<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Varia</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2172</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/lexique/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 12 juin 2026 08:59:14 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 24 juil. 2026 14:37:52 +0200</lastBuildDate>
    <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2172</guid>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Les noms en -ant inanimés : un cas de d’héritage verbal et adjectival </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2184</link>
      <description>Les noms en -ant (Nant) à référence inanimée (polluantN, dépliantN) sont apparentés à la fois à des verbes dynamiques (polluer, déplier) et à des adjectifs de même forme (polluantAdj, dépliantAdj). Ces noms sont formés sur les adjectifs déverbaux correspondants, dont ils héritent du sens ; les noms en -ant à référence animée (gagnant, trafiquant) sont au contraire formés sur des verbes.    Certains de ces noms renvoient à des Causes (un polluant : une substance qui peut polluer), les autres à des Patients (un dépliant : un prospectus qui peut se déplier). Ces valeurs sont héritées des adjectifs correspondants (polluantAdj : qui peut polluer ; dépliantAdj qui peut se déplier), décrits et étiquetés respectivement ’dispositionnels’ et ’potentiels’ par Fábregas (2020). Ces noms se distinguent aussi en ce que les noms dispositionnels peuvent renvoyer à des référents divers, alors que la référence des noms potentiels est contrainte.   Les verbes de base des deux classes d’adjectifs, et donc des noms, diffèrent. Les formes dispositionnelles ont pour bases des verbes de changement d’état, et en conservent l’argument sujet Cause. Les formes potentielles dérivent de verbes anticausatifs, et conservent le sujet Patient de la construction intransitive. Ces arguments sont maintenus par les adjectifs comme sujets de la prédication adjectivale, et nominalisés par conversion.   Sur le plan formel, nous analysons les noms et adjectifs dispositionnels comme conservant les projections verbales événementielle (vP) et causative CauseP. Les noms et adjectifs potentiels sont dépourvus de ces composantes, et sont formés sur des racines (√P).    Via le maintien de la projection PredP, les Nant dispositionnels conservent les capacités prédicatives des adjectifs de base, ce qui leur permet de renvoyer à des référents divers, alors que les Nant potentiels en sont dépourvus. -Ant nominals (Nant) with inanimate reference (polluantN ’pollutant’, dépliantN ’leaflet’, lit. unfold-ant) are paired both with dynamic verbs (polluer ’to pollute’, déplier ’to unfold’), and formally similar adjectives (polluantAdj, dépliantAdj). These nouns are formed on the corresponding adjectives, and maintain their meaning. By contrast, -ant nominals referring to animates (gagnant ’winner’, trafiquant ’trafficker’) are built on verbs.    Some of these nouns refer to Causes (un polluant: a susbtance able to pollute / to cause pollution), others to Patients (un dépliant: a leaflet that can be unfolded). These values are inherited from the corresponding adjectives (polluantAdj: which can pollute ; dépliantAdj: which can be unfolded), described and labelled respectively ’dispositional’ and ’potential’ by Fábregas (2020). Another distinction between these nouns is that, while dispositional nominals can refer to various entities, the reference of potential nominals is coerced.   The two adjectival and nominal classes derive from different verb classes. Dispositionnals are built on change of state verbs, and maintain their Cause subjects. Potentials derive from anticausative verbs, and maintain the Patient subject of the intransitive construction. These arguments are inherited as subjects by the adjectives in predicative use, and nominalized by conversion.   Turning to a formal analysis of -ant nominals and adjectives, we analyze dispositional forms as maintaining the eventive (vP) and causative (CauseP) projections of the corresponding verbs. By contrast, potential nominals and adjectives are deprived of these structures, and are built on roots (√P).    To account for the varied referential properties of dispositional and potential nominals, we consider that the adjectival projection PredP is maintained in dispositional nominals, and enables them to refer to various entities; conversely, dispositional nominals are deprived of this projection, and consequently exhibit more rigid referential properties. </description>
      <pubDate>mar., 16 juin 2026 14:37:59 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2184</guid>
    </item>
    <item>
      <title>La phraséologie de vin et de champagne dans un corpus de lettres familières : approches diachronique et contrastive </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2216</link>
      <description>Notre étude s’inscrit en linguistique de corpus outillés et analyse le discours produit autour des lexies vin et champagne en diachronie dans un corpus épistolaire inédit. Le cadre théorique dans lequel s’inscrit notre étude est celui de la phraséologie, que nous définissons comme l’étude des unités préconstruites présentant une saillance statistique. Nous analysons la combinatoire lexico-syntaxique de ces deux désignations de boissons alcoolisées afin de (i) montrer, grâce à l’étude des collocations les plus significatives, comment les représentations du vin et du champagne évoluent au sein d’un même genre textuel et (ii) révéler les spécificités de la combinatoire de ces lexies dans le corpus épistolaire du 20e siècle en le contrastant avec un corpus romanesque de la même période. Ainsi, à travers une analyse diachronique, contrastive et pragmatique nous mettons en exergue l’enrichissement combinatoire des lexies, la description d’une consommation collective, similaire aux pratiques attestées dans le genre du roman, ainsi que des pratiques sociales en évolution. Our study falls within the field of corpus linguistics and analyses discourse produced with the French words vin (`wine’) and champagne (`champagne’) diachronically in an unpublished corpus of letters. The theoretical framework for our study is phraseology, i.e. the study of pre-constructed units with statistical proeminence. We analyse the lexico-syntactic profile of these lexies relating to alcoholic beverages in order to (i) show, through the study of their most significant collocations, how representations of wine and champagne evolve within the same textual genre and (ii) reveal the specificities of their lexico-syntactic profile in the epistolary corpus (letters) by contrasting it with a fiction corpus (novels) from the same period (20th century). Thus, through a diachronic, contrastive and pragmatic analysis, we highlight (i) the profile enrichment of these lexies, (ii) the description of collective consumption, similar to the practices attested in the novel genre, as well as (iii) evolving social practices. </description>
      <pubDate>jeu., 18 juin 2026 10:56:32 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2216</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Que vient faire même dans à même ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2229</link>
      <description>L’article étudie la combinaison à même dont on trouve deux emplois en français contemporain : préposition complexe (Paul mange à même le sol) ou élément de la locution être à même de permettant de construire une périphrase verbale (Paul est à même de terminer ce projet). Il s’agit de comprendre la contribution sémantique de même, qui peut sembler quelque peu énigmatique dans ces emplois. L’article adopte d’abord un point de vue diachronique pour faire le point sur l’émergence de ces deux emplois de à même. Ensuite, sont synthétisées des contributions antérieures qui rendent compte de manière unitaire de la polysémie de même (essentiellement Martin, 1975 ; Portine, 1999 ; Van Peteghem, 2001 ; Culioli, 2002). Cela conduit à considérer que même déclenche toujours un double mouvement : suite à une paradigmatisation qui impose d’envisager des valeurs alternatives (Paul a le même chapeau que Pierre impose d’envisager d’autres chapeaux possibles), il y a focalisation sur la valeur véhiculée par l’unité sur laquelle porte même (ici, le chapeau de Pierre). Enfin, nous montrons que cette analyse permet de saisir le rôle de même dans les emplois prépositionnels et périphrastiques de à même. This study deals with French à même used either as a complex preposition (Paul mange à même le sol) or as a piece of the locution être à même de found in a verbal periphrasis (Paul est à même de terminer ce projet). The goal is to understand the semantic contribution of même, which is rather unclear in these two uses. At first, a diachronic perspective leads to grasp the rise of both uses of à même. Then, contributions providing a unitary analysis of même as a polysemic marker are summarized (Martin, 1975; Portine, 1999; Van Peteghem, 2001; Culioli, 2002). From this, we conclude that même imposes a two-fold move: a paradigmatization asking to consider alternative values (Paul a le même chapeau que Pierre asks to consider other potential hats) is followed by a focalization on the value carried by the unit within the scope of même (here, Pierre’s hat). Finally, we establish that this analysis allows to grasp the role of même in prepositional and periphrastic uses of à même. </description>
      <pubDate>ven., 19 juin 2026 11:22:34 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2229</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Évaluation émotionnelle des sacres du français québécois : l’utilisation d’une tâche de Stroop émotionnelle </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2249</link>
      <description>La fonction émotionnelle des sacres du français québécois a été fréquemment évoquée dans la littérature, mais jamais testée expérimentalement. La présente étude examine leur impact sur l’attention afin de préciser leur rôle émotionnel. Vingt-quatre locuteur·rice·s ont participé à une tâche de Stroop émotionnelle incluant des sacres, des mots négatifs, positifs et neutres. Les analyses révèlent que les sacres se rapprochent des mots négatifs, notamment en raison d’une interférence attentionnelle comparable. Ces résultats rejoignent les observations de Vincent (1982), qui associait explicitement les sacres à des émotions négatives. La convergence entre jugements explicites et interférences attentionnelles suggère ainsi que les sacres partagent des propriétés cognitives avec les mots négatifs. Cette recherche constitue la première étude psycholinguistique expérimentale sur les sacres français québécois et met en lumière leur probable fonction émotionnelle négative. The emotional function of Quebec French swear words has often been noted in the literature, yet it has never been tested experimentally. This study investigates their emotional role by examining the impact of swear words on attention. Twenty-four participants completed an emotional Stroop task using swear words, negative words, positive words, and neutral words as stimuli. Results showed that swear words elicited a similar degree of attentional interference as negative words. These findings are consistent with Vincent (1982), who reported an explicit association between swear words and negative emotions. The convergence between explicit judgments and attentional interference indicates that swear words share cognitive properties with negative words. This study provides the first experimental evidence of the emotional function of Quebec French swear words in psycholinguistics, highlighting their likely negative valence. </description>
      <pubDate>mar., 23 juin 2026 10:06:24 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2249</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Assessing the import of morphology in gender assignment: A computational study of French </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2262</link>
      <description>En français, le genre grammatical d’un nom est influencé par l’interaction complexe d’indices sémantiques, phonologiques et morphologiques. Les études précédentes ont montré que le genre est partiellement prédictible à partir de la forme des mots, mais elles ne tranchent pas la question de savoir si la prédictibilité est principalement de source phonologique ou morphologique. Cet article aborde la question à l’aide de réseaux de neurones récurrents entraînés sur un grand lexique de noms du français. Nous évaluons des modèles entraînés sur des représentations orthographiques ou phonémiques, et examinons la qualité des prédictions et le déroulement de la prise de décision. Nos résultats montrent que le genre peut être prédit avec fiabilité à partir de la forme seule et que l’orthographe fournit des indices plus robustes que la phonologie. L’analyse d’erreur montre que le genre des noms non-construits est plus difficile à prédire que celui des noms suffixés. Crucialement, les prédictions les plus fiables et les plus consistantes résultent de séquences finales de mots correspondant le plus souvent à des suffixes dérivationnels. Ces résultats suggèrent que la morphologie est la cause ultime de la fiabilité de l’assignation du genre, alors que la forme de surface est l’intermédiaire par lequel cette prédictibilité émerge. Grammatical gender in French is shaped by a complex interplay of semantic, phonological, and morphological cues. While previous studies have shown that gender is partially predictable from word form, they leave open the question of whether predictability is primarily phonological or morphological in origin. In this paper, we address this issue using recurrent neural networks trained on a large lexicon of French nouns. We evaluate models on both orthographic and phonemic representations, tracking prediction accuracy and the time course of decision-making. Our results show that gender can be reliably inferred from form alone, with orthography offering stronger cues than phonology. Error analyses reveal that simplex nouns are the most challenging, while suffixed nouns are highly predictable. Crucially, we find that the most consistent and accurate predictions arise from frequent word-final sequences that overwhelmingly correspond to derivational suffixes. These findings support the view that morphology is the ultimate driver of gender assignment predictability, while surface form serves as a proxy through which this predictability emerges. </description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 08:28:45 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2262</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Langue des signes française (LSF) et groupes minor(is)és : quelles variations lexicales ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2263</link>
      <description>La langue des signes française (LSF), longtemps cloisonnée aux conversations informelles avec des contacts inter-régionaux restreints, a récemment – à partir du milieu des années 1970 – connu une grande expansion lexicale (Delaporte, 2007) permettant l’étude des variations et des néologismes. Si la variation lexicale régionale est bien reconnue en LSF (Delaporte, 2005), les autres facteurs qui entrent en compte sont moins documentés. Nous nous proposons ainsi d’étudier la variation et la création lexicale de signes en nous intéressant à d’autres facteurs pouvant agir sur le lexique de la LSF. Cette recherche se concentre sur le lexique en lien avec les personnes racisées, la communauté LGBTQIA+ et avec le féminisme, dans la lignée de travaux sur d’autres langues des signes (Bienvenu, 2008 ; Rudner &amp;amp; Butowsky, 1981 ; Schmitz, 2021). À partir d’un corpus d’archives vidéo en LSF et d’entretiens menés auprès de personnes sourdes signantes, nous avons relevé les concepts qui étaient sujets à variation puis analysé les arguments invoqués par les personnes interrogées dans le choix d’une variante ou d’une autre. Cet article s’intéresse particulièrement à cinq concepts : (une personne) ‘noir·e’, ‘transgenre’, ‘lesbienne’, ‘humain·e’ et ‘gynécologue’. Pour chacune des variantes, il s’agira, d’une part, d’établir les liens formels qu’elles entretiennent (ou non) entre elles, et d’autre part, de comprendre les raisons de ces différentes variations. The French Sign Language (LSF), a language for informal conversation for a long time with small contact between regions, has recently – starting from the mid 1970’s – known a large lexical expansion (Delaporte, 2007) that allowed research about variation and neologisms. If the regional lexical variation is well documented in LSF (Delaporte, 2005), other factors which could matter are less studied. We propose to work on lexical variation and creation and look at other factors which could influence LSF. This research focuses on lexicon related to BIPOC persons, LGBTQIA+ community and feminism, follow the work in other sign languages (Bienvenu, 2008; Rudner &amp;amp; Butowsky, 1981; Schmitz, 2021). From a corpus of LSF video archives and interviews with signing Deaf persons, we extract concepts which were subject to variation and analysed the arguments mentioned by our participants for the choice of one or another variant. This paper is about five concepts: ‘black’ (person), ‘transgender’, ‘lesbian’, ‘human’ and ‘gynaecologist’. For each variant, we establish formal relations they have (or not) between them and understand the reasons of those variations. </description>
      <pubDate>mar., 30 juin 2026 09:33:47 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2263</guid>
    </item>
    <item>
      <title>LEX38_couverture </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/2265</link>
      <pubDate>mar., 21 juil. 2026 10:18:15 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/2265</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>