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    <title>classical philology</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2761</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Les fautes de goût de Lucain1 : critique esthétique ou justification éthique et politique ? Le point de vue des éditeurs anciens du poème</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2751</link>
      <description>Dans la Pharsale, épopée de Lucain sur la guerre civile entre César et Pompée, les dieux n’ont plus leur place. Ce choix, des plus audacieux, a valu à Lucain nombre de critiques, de l’Antiquité à nos jours. Pour beaucoup, c’est une faute de goût, une infraction aux codes esthétiques traditionnels de l’épopée, pour laquelle le poète néronien ne mérite plus même d’être appelé poète, mais historien. Cette étude s’intéresse aux jugements que les éditeurs anciens du poème, dans les préfaces et textes liminaires des éditions des xvie aux xviiie siècles notamment, ont formulés pour qualifier cette « faute de goût ». Il s’agira de voir comment ce qui est aujourd’hui unanimement appréhendé comme un choix esthétique à portée politique a fait l’objet de virulentes critiques et débats entre érudits. Les éditeurs sont en effet partagés : les uns se livrent à une défense et apologie de l’innovation lucanienne, d’autres condamnent et blâment une faute de goût intentionnelle et inexcusable, d’autres encore allèguent la jeunesse d’un poète influencé par les mœurs de son époque et la décadence contemporaine. Nous verrons quels critères – littéraires, esthétiques ou culturels ; anciens, contemporains, ou anachroniques – et quelles figures d’autorité sont appelés à la barre pour accuser ou défendre le poète néronien qui, par ses audaces, n’a cessé de fasciner depuis le premier siècle de notre ère. In the Pharsalia, Lucan’s epic about the civil war between Caesar and Pompey, the gods have no place. This choice, one of the most audacious, has earned Lucan many critics, from Antiquity to today. For many, it is a fault of taste, an infringement of the traditional aesthetic codes of the epic, for which the Neronian poet does not even deserve to be called a poet, but a historian. This study is interested in the judgments that the ancient editors of the poem, in the prefaces and introductory texts of the editions of the sixteenth to eighteenth centuries in particular, have formulated to qualify this “fault of taste”. I want to study how what is today unanimously understood as an aesthetic choice with political implications was the subject of virulent criticism and debate among scholars. The editors are indeed divided: some defend and praise Lucanian innovation, others condemn and blame an intentional and inexcusable fault of taste, still others allege the youth of a poet influenced by the mores of his time and contemporary decadence. I will see which criteria – literary, aesthetic or cultural; ancient, contemporary, or anachronistic – and which figures of authority are called to the stand to accuse or defend the Neronian poet who, by his audacity, has never ceased to fascinate since the first century of our era. </description>
      <pubDate>mar., 03 juin 2025 16:18:16 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 03 juin 2025 16:18:16 +0200</lastBuildDate>
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