<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>rhétorique</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/414</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Une vigilance inquiète : Marie de Hongrie et la défense des Pays-Bas en 1541</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2621</link>
      <description>Cet article examine l’activité politique épistolaire de Marie d’Autriche, reine douairière de Hongrie et gouvernante générale des Pays-Bas habsbourgeois au prisme d’une émotion : la peur. Le point d’observation choisi est celui de l’année 1541, période précédant la neuvième guerre d’Italie (1542-1546) et caractérisée par une intensification des tensions entre Charles Quint et François Ier. Dans ce climat politique, Marie de Hongrie gouverne non sans inquiétude. En effet, le champ lexical de ce sentiment innerve sa correspondance. Par conséquent, afin d’en saisir le sens, l’expression de la peur sera appréhendée dans sa triple dimension : d’abord, comme la manifestation concrète d’un danger politique existant, ensuite comme le catalyseur d’une activité politique prudente et enfin comme un dispositif rhétorique dans lequel la mise en scène de ses affects participent à la reconnaissance de ses besoins. This article examines the political epistolary activity of Marie of Austria, queen dowager of Hungary and general governor of the Habsburg Netherlands through the lens of one emotion: fear. The chosen period of observation is the year 1541, preceding the Ninth Italian War (1542-1546) and marked by escalating tensions between Charles V and Francis Ist. In this political climate, Marie of Hungary governs not without apprehension. Indeed, the lexical field of this sentiment permeates her correspondence. Therefore, in order to grasp its meaning, the expression of fear will be approached in its threefold dimension: first, as the concrete manifestation of an existing political danger, secondly as the catalyst for prudent political activity, and finally as a rhetorical device in which the staging of her emotions contributes to the recognition of her needs. </description>
      <pubDate>mer., 03 juil. 2024 10:46:41 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 15 juil. 2024 16:38:50 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/2621</guid>
    </item>
    <item>
      <title>De la concordia à la convenientia : quelques réflexions sur la rhétorique de la concorde à l’époque ostrogothique à partir des Variae de Cassiodore</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2557</link>
      <description>Dans l’Italie du vie siècle, les rois ostrogoths recourraient déjà aux outils à leur disposition pour inscrire leur présence dans l’espace public de leur époque et communiquer avec leurs sujets. L’écrit, diffusé et affiché dans les lieux les plus fréquentés, était une des modalités du gouvernement des hommes largement exploitée pour limiter les tensions et appeler à l’unité. Les travaux menés sur l’idéologie à partir des actes de chancellerie conservés dans les Variae de Cassiodore ont mis en évidence la portée de certains mots spécifiques de la parole royale, mais les métaphores et les allégories étaient des procédés rhétoriques tout aussi efficaces, sinon plus, pour exiger la concorde au sein du royaume ostrogothique. Une analyse des images de la concorde dans les Variae de Cassiodore révèle, entre autres choses, un concept clé de l’idéologie des rois goths : l’accordance (convenientia). In sixth-century Italy, the Ostrogothic kings were already using tools to assert themselves within the public space of their time and communicate with their subjects. The written document, disseminated and displayed in the most frequented places, was one of the means widely employed to alleviate strains and to call for unity. Studies on ideology based on the acts of chancellery preserved in Cassiodorus’ Variae have highlighted the significance of specific words of the royal speech, but metaphors and allegories were equally, if not more, effective rhetorical devices for demanding concord within the kingdom. An analysis of the images of concord in Cassiodorus’ Variae reveals, among other things, a key concept in the ideology of the Gothic kings: convenientia. </description>
      <pubDate>mar., 02 juil. 2024 11:49:41 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 15 juil. 2024 16:32:22 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/2557</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Musique et physique dans l’Harmonie universelle de Marin Mersenne (1636)</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/411</link>
      <description>Cet article se consacre à la question des rapports entre la physique et l’acoustique dans l’Harmonie universelle de Marin Mersenne. L’ouvrage est une source de première importance dans l’histoire de la science moderne et la naissance du mécanisme. La musique constitue en effet pour l’auteur un lieu d’investigation intellectuelle à part entière, où il élabore une méthode d’analyse inspirée par les principes de la nouvelle physique. Dans cette étude, nous voudrions éclairer le projet scientifique de Mersenne et analyser ses stratégies d’écriture. Ludique et vivante, la plume du physicien se donne pour tâche d’interroger le réel et d’en décoder le sens, pour offrir au lecteur une représentation éloquente de la beauté du monde. This paper deals with the question of the relations between physics and acoustic in the treaty of Harmonie universelle written by Marin Mersenne. The book is a main source in history of modern science, and the birth of mechanism. Music is an important field of intellectual research for the autor. Mersenne elaborates in the book a method of analysis influenced by principles of the new physics. In this study, we want to explain Mersenne’s scientific project, and analyse his literary strategy. The style of writing is playful and living. He aims to question reality, and explain its meaning to show the reader the beauty of the world. </description>
      <pubDate>jeu., 02 mars 2023 14:48:54 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>lun., 26 juin 2023 13:54:03 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/411</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Tragedies to Laugh at – Lucian on the Failures of Mimesis</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/575</link>
      <description>Cet article examine les conceptions de la « tragédie » chez Lucien, entre philosophie, théâtre et rhétorique. L’idée selon laquelle la vie est une forme de tragédie que nous jouons sur terre est inséparable de la conception rhétorique de la mimésis, qui exige de celui qui prend la parole qu’il imite les grands orateurs et les acteurs de l’histoire passée. À l’époque de Lucien, cette recherche de l’imitation ne se limitait pas aux orateurs mais concernait aussi les philosophes. L’élément principal autour duquel s’articule la critique de Lucien est que ces derniers prétendent être les successeurs des philosophes classiques et que la définition qu’ils donnent d’eux‐mêmes repose sur cette prétention et leur masque social, plutôt que sur des réalisations intellectuelles. La conception du « tragique » chez Lucien a pour but de révéler ce fossé entre les personnes réelles et leurs tentatives pour se mettre en scène comme les grands philosophes du passé. Un des objectifs principaux des textes de Lucien est de mettre fin à cette tragédie (involontaire) en démasquant les prétensions infondées de ces acteurs et en tournant ces tragédies de l’autofabrication de soi en comédies de l’échec de la mimésis. My paper examines Lucianʹs conception of « tragedy » between philosophy, drama, and rhetoric. The idea of life as a tragedy which we are enacting on earth is inseparable from the rhetorical conception of mimesis which requires the speaker to impersonate the great orators and historical actors of the past. In Lucian’s times, this mimetic desire was not limited to orators but also included philosophers. Lucian’s main point of criticism is that the latter pretend to be successors of the classical forebears and that their self‐definition is based on these pretensions, their social masks, rather than on intellectual achievement. Lucian’s conception of the « tragic » is aimed at revealing this gap between the actual person and their attempts to stage themselves as the great philosophers of the past. One of the major aims of Lucian’s texts is to end this (involuntary) tragedy by unmasking the unfounded pretensions of its actors and turning these tragedies of self‐fashioning into comedies of failed mimesis. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 15:15:51 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 mars 2023 09:24:39 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/575</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>