, elles servent bel et bien &amp;agrave; mobiliser le pass&amp;eacute; et &amp;agrave; esquisser l&amp;rsquo;avenir en des temps troubl&amp;eacute;s : ainsi Zola reste le mod&amp;egrave;le vers lequel se tournent des opposants allemands au nazisme en exil, priv&amp;eacute;s de citoyennet&amp;eacute; et de moyens d&amp;rsquo;expression. Loin de se statufier &amp;agrave; travers ses repr&amp;eacute;sentations successives, la figure historique fait preuve d&amp;rsquo;une vitalit&amp;eacute; &amp;eacute;tonnante.   In periods of crisis, when whole countries seem adrift without a compass, many thinkers turn to the past to try to get some sense of direction and redefine collective identity. But as French historian Benjamin Stora or Lebanese writer Marwan Chahine recently reminded us, the memory of wars then turns into a war of memories. Even the field of natural history, in the hands of committed Republicans such as Toussenel and Michelet, can lend itself to such strategies; this is even truer of great historical figures. Again and again, Chateaubriand grapples with the figure of &amp;ldquo;Buonaparte&amp;rdquo; or &amp;ldquo;Bonaparte,&amp;rdquo; an elusive name spelt differently according to the political outlook of pamphlets. A century after Thermidorian propaganda turned them into embodiments of the Terror, Robespierre or Saint-Just were still deeply divisive figures for the Republican party, and effective rallying-cries for their opponents. More than two centuries later, they continue to fuel controversial representations in far-away Japan, from where they reverberate in global culture. Similarly, Chapaev, a Russian hero of the Civil War, has been channelled to represent Russian history under various antagonistic colours. There is nothing so versatile as these figures; yet they successfully harness the past and suggest a possible future when times grow troubled: thus Zola is the enduring model that German opponents to Nazism turned to when in exile, deprived of citizenship and of the means of expressing themselves. The successive depictions of historical figures, far from turning them into statues, show that they are fully alive and kicking. </description>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 23 avril 2025 11:36:48 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 19 mai 2025 11:37:37 +0200</lastBuildDate>
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      <title>La génération du désert et le serpent d’airain, ou comment figurer l’illisible </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/580</link>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 11:42:46 +0200</pubDate>
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      <title>« Il s’est conservé pur et sans tache pour son roi » : Chateaubriand et la pureté en politique </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/582</link>
      <description>L’article souhaite montrer l’importance du concept de pureté dans les écrits de Chateaubriand. Cette valeur lui sert à stigmatiser les bouleversements de l’Histoire (déchaînement de forces corruptrices, à ses yeux) mais aussi à affirmer qu’ils réalisent sans le savoir un dessein plus haut (la France corrompue se purifie dans l’épreuve). L’Histoire et la politique sont, à ses yeux, soumis à un pouvoir divin, et la sagesse serait d’en prendre acte. À contrecourant de la Realpolitik et à plus forte raison du cynisme qu’il dénonce en certains contemporains, Chateaubriand maintient que l’homme politique devra répondre de son action dans l’autre monde : la pureté demeure donc une valeur absolue. The paper discusses the importance of purity in the works of Chateaubriand. In the name of purity, he condemns the historical upheavals he witnessed (in his eyes, they exemplify the unleashing of corruption) but suggests that they might unwittingly be the agents of a higher power (so that France might rise out of its corruption and be purified through suffering). Clearly, he sees history and politics as swayed by a divine agency; therefore it is wise to act accordingly. Deliberately going against the flow of Realpolitik, or of the cynicism he condemns in some of his contemporaries, Chateaubriand maintains that a politician must answer for his actions in another, better world: purity, therefore, remains of essence. </description>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:00:11 +0200</pubDate>
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      <title>Figurer l’histoire sociale par l’animal : Toussenel et Michelet après 18481 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/602</link>
      <description>Depuis leur domaine premier, deux historiens, Toussenel et Michelet, se sont aventurés dans le domaine voisin de l’histoire naturelle, en publiant tous deux des ouvrages synthétiques sur l’existence des animaux. Ce faisant, ils ont abordé le rapport de l’animal au travail, à la reproduction, à son propre corps et plus encore à son corps social. Ainsi la réflexion sur l’animal ne cesse de croiser les interrogations politiques de ces deux républicains échaudés par l’échec de 1848. Mais le propos de l’article est également de montrer leurs profondes divergences : Toussenel instrumentalise l’animal sur le plan pragmatique comme sur le plan conceptuel de l’analogie ; chez Michelet, en revanche, l’analogie découle d’une fondamentale fraternité entre les êtres confrontés aux mêmes questions vitales. Stepping out of their main field, two historians, Toussenel and Michelet, ventured into the neighbouring field of natural history, and both published several comprehensive works on animal life. In the process, they pondered the relationship of animals to work, to reproduction, to their own bodies and to society as a whole. Thus considerations on animal life constantly reflect the political quandaries of these two Republicans, especially in the light of the failed revolution of 1848. However, the paper also wishes to stress the differences between these two writers : for Toussenel, the animal is a tool, both in the real world and in the conceptual one of analogy. Michelet, by contrast, uses analogy to suggest a fundamental brotherhood of beings who face similar existential questions. </description>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:02:24 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Saint-Just vu par le Japon : l’appropriation d’une figure androgyne </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/620</link>
      <description>L’article, qui se penche sur l’étonnante fortune de Saint-Just, devenu un personnage récurrent dans le genre du manga, rend compte du rôle majeur joué par l’œuvre d’Ikeda Riyoko La Rose de Versailles (Berusaiyu no Bara, 1972-1973), replaçant cette œuvre dans son contexte politique et culturel avant de retracer ses réverbérations dans le foisonnement des mangas et de leurs genres secondaires. À travers ces multiples reprises, le personnage de Saint-Just, non content d’investir la culture d’un pays autre, devient le porte-drapeau d’une déconstruction du genre. Le risque est bien sûr de voir cette nouvelle légende occulter l’action politique de Saint-Just, mais on peut penser qu’en lui faisant incarner la transgression genrée et/ou sexuelle, ces mangas rendent hommage, consciemment ou non, à la radicalité de ce révolutionnaire. The French Jacobine Saint-Just has enjoyed a surprising degree of popularity in Japan in the genre of manga, due to the influence of Ikeda Riyoko’s major work The Rose of Versailles (Berusaiyu no Bara, 1972-1973). After an account of this manga within its cultural and political context, the paper retraces the many subsequent apparitions of Saint-Just in the rich sub-genres of manga. This character, in its varied delineations, thus became a household word in a different country and, moreover, a mouthpiece for gender deconstruction. Of course, this new legendary figure puts the historical Saint-Just at risk, since it tends to obscure his political action. However, it can be argued that by turning him into an emblem of gender and sexual transgression, these manga are paying homage, whether they know it or not, to his revolutionary radicalism. </description>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:08:03 +0200</pubDate>
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      <title>Moi Georges Laguerre, fils de la Révolution et héritier de Robespierre </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/675</link>
      <description>L’article s’intéresse à Georges Laguerre, député républicain rallié au boulangisme, qui durant sa carrière mouvementée ne cesse de se référer aux figures de Robespierre et Saint-Just, alors que les républicains se divisent à leur sujet. Les débats que suscite la Terreur reflètent leurs dilemmes idéologiques et tactiques. Le parcours de Laguerre permet de montrer un transfert significatif : si, aux débuts de la Troisième République, l’héritage de 1793 est revendiqué par les plus radicaux des républicains, il est ensuite capté par le boulangisme puis, au tournant du siècle, par une forme d’extrême-droite nouvelle. The paper follows the career of Georges Laguerre, a Republican who later gave his support to General Boulanger’s attempted coup. Throughout these ups-and-downs, Laguerre remained true to the memory of Robespierre and Saint-Just, at a time when the Republicans were deeply divided on this issue. Their debates about the Terror of 1793-1794 reflect a state of ideological and tactical turmoil. Laguerre’s example brings to light a significant shift : while at the beginning of the Third Republic, the most radical Republicans rallied around the flagstaff of 1793, this inheritance was later appropriated by supporters of Boulanger, and finally, as the century drew to a close, by extreme right-wing parties of a new variety. </description>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:38:46 +0200</pubDate>
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      <title>« Où est la voix qui, à l’heure actuelle, lance un J’accuse ? » (1940) Zola et les intellectuels germanophones </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/633</link>
      <description>En 1940, année du centenaire de la naissance de Zola, Wilhelm Herzog projette de lui rendre hommage et fait appel à divers écrivains allemands ayant, comme lui, fui le nazisme. Le volume ne put paraître en raison de la débâcle française, qui obligea les contributeurs à une nouvelle fuite. Les hommages furent plus tard inclus dans un volume français, mais leur valeur très particulière ne fut pas vraiment appréciée : pour ces exilés, Zola n’était pas simplement un « classique » ni l’objet d’une commémoration rituelle, mais l’exemple même d’un écrivain combattant des puissances supérieures avec la seule force de son verbe. Dans le contexte proprement désespéré où ils se débattaient, seul Zola pouvait les galvaniser et redonner sens à leur propre action. In 1940, for the centenary of Zola’s birth, Wilhelm Herzog planned a volume of homages and contacted various German-speaking writers who had fled Nazism like him. Said volume was never published, as France’s crushing defeat put the contributors to flight once more. Their texts were later included in a French volume, but their particular value was never fully appreciated: for those exiles, Zola was not simply one of the classics, to be ritually commemorated, he was the very moral of a writer fighting superior forces with the sole power of his speech. In the desperate circumstances they were plunged in, Zola was the only example capable of rallying them, giving them fresh energy and a renewed sense of purpose. </description>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:10:41 +0200</pubDate>
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      <title>Čapaev devint un zombie, mais il passait encore à la télé. La littérature russe des années 2000 dans les décombres de l’idéologie soviétique1 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/651</link>
      <description>Le commandant Čapaev, mort en 1919 au début de la guerre civile, a connu une deuxième vie dans une longue série d’œuvres cinématographiques et littéraires. Les premières célèbrent ce héros et, par extension, l’Armée Rouge dans sa marche irrésistible ; mais ce personnage populaire figure aussi dans une floraison d’anecdotes exploitant son potentiel subversif. L’article retrace l’histoire de la légende, mais il s’intéresse surtout à ses déclinaisons post-soviétiques, notamment à travers l’analyse comparée des romans L’Année de la comète de S. Lebedev et San’kia de Z. Prilepin. Dans la littérature des années 2000, Čapaev devient l’emblème d’une désagrégation idéologique et d’une crise identitaire, tout en gardant intacte, sous la plume de certains auteurs, sa puissance symbolique et politique. Commander Chapaev, who died in 1919 in the first year of the civil war, was given a new life in a long series of films and literary works. The earliest celebrate his heroism and the indomitable advance of the Red Army. However, this popular character also inspired a spurt of anecdotes that exploit his potential for subversion. The paper traces the history of this legendary figure, but it focuses primarily on its post-Soviet delineations, through the comparative analysis of the novels The Year of the Comet by S. Lebedev and Sankya by Z. Prilepin. In the literature of the 2000s, Chapaev becomes the emblem of ideological disintegration and a collective identity crisis, while still retaining, in the writings of certain authors, his symbolic and political power. </description>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:12:15 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/651</guid>
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      <title>Deux biopics, du début à la fin. Un parfait inconnu de James Mangold et Maria de Pablo Larraín </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/672</link>
      <pubDate>mer., 23 avril 2025 12:13:53 +0200</pubDate>
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      <title>Figures révolutionnaires et combats d'arrière-garde </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/figures-historiques/693</link>
      <pubDate>lun., 19 mai 2025 10:09:05 +0200</pubDate>
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