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    <title>Mondes émotionnels et recherche : un laboratoire de l'intime en SHS</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2855</link>
    <description> H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne Kowalski, avec l&amp;#39;aide de Samy Bounoua, Rebecca Legrand et Audran Aulanier pour la coordination &amp;eacute;ditoriale. Alice Dancerelle-Bourlon et Karolina Suchecka pour la pr&amp;eacute;paration des textes. </description>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/mosaique/65">Numéros</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>lun., 05 janv. 2026 14:56:24 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>ven., 09 janv. 2026 13:18:17 +0100</lastBuildDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2858</link>
      <pubDate>lun., 05 janv. 2026 14:57:18 +0100</pubDate>
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      <title>(Ne pas) travailler sur les croisades à l’heure du génocide palestinien </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2861</link>
      <description>L’auteur explore l’impact des émotions, notamment la colère et la tristesse, sur sa pratique de l’histoire. Il réfléchit à la manière dont les violences en Palestine modifient sa perception des textes médiévaux liés aux croisades, en rendant plus difficile la distance critique propre au métier d’historien·ne. Il propose trois pistes : utiliser les émotions pour engager un discours sur le présent, repenser ses recherches avec un regard neuf, ou accepter un silence temporaire pour mieux gérer l’impact émotionnel. Cette réflexion cherche à concilier engagement émotionnel, réflexion éthique sur l’utilisation des émotions en histoire et rigueur méthodologique. The author explores the impact of emotions, particularly anger and sadness, on his practice of history through his work on the Crusades. In light of the tragic current events, especially the violence in Palestine, he reflects on how these events reshape his perception of medieval texts, making it harder to maintain the critical distance essential to the historian’s role. He proposes three approaches: using emotions to address the present, rethinking research with a fresh perspective, or accepting temporary silence to better manage emotional impact. This reflection questions the ethics of using emotions in research, emphasizing that they can deepen understanding of past massacres but may also lead to unhealthy opportunism and seeks to reconcile emotional engagement with historical rigor. </description>
      <pubDate>lun., 05 janv. 2026 14:58:23 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>L’idolâtrie ou l’admiration : trouver la bonne focale pour bien parler de ses alliés substantiels </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2869</link>
      <description>Héritier·ères d’une conception du travail scientifique faisant la part belle aux dualismes, les chercheur·euses contemporain·es multiplient les tentatives pour élargir leurs horizons. À partir de mon vécu de doctorant, je développe les impasses dans lesquelles mène une conception du savoir qui oppose science et émotions : la préférence pour l’un de ces deux pôles crée en effet plus de problèmes qu’elle n’en résout. Comment, alors, trouver les bons équilibres entre rigueur scientifique, prise en compte des émotions, implication existentielle et insertion dans une communauté de savoir ? La « diplomatie des relations » défendue par Baptiste Morizot pourrait nous aider à identifier puis à mettre en place les combinaisons internes et externes adéquates. L’objectif est bien de modifier le réel, via la transformation de ses propres pratiques scientifiques, en faisant notamment des émotions autant de compagnes et d’occasions heuristiques. Heir to a conception of scientific work that gives pride of place to dualisms, the contemporary researcher multiplies his attempts to broaden his horizons. Drawing on my own experience as a doctoral student, I explore the blind alleys of a conception of knowledge that pits science against emotion: a preference for either pole creates more problems than it solves. How can we find the right balance between scientific rigour, the consideration of emotions, existential engagement and integration into a community of knowledge? The “diplomacy of interdependence” advocated by Baptiste Morizot could help us to identify and implement the right internal and external combinations. The aim is to transform reality by transforming our own scientific practices, by using emotions as companions and heuristic possibilities. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:05:24 +0100</pubDate>
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      <title>Le trouble ou l’étonnement philosophique à l’ère postcoloniale. Lire l’Orient chez Hegel </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2877</link>
      <description>Cet article propose une lecture de l’Orient chez Hegel à partir de la conceptualisation d’un nouveau paradigme de lecture que nous identifions au « trouble ». Prenant acte de ses usages philosophiques contemporains – principalement chez Judith Butler – nous souhaitons démontrer la fécondité de la notion de trouble en histoire de la philosophie. Pour ce faire, nous mobiliserons la pensée hégélienne à un triple niveau : comme cas paradigmatique de la manière dont la Renaissance orientale dans l’Europe savante du xixe siècle fut un facteur de trouble pour la pensée de Hegel ; comme lieu d’une formulation spéculative originale du trouble ; enfin en tant qu’objet d’application du trouble entendu comme une méthode de lecture renouvelée du canon philosophique classique. À la fois théorique et affectif, le trouble méthodologique prend ainsi appui sur une réflexivité corporelle nouvellement critique, à partir de laquelle devient possible une lecture renouvelée des textes modernes. This article offers a reading of the Orient in Hegel through the conceptualization of a new interpretative paradigm that I identify as “trouble”. Drawing on its contemporary philosophical uses – primarily in Judith Butler – I aim to demonstrate the fecundity of the notion of trouble for the history of philosophy. To this end, I will engage with Hegel’s philosophy on three levels: first, as a paradigmatic case of how the Oriental Renaissance in nineteenth-century European scholarship constituted a factor of trouble for his thought; second, as the site of an original speculative formulation of trouble; and third, as an object of application for trouble understood as a renewed method of reading the classical philosophical canon. As both a theoretical and affective experience, methodological trouble is grounded in a critical bodily reflexivity, opening the way to a new reading of modern texts. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:07:41 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>Ce que nos colères ont à nous dire. Enquêter sur la précarité de logement des femmes, nommer les violences invisibilisées </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2888</link>
      <description>Nos recherches portent sur la précarité résidentielle de femmes en Suisse romande. Nous interrogeons le type de recours et les alternatives aux dispositifs sociaux relatifs au logement auxquels elles ont droit. Les femmes rencontrées nous rappellent combien les violences patriarcales, qui structurent nos sociétés, imprègnent tous les lieux. Le foyer avant tout. Mais beaucoup des lieux d’accueil – publics ou privés – également.Quelle colère d’entendre revenir sans cesse cette violence destructrice et si peu de remise en question sociétale. Progressivement nos tripes de chercheuses féministes ont commencé à gronder sans qu’il soit possible de les faire taire avec cette certitude que nous sommes toutes et tous concerné·es.Cet article propose de revenir sur un déclic épistémologique permis par l’émotion. Il cherche à ouvrir un dialogue sensible entre chercheuses, pour replacer les affects au cœur de nos méthodologies et analyses, espérant ainsi transformer nos colères en un mouvement émancipateur. Our research focuses on the residential precariousness of women in Switzerland. We question the reasons behind these women's non-utilization of social services to which they are entitled, such as emergency accommodations. The women we encountered remind us of the pervasive nature of patriarchal violence that characterizes our societies, affecting all spaces, particularly the marital home, but also many shelters – both public and private.It is infuriating to repeatedly hear about this destructive violence with so little societal reflection. Gradually, our instincts as feminist researchers begin to stir, and it becomes impossible to silence them. We are all affected.This article aims to revisit an epistemological awakening facilitated by emotion. It opens a sensitive dialogue among researchers, placing affect at the core of our methodologies and analyses, with the hope of transforming our angers into an emancipatory movement. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:09:47 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>« Je n’aurais pas mené cette étude seule » : une étude des émotions des chercheuses en analyse du discours sur les violences sexistes et sexuelles </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2899</link>
      <description>Cette étude, inscrite dans le champ de la Feminist Critical Discourse Analysis, interroge la place de l’émotion des chercheuses dans un corpus de publications universitaires sur les violences sexistes et sexuelles (VSS). Partant de notre expérience de jeunes chercheuses, nous remarquons que la recherche sur des sujets sensibles peut être éprouvante et que l’expérience personnelle influence le travail scientifique. Pourtant, être affectée en tant que chercheuse reste peu abordé en sciences du langage. Dans une perspective féministe, nous adoptons l’approche du researching the researcher et analysons la présence ou l’effacement de l’émotion des chercheuses dans notre corpus. Si l’émotion y apparaît, seul un quart des occurrences concerne les chercheuses elles-mêmes. Cette enquête met en avant les défis de l’analyse discursive des VSS et propose des recommandations pour mieux prendre soin des chercheuses. The present study, situated within Feminist Critical Discourse Analysis, explores the role of researchers’ emotions in a corpus of academic publications on gender-based violence (GBV). Drawing from our experience as early-career researchers, we acknowledge that studying sensitive topics can be challenging and that personal experience influences scientific work. However, being affected as a researcher remains understudied in linguistics. From a feminist perspective, we adopt a researching the researcher approach and analyze the presence or absence of researchers’ emotions in our corpus. While emotions do appear, only a quarter of the occurrences explicitly concern the researchers themselves. This study highlights the challenges of discourse analysis on GBV and provides recommendations to better care for researchers. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:12:41 +0100</pubDate>
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      <title>Penser avec l’émotion : pour une épistémologie de la conférence-performance </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2910</link>
      <description>Cet article souhaite démontrer que l’émotion n’est plus à proscrire dans le cadre scientifique. À l’inverse, elle peut constituer un moteur heuristique permettant de renouveler une analyse critique, notamment lorsqu’il s’agit de repenser une œuvre maintes fois étudiée auparavant. En articulant histoire du cinéma et histoire des formes dans le champ de la production et de la restitution du savoir contemporain, cet article vise à théoriser la pratique de la conférence-performance, pensée comme une modalité de recherche incarnée conciliant subjectivité et rigueur académique. Cette réflexion s’appuie sur une recherche en cours autour des archives de Jean Vigo, conservées par la Cinémathèque française. This article aims to demonstrate that emotion should no longer be excluded from the scientific sphere. On the contrary, it can serve as a heuristic driver for renewing critical analysis, particularly when it comes to rethinking a work that has been studied many times before. By linking the history of cinema and the history of forms in the field of contemporary knowledge production and restitution, this article seeks to theorize the practice of the lecture-performance, understood as an embodied research modality that reconciles subjectivity and academic rigor. This reflection is based on ongoing research into the archives of Jean Vigo, preserved by the Cinémathèque française. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:17:09 +0100</pubDate>
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      <title>De la pratique à la théorie, des marchés à l’école : le massage thaï comme technique d’affection. Une restitution ethnographique </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2920</link>
      <description>L’observation participante est une technique d’enquête utile en anthropologie pour approcher des données de terrain dites « expérientielles », puisqu’elle engage la mise à l’épreuve du chercheur par la pratique qu’il étudie. Néanmoins, cela pose des questions en matière des distanciations nécessaires avec l’objet d’étude, en vue de produire une analyse de la réalité sociale rencontrée qui soit capable de s’extraire de l’expérience de terrain au sens strict. Dans cet article, je traite les implications de ces enjeux à partir de mon ethnographie au Nord de la Thaïlande portant sur le massage thaï. Je montre ainsi comment l’émotion a constitué l’impulsion me conduisant à devenir apprenti masseur de marché, jusqu’à finalement ressentir le besoin de réorienter l’enquête sur le thème de la transmission. Après l’exposé de ces déterminants émotionnels, je développe les théories du massage thaï à travers le thème de l’affectivité, afin de mettre en exergue les rapports entre le langage et la physiologie. Participant observation is a useful anthropological method for approaching so-called “experiential” field data, as it involves putting the researcher to the test through the practice being studied. Nevertheless, it raises questions regarding the distancing required from the object of study in order to produce an analysis of the social reality encountered that can extract itself from field experience in the strict sense. In this article, I address the implications of these issues based on my ethnography in Northern Thailand on Thai massage. I show how emotion formed the impulse that led me to become an apprentice market masseur, eventually leading me to feel the need to reorient the inquiry toward the theme of transmission. After presenting these emotional determinants, I develop the theories of Thai massage through the theme of affectivity in order to highlight the relationships between language and physiology. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:18:36 +0100</pubDate>
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      <title>Auto-réflexivité et connivence raciale en recherche : Perspectives Black feminist </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2937</link>
      <description>Les protocoles éthiques procéduraux protègent généralement les participant.e.s à la recherche, mais ignorent l’impact émotionnel de celle-ci sur la recherche et les chercheur.e.s, notamment lorsqu’ielles recueillent des récits d’oppression. Le concept de connivence raciale suggère que le partage d’une identité raciale entre chercheur.e.s et participant.e.s peut faciliter les relations de recherche ainsi que la production des données. Néanmoins, cette proximité peut également générer des tensions susceptibles de [re]produire des rapports de pouvoir. La relation entre chercheur.e et participant.e oscille ainsi entre une position d’insider et d’outsider, influençant les perspectives méthodologiques et épistémologiques qui sous-tendent la recherche. Les approches Black feminist valorisent les émotions et l’expérience subjective comme source de savoirs situés, remettant en question l’injonction à l’objectivité et à la neutralité en recherche. Cet article propose d’interroger la notion de connivence raciale à partir d’une perspective Black feminist, en soulignant la nécessité d’une auto-réflexivité éthique pour appréhender les dilemmes générés par les émotions et les identités dans les pratiques de recherche. Procedural ethical protocols generally protect research participants but often overlook the emotional impact on the research and the researchers themselves, particularly when collecting accounts of oppression. The concept of racial connivance suggests that sharing a racial identity between researchers and participants can facilitate research relationships as well as data production. However, this proximity can also generate tensions, potentially [re]producing power dynamics. The relationship between researchers and participants oscillates between positions of insider and outsider, influencing the methodological and epistemological choices that underpin the research. Black feminist approaches value emotions and subjective experience as sources of situated knowledge, challenging the imperative of objectivity and neutrality in research. This article examines the notion of racial connivance from a Black feminist perspective, emphasising the need for ethical self-reflexivity to navigate the dilemmas arising from emotions and identities in research practices. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:19:49 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>À quel point la recherche est-elle affect-ée ? Entretien avec Louis Quéré </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2947</link>
      <description>Cet article propose une mise en récit des mots du sociologue Louis Quéré, connu pour ses travaux sur les émotions, bien que ses recherches ne se résument pas à cela. Du choix de l’objet à l’écriture, en passant par les lectures et le recueil de données, cet entretien permet de découvrir la place des émotions dans les recherches de Louis Quéré, qu’il les appréhende comme objet de recherche ou comme paramètre présent à chaque étape de la réalisation d’une enquête. This article aims to put Louis Quéré’s words into narrative, especially known for his works on emotions, although this is not the only research topic addressed in his career. Thus, from topic choice to writing, passing by readings and data collection, the aim of this article is to discover the emotions’ role in Louis Quéré’s researches, whether he perceives them as research topics or as a parameter involved at each stage of a study. </description>
      <pubDate>mar., 06 janv. 2026 15:21:02 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Les chemins de l’émotion. Une épistémologie incarnée dans un espace interurbain israélien </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2956</link>
      <description>Comment se forge un savoir ? Comment les émotions nées d’un corps en mouvement, et amalgamées à un foisonnement de perceptions sensorielles et de représentations cognitives, peuvent enrichir la pratique du terrain ethnographique ? Cet article aspire à apporter des éclairages concernant le lien indéfectible entre une approche sensible de nos environnements de recherche, les émotions nées de cette rencontre incarnée, et l’émergence de nouvelles formes d’action et de savoirs sur le terrain. Pour ce faire, je vais privilégier un moment rare de l’enquête, à savoir une marche improvisée de trois kilomètres réalisée entre la ville « arabe » de Nazareth et la ville « juive » de Nof HaGalil lors de mon premier terrain ethnographique en Galilée. La disruption sensorimotrice et émotionnelle engendrée par cette marche a provoqué des réverbérations cognitives qui m’ont ensuite permis de questionner mes propres pratiques d’immersion corporelle dans l’espace, et d’envisager certains aspects de ma recherche sous un jour nouveau. How is knowledge created? Can emotions emerging from a body in motion – and blended with an abundance of sensory perceptions and cognitive representations – enrich the practice of ethnographic fieldwork? This article aims to shed light on the unwavering link between the adoption of a sensory approach to our research environments, the emotions ensuing from this embodied encounter, and the emergence of new forms of action and knowledge during fieldwork. In order to do this, I will focus on a rare moment in the investigation, namely an improvised three-kilometer walk that I did during my first ethnographic research in the Galilee between the “Arab” city of Nazareth and the “Jewish” city of Nof HaGalil. The sensorimotor and emotional disruption caused by this walk caused cognitive reverberations that allowed me to question my own practices of bodily immersion in space, and to consider some aspects of my research in a new light. </description>
      <pubDate>jeu., 08 janv. 2026 11:05:54 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>La sensibilité spatiale et l’étude des maisons-musées : une autoréflexion à travers les lieux de mémoire </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2962</link>
      <description>Dans cet article, je réfléchis sur le lien entre les lieux qui ont façonné ma conception de la mémoire et mon sujet de recherche actuel, centré sur un type spécifique de lieux de mémoire : les maisons-musées d’artistes dans les pays de langues romanes. Ayant grandi au Liban, dans des lieux gorgés de non-dits, j’explique comment j’ai appris à interroger l’espace, qu’il s’agisse de ma maison ou de ma ville. Je m’attarde également sur le rôle de la littérature dans cette démarche dont la visée principale est d’extraire les récits enfouis sous la douleur causée par la guerre civile libanaise. Au fil de ma réflexion, je présente et commente les interrogations nées de mes expériences passées et que j’essaie d’articuler à mon terrain de thèse. In this article, I reflect on the link between spaces that have shaped my view on memory and my current research topic that focuses on artists’ house museums in romance-speaking countries as places of memory. Having grown up in Lebanon, in spaces filled with untold stories, I explain how I learned to communicate with them, whether it’s my own house or my city. I also explain the role that literature has played in the quest to extract narratives buried under the pain caused by the Lebanese civil war. Throughout this article, I present and discuss the questions born out of my previous experiences and that I try to connect to my thesis fieldwork. </description>
      <pubDate>jeu., 08 janv. 2026 11:07:47 +0100</pubDate>
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    </item>
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      <title>En quête d’enquête enthousiasmante : méta-autoethnographie d’un mémoire en imparenté neuroqueere </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2972</link>
      <description>Méta-autoethnographie de l’essai spéculatif Mémoires neuroqueeres | Neuroqueerer le mémoire : Devenir-avec entre impair·es queer·es neurodivergenr·es, cet article file les émotions qui ont traversé son auteur aux différentes étapes de la construction de son mémoire. En suivant son rejet d’une approche détachée – tant d’un point de vue épistémologique que sensible – de la neurodivergence, l’article explore les joies et peines qui ont guidé ses pas jusqu’à son élaboration de l’imparenté neuroqueere via une autoethnographie par conversations entre proches fauteur·ses de trouble. En défaisant et reprisant sa pratique scientifique, il invite à considérer la valeur heuristique des émotions suscitées par ses lectures et ses réflexions afin d’esquisser les possibles enthousiasmants que peut ouvrir une enquête sensible, encorporée et reliée. As a meta-autoethnograpy of the speculative essay Neuroqueer Memories | Neuroqueering the Master Thesis: Becoming-with between queer neurodivergent oddkin, this article tracks the emotions that passed through its author at the different stages of the construction of his thesis. Following his rejection of a detached approach of neurodivergence – both from an epistemological and sensitive point of view –, the article explores the joys and sorrows that lead him to conjure neuroqueer oddkin and autoethnographic accounts articulated around interviews with his troublemaker kin. By undoing and mending his scientific practice, he invites us to consider the heuristic value of the emotions induced by his readings and reflections in order to outline the thrilling possibilities that a sensitive, incorporated and connected inquiry can open up. </description>
      <pubDate>jeu., 08 janv. 2026 11:19:40 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/2972</guid>
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      <title>Couverture n° 24 - Décembre 2025 </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2990</link>
      <pubDate>lun., 19 janv. 2026 16:16:39 +0100</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/2990</guid>
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