<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Auteurs : Mariia Orlova</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/854</link>
    <description>Publications de Auteurs Mariia Orlova</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>De lever la main à lever l’interdit : Les verbes transitifs de déplacement vertical et leurs extensions sémantiques</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/lexique/845</link>
      <description>L’article traite de plusieurs glissements de sens (semantic shifts) formant une chaîne d’acceptions qui, d’après ses deux maillons extrêmes, peut être appelée to take up → to abolish. Ces glissements de sens seront illustrés par des exemples tirés de 11 langues indoeuropéennes, relevant de différents groupes (helléniques, germaniques et romanes). L’enjeu de l’étude consiste à révéler les bases cognitives du développement sémantique des verbes désignant initialement l’action to take up, qui constitue un modèle apparemment commun à plusieurs langues. La structure de la chaîne en question reflète un accroissement progressif de la distance entre l’objet déplacé et son emplacement initial, ce qui conduit naturellement aux sens to take off, puis to take away. Les maillons finaux de la chaîne représentent la réalisation ultime de l’idée du déplacement de l’objet qui se manifeste dans les acceptions to destroy et to abolish. Ce schéma du développement sémantique des verbes dont le sens primaire est to take up peut être repéré dans de nombreuses langues du monde sous forme de parallèles sémantiques (y compris parmi plusieurs lexèmes au sein d’une même langue). Les occurrences de polysémie régulière témoignent de la pertinence de ce changement sémantique en tant qu’outil de l’appréhension de la réalité et de la réflexion de ses phénomènes dans le langage naturel, aussi bien que de l’implication de mécanismes cognitifs fondamentaux dans l’évolution sémantique de ces verbes. Based on the data of 11 languages belonging to three language groups (Hellenic, Germanic, and Romance), the article considers a range of semantic shifts forming a chain of meanings which, based on its outermost links, may be referred to as to take up → to abolish. The article analyzes the cognitive basis of the semantic development of verbs initially denoting the action to take up, a pattern assumed to be common for several languages. The structure of the chain reflects the idea of the distance between the relocated object and its original location gradually increasing, on the basis of which the meanings to take off and to take away are acquired. The final links of the chain (the meanings to destroy and to abolish) represent the ultimate realization of the idea of removal. This pattern of the semantic development of verbs initially meaning to take up manifests itself in several semantic parallels in languages of the world, including semantic parallels between morphologically close or unrelated lexemes within a given language. The instances of regular polysemy reveal the relevance of this semantic shift as a means of the perception of reality and the reflection of its phenomena in the natural language, as well as the operation of fundamental cognitive mechanisms underlying the semantic evolution of these verbs. </description>
      <pubDate>jeu., 13 juil. 2023 14:04:34 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 25 sept. 2023 14:04:51 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/lexique/845</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>