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    <title>rire</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/1575</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>La raillerie du peuple dans Les Vies des douze Césars de Suétone</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/1662</link>
      <description>La raillerie, trait typiquement romain, est pratiquée aussi bien par le peuple que par les empereurs. Il s'agit d'une expression pleinement autonome qui n'est assimilable ni à la critique ni à la menace, même si elle peut les accompagner. C'est une expression essentiellement comique, qui, comme tout comique, trouve son origine dans l'excès. Mais ce comique est de valeur, et n'a rien à voir avec le rire facile que généreraient bouffonnerie ou grotesque. Exercice intellectuel élaboré, elle recourt volontiers aux jeux de mots, aux clins d'œil, aux apostrophes ciblées. Parfois une véritable chaîne se met en place, on n'arrive que par étapes au raillé, en passant par quelqu'un d'autre ou par des faits qui, apparemment, n'ont rien à voir. Lors des atellanes, le peuple excelle dans cet art qui adapte la fiction à une réalité. Mockery, a typically Roman feature, is practised by lower classes as well as emperors. This is a fully autonomous form of expression which is neither akin to criticism nor threat, even if it can be a part of it. This is an essentially comical form of expression, which, as in all comedies, finds its origins in excess. This form of comedy is valuable and has nothing to do with easy laughter, which jesting and grotesque would generate. As a sophisticated intellectual exercice, it willingly resorts to puns, veiled references, and targeted apostrophes. Sometimes a real chain is established and the mocked target is only attained gradually, through somebody else or some apparently unrelated facts. During the staging of farces, lower classes excel at this art, adapting fiction to some reality. </description>
      <pubDate>ven., 14 avril 2023 09:48:30 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 27 juin 2023 09:07:11 +0200</lastBuildDate>
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      <title>LOL ?</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/1574</link>
      <description>« Un texte comique ? C’est un texte qui fait rire ». Cette proposition, en fait, ne va pas de soi. Rit-on vraiment de nos jours en lisant Plaute ou Horace ? Inversement, nous connaissons tous des œuvres « sérieuses » qui provoquent le rire et sont donc objectivement comiques, quoique l’auteur ne l’ait point voulu. Comment peut-on lire Columelle, voire certaines pages de Virgile dont s’inspire ce même Columelle, sans rire ? Columelle est-il pour autant un auteur comique ? Parler de « comique involontaire » ne suffit pas : à une époque où l’auteur est mort de sa belle mort, où l’intention du lecteur seule semble compter, où la notion de texte « nouménal » est une vue de l’esprit, la notion de « comique involontaire » pose problème. Comment dès lors considérer ces œuvres qui n’atteignent pas ou plus le but que leur auteur s’était fixé ? Le problème n’est pas simplement celui de l’appartenance générique (Plaute écritil des comédies ?) ou de l’identification tonale (Columelle est-il drôle ?), il est aussi celui du jugement de valeur et de la hiérarchie des œuvres littéraires. Columelle, qui nous fait beaucoup rire malgré lui, bien des siècles après sa mort, vaut-il objectivement moins que Plaute ou Horace, qui si souvent ennuient ceux de nos contemporains qui acceptent de les lire ? Cette réflexion sur le comique, nous permettra de réfléchir humblement sur des problématiques littéraires essentielles : où se situe le sens du texte ? Où se niche la valeur d’une œuvre ? Le plaisir de la lecture est-il un label de qualité ? Un texte barbant mérite-t-il qu’on le respecte ? “A comic text? Well, it’s a text that makes people laugh.” In fact, this assertion is not obvious. Do we really laugh reading Plautus or Horace? On the contrary, we all know serious works which trigger laughter and are thus truly comic despite the author’s will. How can you read Columella, and even certain pages from Virgil, whom Columella got inspired from, without laughing? Can we nonetheless call Columella a comic author? Call it unintended humor is not enough: when the author is dead; when the intention of the reader alone counts; when the idea of ‘noumenal’ text is just a view of the mind, the notion of unintended humor is problematic. So, how should we consider these pieces of work whose goals are not or not anymore achieved? The issue at stake is not just that of the gender (does Plautus write comedies?) or that of the tone / shade identification (is Columella funny?). It also deals with the value judgment and the hierarchy of literary works. Is Columella, who makes us laugh unwillingly well after his death, less valuable than Plautus or Horace, who so often bore our contemporaries? This reflection on the comic, will allow us to humbly think on essential literary issues: Where is the meaning of a text? Where is the value of a text? Is pleasure of reading a quality label? Does a boring text deserve respect? </description>
      <pubDate>ven., 14 avril 2023 08:44:34 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 27 juin 2023 09:03:57 +0200</lastBuildDate>
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