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    <title>La retraite</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2672</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/mosaique/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:02:09 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 20 janv. 2025 09:39:46 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2674</link>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:03:39 +0100</pubDate>
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      <title>« Rentre en toi-même et vois ». Puissances néoplatoniciennes de la retraite intérieure </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2676</link>
      <description>De Socrate retiré sous le porche des voisins (Le Banquet) à la valorisation de la maxime « vis caché » dans le néoplatonisme grec, le thème du retour à soi gagne en puissance. L’Alcibiade de Platon répondait à l’injonction « connais-toi toi-même » ; au iiie siècle, Plotin la recodifie : « rentre en toi-même et vois ». On a cherché à voir là une désertion de la politique (une « dépolitisation ») et ainsi un effet de structures sociales de plus en plus oppressantes.Le but de cet article est double : montrer, d’abord, que la retraite intérieure fait découvrir un « soi-même » d’une autre nature que le moi et plus puissant que lui. Ensuite que, loin d’être une introspection, elle ne consiste pas non plus en une capitulation. Il faut comprendre la retraite intérieure comme une politique psychique par laquelle on se dote de la puissance, négative, de rompre notre dépendance au pouvoir. From Socrates’ retreat to the porch (Symposium) to the promotion of the maxim “live hidden” in the Greek Neoplatonism, the theme of returning to self gained in power. Plato’s Alcibiades responded to the injunction “know thyself”; in the 3rd century, Plotinus recodified it: “enter into thyself and see”. This has been seen as a desertion of politics (“depoliticization”) and thus an effect of oppressive social structures.The aim of this article is twofold: firstly, to show that inner retreat leads to the discovery of a “self” that is different from, and more powerful, than the ego. Secondly, far from being introspection, inner retreat does not mean surrender. Inner retreat should be understood as a psychic policy through which we endow ourselves with the potency, negative, to break our dependence on power. </description>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:18:49 +0100</pubDate>
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      <title>Foyers en rupture. Entre accalmies et débâcle, les résistances de la retraite </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2684</link>
      <description>Le foyer est traditionnellement associé à un espace de retraite, entendue comme refuge à l’écart du monde. L’objectif de cet article est d’explorer la relation entre foyer et retraite, sans céder sur une potentialité politique du foyer en tant qu’espace de cohabitation. Cela engage une définition spécifique de la retraite qui soit conciliable avec la transformation du monde. Rejeté au-dehors de la politique, le foyer peut investir positivement cette marginalisation, et devenir une retraite d’où est possible la critique du monde. Mais en brouillant la distinction entre domestique et politique, on risque de projeter cette binarité dans la politique elle-même, qui se déclinerait entre un sens d’action et de subversion, et un envers réactionnaire voire conservateur. Le passage par un type de foyer singulier, les Wohnprojekte, doit permettre de penser un sens politique du foyer qui garde une dimension de retraite tout en ouvrant une perspective créatrice et transformatrice. Home is traditionally associated with retreat, understood as a refuge from the world. The aim of this article is to explore the relationship between home and retreat, without relinquishing the political potential of home as a space of cohabitation. This leads to the definition of a specific retreat that could be reconciled with the transformation of the world. Rejected outside politics, home can positively invest this marginalisation, and become a retreat from which a critique of the world is possible. But by blurring the distinction between the domestic and the political, we run the risk of projecting this duality into politics itself, which would be divided between a sense of action and subversion, and a reactionary or even conservative underside. The passage through a singular type of home, the Wohnprojekte, should make it possible to think about a political meaning of the home that retains a dimension of retreat while opening up a creative and transformative perspective. </description>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:26:11 +0100</pubDate>
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      <title>Un philosophe du monde ? Retraite et philosophie facile chez Hume </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2698</link>
      <description>La prosopopée de la Nature à la fin de la première section de l’Enquête sur l’entendement humain arbore sans ambiguïté le rejet de la figure du savant isolé, mélancolique, plongé dans l’incertitude et rejeté par ses pairs. Cependant, Hume lui-même associe l’exigence de la pensée précise à une nécessaire retraite qu’il dû pratiquer pour composer certaines de ses œuvres maîtresses. L’équilibre qu’il prône entre une sociabilité qu’il comprend univoquement comme mondanité et une activité savante exigeante trouve son mode d’exposition privilégiée dans la figure intermédiaire d’une philosophie à la fois facile à comprendre et abstruse dans la qualité de ses raisonnements et dans son objet. Par là, il entend participer au progrès du savoir et à l’instruction de ses semblables, en alliant manière plaisante et matière profonde. La forme de l’essai, qui domine sa production après 1740, est ainsi l’expression, plutôt que d’une stratégie de diffusion de ses écrits, d’un véritable remaniement du projet philosophique humien, qui quitte la pure retraite et la pure spéculation pour exploiter les virtualités pratiques de la pensée sceptique en entrant dans la bonne société. The prosopopeia of Nature at the end of the first section of the Inquiry into Human Understanding unambiguously states the rejection of the isolated scholar’s life-style, plunged into uncertainty and melancholy and rejected by others. However, Hume himself associates the requirement for precise thought with a necessary retreat that he had to practice to write some of his master works. The balance he advocates between sociability as he understands it in a mundane way on the one hand, and a thorough speculation on the other hand, finds its expression in the intermediate figure of a philosophy that is at the same time easy to understand and accurate in its reasonings. By combining a pleasant manner and an abstruse matter, he intends to instruct society and increase knowledge of human nature. The form of the essay, largely prevalent in his writings after 1740, is thus the expression of a deep reorientation of the Humean philosophical project, rather than a strategy for disseminating his writings. Then Hume leaves retirement and speculation with no practical bearing to exploit the morally useful potentialities of sceptical thought by entering good society. </description>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:39:08 +0100</pubDate>
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      <title>Écrire et imaginer la retraite : un regard fantasmé sur Tibère à Capri </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2708</link>
      <description>De l’asile de débauche au refuge mélancolique, le départ de Tibère à Capri fut propice à toutes les interprétations au fil du temps. L’étude de la postérité littéraire de l’épisode contribue non seulement à dévoiler la plasticité du motif de la retraite, mais aussi à situer son intérêt narratologique, en particulier pour une littérature moderne préoccupée par les conditions d’accès à une vérité de l’individu. Tibère semble être devenu au fil du temps le sujet propice à une réflexion sur les limites de la prétention du regard extérieur à l’objectivité. L’Empereur et son île restent fondamentalement énigmatiques, mais c’est ce qui offre à la littérature un vaste champ pour l’exploration de cette distinction tragique entre l’être et le monde, grâce notamment à l’opposition polyphonique des voix de la masse et de celle de l’individu exilé. Over the years, Tiberius’ departure for Capri has been portrayed in a variety of ways, ranging from a hedonistic asylum to a wistful haven. An examination of the literary posterity serves to both contextualize the narratological appeal of the retreat theme and demonstrate its malleability, especially in light of a modernist focus on the circumstances surrounding access to individual truth. It appears that Tiberius has evolved into the perfect topic for considering the boundaries of the outside view's argument for objectivity. Due in large part to the polyphonic nature of the Emperor and his island, literature has a wide range of opportunities to explore this terrible division between being and the world, especially because of the polyphonic antagonism between the voices of the multitude and the exiled individual. </description>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:42:12 +0100</pubDate>
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      <title>La retraite, une question de bon sens </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2724</link>
      <description>Suivant, dans un premier temps, la pensée de Bernard Friot, cet article montre que la question des retraites est bien plus qu’une question de répartition des revenus : à travers elle se joue une lutte pour la fixation du sens du travail, son bon sens. Mais en rester à ce conflit économico-sémantique serait méconnaître la portée déconstructrice d’une pensée qui prend la retraite au sérieux, la pose comme « première ». Dans un second temps, s’inscrivant dans les pas de Derrida, il s’agit d’accompagner le mouvement de la retraite dans la déconstruction du sens en tant que tel, du sens du sens ; c’est-à-dire à mettre en crise l’ontologie qui soutient toute pensée économique, aussi renversante soit-elle. C’est finalement l’ouverture de l’économie sur son dehors, la rupture du cercle de l’échange, le don tel qu’il est thématisé par Lévinas, qui apparaît comme l’angle le plus pertinent pour aborder la question de la retraite, dont l’enjeu est la justice avant la souveraineté. Following initially the thinking of Bernard Friot, this article shows that the question of pensions is much more than a question of income distribution: through it there is a struggle to establish the genuine sense of labour. But to stop there would be to ignore the deconstructive scope of a thought that takes retirement seriously, and strives to begin with it. Secondly, following in the footsteps of Derrida, it is a question of accompanying the movement of retirement in the deconstruction of meaning as such, of the meaning of meaning; that is to say, to put into crisis the ontology which supports all economic thought, however astonishing it may be. It is ultimately the opening of the economy to its outside, the breaking of the circle of exchange, the gift as it is thematized by Levinas, which constitutes the most relevant angle to approach retirements, of which the issue is justice before sovereignty. </description>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:43:08 +0100</pubDate>
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      <title>Liste des expert.es externes ayant évalué des articles pour Mosaïque - Années 2023-2024 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2737</link>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 11:47:32 +0100</pubDate>
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      <title>Couverture n°22 - Décembre 2024 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2738</link>
      <pubDate>mar., 14 janv. 2025 12:00:43 +0100</pubDate>
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