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    <title>Melpomène dans tous ses états. Le tragique hors de la tragédie dans la littérature latine</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/462</link>
    <description> Actes  Melpom&amp;egrave;ne dans tous ses &amp;eacute;tats. Le tragique hors de la trag&amp;eacute;die dans la litt&amp;eacute;rature latine  Journ&amp;eacute;es d&amp;rsquo;&amp;eacute;tude organis&amp;eacute;es &amp;agrave; Lille 3 (laboratoire HALMA-IPEL, UMR 8164) les 20 et 21 juin 2008 </description>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/mosaique/461">Archives</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mer., 08 mars 2023 13:32:51 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 17 juin 2024 12:29:51 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Introduction </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/463</link>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 13:36:12 +0100</pubDate>
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      <title>Le traitement de la tragédie dans l’Épître aux Pisons d’Horace </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/466</link>
      <description>Dans l’Épître aux Pisons d’Horace, le drame occupe une place prépondérante, au point que certains philologues ont interprété le texte dans son intégralité comme un manifeste consacré au théâtre romain, dans la perspective du renouvellement littéraire voulu par la propagande augustéenne. Deux genres dramatiques y sont particulièrement mis à l’honneur : la tragédie et le drame satyrique. L’examen de la tragédie dans une œuvre s’offrant a priori comme technique s’inscrit dans la tradition aristotélicienne (cf. la Poétique). C’est donc à l’aune des développements du Stagirite qu’il convient d’examiner la façon dont Horace aborde le genre.La tragédie est‐elle donc appréhendée par le poète augustéen comme un objet théorique qu’il s’agit de définir avec rigueur ? Nous ne le croyons pas. L’épître, nous semble‐t‐il, traite de la tragédie bien moins sur un mode théorique que sur un mode poétique. Ce traitement échappe au prosaïsme et à la rigidité structurelle des traités conventionnels et vient s’ancrer dans un discours placé sous le signe du mouvement, de l’action, de l’humain, comme en témoigne la place importante accordée aux personae. Loin d’être engagé dans un exposé d’ordre strictement technique, le genre tragique se trouve au cœur d’une véritable performance poétique, qui puise à une source inhabituelle, celle des technai de la tradition grecque. In Horace’s Epistle to the Pisos, drama occupies such a prominent place that some philologists have interpreted the whole text as a manifesto on the Roman theatre, in the perspective of literary renewal desired by the Augustan propaganda. The author mainly focuses upon two dramatic genres: tragedy and satyr play. He studies the tragedy in a work which, at first sight, has a technical aspect, and in doing so, he joins the Aristotelian tradition (see Poetics). Therefore we should analyze how Horace deals with the genre in the light of Aristotle’s developments.Is the tragedy considered by the Augustan poet as a theoretical object that he’s supposed to define with rigor ? We don’t think so. On the contrary, the epistle seems to deal with the tragedy in a poetical way much more than in a theoretical one. This treatment is beyond the prosaic style and the structural rigidity of conventional treatises and is involved in a discourse placed under the sign of movement, action, human sphere, as evidenced by the importance given to the personae. Far from being at the heart of a pure technical demonstration, the tragic genre finds its place within a genuine poetic performance that draws on the unusual source of the Greek technai. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 13:48:25 +0100</pubDate>
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      <title>Τραγικόν. Une catégorie critique pour les rhétoriciens à l’époque impériale </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/467</link>
      <description>La contribution analyse les références au tragique et à la tragédie dans la théorie rhétorique grecque et romaine. Dans ces traités, la catégorie du tragique est souvent évoquée sous une lumière négative, afin de stigmatiser l’attitude des rhétoriciens qui font usage du pathétique en dépassant la juste mesure. Malgré cette « condamnation », les sources grecques et latines (Cicéron, Quintilien, Philostrate etc.) soutiennent – et dans certains cas déplorent – que l’elocutio et l’actio des rhétoriciens sont souvent influencées par des « attitudes » propres aux tragédiens et aux acteurs tragiques. Le tragique touche aussi le niveau de l’inuentio et de la dispositio : tandis que plusieurs déclamations de l’époque impériale traitent de matières tirées de la tragédie, des traités de rhétorique (Anonyme de Séguier, Apsinès) conseillent de recourir au tragique dans l’épilogue du discours, afin de susciter le pathos. Enfin, le papier analyse la seule source, dans les traités de rhétorique, qui soit consacrée de façon explicite au « style tragique », c’est-à-dire le chapitre 33 (Περὶ τοῦ τραγικῶς λέγειν) du Ps.- Hermogène, Περὶ μεθόδου δεινότητος. The paper focuses on the references to tragic and tragedy in Greek and Roman rhetorical theory. In these treatises, the category of tragic is often evoked from a negative perspective, in order to stigmatise rhetoricians who overuse pathetic style. Notwithstanding such a condemnation, Greek and Latin sources (Cicero, Quintilian, Philostratus etc.) also maintain – and sometimes lament – that rhetoricians’ elocutio and actio are often influenced by « attitudes » which are typical of tragic poets and tragic actors. Tragic also involves inuentio and dispositio : while many declamations of the Imperial Age touch tragic materials, some treatises (Anonimus Seguerianus, Apsines) suggest to relegate tragic argumentations in the epilogue of the speech, in order to arouse pathos. As last item, the paper analyses the only rhetorical source explicitly devoted to the « tragic style », namely chapter 33 (Περὶ τοῦ τραγικῶς λέγειν) of Ps.-Hermogenes’ Περὶ μεθόδου δεινότητος. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 13:58:11 +0100</pubDate>
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      <title>Melpomène et Calliope : ennemies ou alliées </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/495</link>
      <description>S’il est vrai que la tragédie a été durablement reconnue comme le genre suprême, elle ne le serait pas devenue sans l’épopée : les scholiastes d’Homère s’accordent avec Aristote pour faire du Poète l’inventeur de la tragédie et de « parties » de celle‐ci qu’il est dès lors moins surprenant de retrouver dans l’épopée. Un cas notable d’inclusion tragique dans l’épique peut être constitué par le récit de messager, pour autant que son influence se fait sentir sur le récit du narrateur épique lui‐ même. Elle peut alors contribuer à l’assimilation de ce narrateur à un héros de tragédie. En voyant toujours plus grand (cf. le héros sénéquien, mais aussi, à l’origine, le maius opus de Virgile), le « je » de la Thébaïde de Stace, par exemple, pourrait témoigner à la fois d’une conscience de la supériorité traditionnellement reconnue à la tragédie sur l’épopée, et d’une volonté de réunir les deux genres en une œuvre résolument supérieure. Au sommet de cette épopée, le récit du duel entre les deux frères semble cependant décerner la victoire à Calliope. If tragedy was indeed long recognized as the supreme genre, it wouldn’t have obtained such status without epic : scholiasts, since Homer, have agreed with Aristotle to consider the Poet as the inventor of tragedy and of « parts » of it, which are henceforth less surprisingly found into epic. A notable case of tragedy’s inclusion into epic can be constituted by the messenger’s speech, as far as its influence is exerted on the speech of the epic narrator itself. This inclusion can then contribute to assimilate the narrator to a tragic hero. By seeing bigger and bigger (see Seneca’s heroes but also, originally, Virgil’s maius opus), the « I » of Statius’ Thebaid, for example, may reflect both a consciousness of the superiority which tragedy is traditionally recognized to hold over epic, and a willingness to combine both genres into a decidedly superior work. At the top of this epic, the narrative of the duel between the brothers seems, however, to award the victory to Calliope. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:12:41 +0100</pubDate>
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      <title>The hidden tragedy : Medea and the daughters of Pelias in Ovidʹs Metamorphoses (Ov. Met.  </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/507</link>
      <description>La Médée dans le septième livre des Métamorphoses dʹOvide est un caractère fort et puissant, dominant entièrement le cours des événements. Cʹest pourquoi ce nʹest quʹen regardant de plus près quʹil devient évident que lʹépisode de Pélias et ses filles, la seule version complète de cette partie de lʹhistoire, se fonde sur une action tragique : tentées par la proposition séduisante de Médée, les filles sont déchirées entre pietas et scelus jusquʹà ce quʹelles attaquent enfin leur père – juste pour découvrir quʹelles ont été trompées et conduites à commettre un meurtre. Dʹun côté, ni leur conflit ni leur situation tragique ne sont décrits explicitement, mais sont inhibés et supprimés par lʹomniprésence de lʹaction et du discours de Médée. D’un autre côté, ces mêmes actions et discours ne peuvent être compris dans toute leur portée que si la tragédie cachée des filles de Pélias est prise en considération. In Ovidʹs Metamorphoses 7, Medea is portrayed as a strong and forceful character who dominates the course of events entirely. Therefore only when you take a closer look, it becomes evident that the episode on Pelias and his daughters, the only extant complete version of this part of the story, is based on a tragic plot : tempted by Medeaʹs alluring offer, the daughters are torn between pietas and scelus until finally they attack their own father – only to discover that they were deceived into committing murder. On the one side, neither their conflict nor their tragedy is described explicitly ; instead, it is inhibited and suppressed by Medeaʹs ubiquitous action and speech. On the other side, these same actions and words can only be understood to their full extent if the hidden tragedy of Peliasʹ daughters is taken into account. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:19:19 +0100</pubDate>
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      <title>Tragedy outside tragedy : Hosidius Geta’s Virgilian cento « Medea ». With some observations on its possible Nachleben </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/519</link>
      <description>Dans cet article sont analysés différents aspects du centon virgilien Medea, écrit par l’africain Hosidius Geta (IIe s. ap. J.‐C.). Tout d’abord, sont donnés quelques exemples de son intertextualité avec Virgile et Sénèque, de façon à définir l’ars poétique d’Hosidius. Ensuite vient une discussion sur le texte controversé du v. 191 (Media fert tristis sucos, nigris infecta venenis), où – malgré la difficulté métrique – je propose de conserver à la fois Media et nigris : Media pourrait être considéré en fait comme une allusion virgilio‐sénéquienne et érudite ; l’expression nigris infecta venenis, pour sa part, a été réutilisée plus tard par Dracontius. In this paper different aspects of the Virgilian cento Medea, written by the African Hosidius Geta (II century A. D.), are taken into consideration. First, I give some examples of its Virgilian and Senecan intertextuality, in order to qualify Hosidius’ poetic ars. Then, I discuss the controversial text of v. 191 (Media fert tristis sucos, nigris infecta venenis), where – in spite of the metrical infelicity – I propose to retain both Media and nigris: Media might be considered in fact a Virgilio‐Senecan and scholastic allusion; while the expression nigris infecta venenis was later re‐used by Dracontius. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:27:09 +0100</pubDate>
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      <title>Catullus and the tragedy of Ariadne </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/530</link>
      <description>Les allusions bien connues aux prologues tragiques dans le proème du Carmen 64 de Catulle soulèvent des questions sur les relations génériques entre tragédie, épopée et épyllion, relations qui encouragent le lecteur du poème à voir l’ekphrasis d’Ariane tout entière comme une tragédie. Telle que Catulle la présente, l’histoire d’Ariane possède un prologue qui situe la scène, une rhesis centrale, un climax tragique et un deus ex machina ; elle a aussi sa propre audience sous la forme des Thessaliens invités au mariage. Le didaskalos de cette tragédie est le narrateur du Carmen 64, apparemment une version du poète Catulle lui‐même. Plusieurs des poèmes personnels de Catulle se lisent déjà comme des fragments de tirades tragiques, sans présenter toutefois une figure équivalente qui les organise en un tout cohérent. L’article va plus loin que les travaux précédents dans l’analyse de la raison pour laquelle l’Ariane présentée dans l’ekphrasis tragique est un parallèle si proche du Catulle dont nous entendons la voix dans sa poésie personnelle. The well‐known allusions to tragic prologues in the proem to Catullus 64 raise questions about the generic relationships between tragedy, epic and epyllion which encourage the reader of the poem to see the entire ecphrasis of Ariadne as a tragedy. As Catullus presents it, Ariadne’s story has a scene‐setting prologue, central rhesis, tragic climax and deus ex machina; it also has its own audience in the shape of the Thessalian wedding‐guests. The didaskalos of this tragedy of Ariadne is the narrator of 64, apparently a version of the poet Catullus himself. Yet some of Catullus’ personal poems read like fragments of tragic speech with no equivalent figure to organise them into a coherent whole. The article goes further than previous work in exploring why the Ariadne presented in this ecphrastic tragedy is such a close parallel to the Catullus whose voice we hear in the personal poetry. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:33:53 +0100</pubDate>
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      <title>Néron acteur de tragédies, ou la perversion du tragique dans les récits historiographiques </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/542</link>
      <description>À qui examine les récits antiques relatifs à Néron, la notion de « tragique » semble s’imposer tout naturellement. La vie de Néron recèle en effet tous les ingrédients d’une bonne tragédie ; l’existence même de la tragédie prétexte l’Octavie prouve que les Romains de l’époque (flavienne ?) avaient senti, très tôt, la potentialité tragique contenue dans la figure de Néron. Par ailleurs, le fait que Néron soit à maintes reprises monté sur scène a entraîné dans les œuvres antiques consacrées à l’empereur‐histrion une multiplication des termes relatifs au théâtre et à la tragédie, ce qui rend la notion de tragique omniprésente dans ces récits. Et pourtant c’est là que le bât blesse : il ne nous semble pas en effet que le Néron de l’historiographie puisse être vraiment considéré comme un personnage tragique, et ce justement parce qu’il fut un acteur de tragédie. Car paradoxalement, la plupart des références à la tragédie dont fourmillent les œuvres antiques semble plutôt faire de Néron une figure minable et ridicule, plus proche parfois du iuuenis de la comédie que d’un tyran tragique. Cette étude s’attache ainsi à repérer les formes multiples prises par le tragique dans le traitement historiographique de la vie de Néron et à montrer, en relation surtout avec la figure de Néron tragédien, que si tragédie il y a, il s’agit d’une tragédie pervertie. For whoever examines ancient accounts concerning Nero, the notion of « tragedy » seems to stand out naturally. Indeed, Nero’s life gathers every element of a good tragedy ‐ the very existence of the praetexta Octavia shows that the (flavian ?) Romans identified very soon the tragic potential of Nero’s figure. Besides, the fact that Nero often went on stage involved, in ancient books dealing with the imperial actor, a multiplication of terms relating to theatre and tragedy, which makes tragedy a major component of these accounts. But that’s where the shoe pinches : it doesn’t seem to me that Nero as heʹs depicted in historiographical accounts can be really considered like a tragic character, precisely because he was a tragic actor. In fact, paradoxically, most references to tragedy which ancient accounts are full of appear rather to turn Nero into a petty and ridiculous figure, closer sometimes to the iuuenis of comedy than to a tragic tyrant. Thus, this paper endeavours to pick out the numerous forms of tragedy to be found in historiographical accounts about Nero and to show, especially in relation to the figure of Nero as a tragic actor, that if there is tragedy, it is indeed a perverted form of tragedy. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:42:42 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>Les personnages de l’Amphitruo de Plaute : des personnages tragi‐comiques ? </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/553</link>
      <description>Cet article propose une interrogation sur le statut des genres tragique et comique au sein de l’Amphitryon, en s’appuyant notamment sur l’annonce du prologue, où Mercure définit la pièce comme une tragicomédie (tragicomoedia) : faut‐il la prendre au sérieux, comme c’est le cas habituellement ? Comparer ce prologue avec d’autres effets d’annonce de ce type (notamment les prologues du Poenulus et des Captifs) fournira un élément de réponse. Puis la réflexion sera centrée sur l’étude des personnages de la pièce, et en particulier des personnages d’origine tragique (les dieux, Mercure et Jupiter, et les nobles Amphitryon et Alcmène) : sont‐ils construits à partir des éléments traditionnels des personae (rôles) de la palliata, ou portent‐ils la trace de leur origine ? C’est le métathéâtre, qui fait de certains personnages des acteurs, qui permettra de comprendre la place de la tragédie dans la comédie qu’est Amphitryon. This article analyses the status of both tragic and comic genres in Plautus’ Amphitruo, a play defined in the prologue by the Mercurius character as a tragicomedy (tragicomoedia). Should this particular statement really be taken at face value ? The answer to this question first involves a comparison between this prologue and other comic statements of the same kind, chiefly in the prologues of Plautus’ Poenulus and Captivi. Particular attention also needs to be devoted to the characters in this play, notably the ones who derive from the tragic genre, such as gods – Mercurius and Jupiter – and noblemen and women – Amphitruo and his wife Alcumena. Should they be considered as plain stock‐characters in the Roman subgenre of the palliata, or do they clearly refer to these « tragic » origins ? Only the meta‐theatrical effects, in which the characters may be turned into actors, can give an insight into the status of the tragedy in the Amphitruo comedy. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:51:08 +0100</pubDate>
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      <title>Plaute et la tragédie </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/565</link>
      <description>Si tragédie et comédie paraissent antinomiques, on constate, depuis Euripide, des échanges multiformes entre les deux genres dramatiques. Les formes de l’inspiration tragique chez Plaute ont occasionné des études diverses. Je voudrais, ici, rappeler les effets tragiques créés par la peur de la mort ou l’évocation de la guerre. Trois personnages de Plaute sont en danger de mort et leur salut tient les spectateurs en suspens : dans le Miles Gloriosus, Palestrion dont les ruses serviles peuvent réellement l’envoyer sur la croix ; Palestra du Rudens, qui se débat contre la noyade sous les yeux indifférents de celui qui ne sait pas qu’il est son père ; Tyndare des Captifs, condamné à mort par son nouveau maître (qui ignore également qu’il est son père) pour s’être dévoué en faveur de son ancien maître. Les analogies du Miles gloriosus avec l’Hélène d’Euripide en font une réflexion sur la violence et la guerre. Dans les Captifs la captivité est une conséquence de la guerre qui crée une ambiance désolée dans presque toute la pièce, en contraste avec la joie de la fin, coïncidant avec le retour de la paix — et de la comédie, qui l’emporte sur la tragédie. While tragedy and comedy seem to be antinomic, it is a fact that since Euripides there has been many‐sided exchanges between the two genres. Many studies have been written about the influence of tragedy in Plautus’ plays. This paper will remind some tragic effects due to the fear of death or the theme of war. Three Plautus’ characters are in danger of death and their final fate keeps the spectators in suspense: in the Miles Gloriosus, Palestrio, whose servile trickery can really send him to the cross; Palaestra of the Rudens, who is struggling against drowning while the man who does not know she is his daughter looks at her with indifference; Tyndarus of the Captivi, who is condemned to death by his new master (who does not know he is his father either) because he sacrificed himself for his former master. Analogies between the Miles Gloriosus and Euripides’ Helena show the Latin play is a meditation about violence and war. In the Captivi, captivity is a consequence of war, which creates a desolate atmosphere contrasting with the joy of the end, when peace comes back, and, at the same time, comedy gains over tragedy. Se tragedia e commedia sembrano antinomiche, si verificano, a partire da Euripide, scambi multiformi tra questi due generi drammatici. Le forme dell’ispirazione tragica in Plauto hanno dato luogo a diversi studi. Vorrei ricordare qui gli effetti tragici creati dalla paura della morte o dall’evocazione della guerra. Tre personaggi plautini sono in pericolo di vita e la loro salvezza mantiene gli spettatori in sospeso: nel Miles Gloriosus, Palestrione, le cui astuzie servili possono realmente portarlo sulla croce; la Palestra de La gomena, che lotta per non annegare sotto lo sguardo indifferente di colui che non sa di essere suo padre; il Tindaro dei Captivi, condannato a morte dal nuovo padrone (che ignora anch’esso di essere il padre) per essersi sacrificato in favore del padrone precedente. Le analogie fra il Miles gloriosus e l’Elena di Euripide ne fanno una riflessione sulla violenza e la guerra. Nei Captivi, la prigionia è una conseguenza della guerra che crea un’atmosfera desolata in quasi tutta la commedia, facendo contrasto con la gioia finale, che coincide con il ritorno della pace – e della commedia, che prevale sulla tragedia. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 15:10:56 +0100</pubDate>
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      <title>Tragedies to Laugh at – Lucian on the Failures of Mimesis </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/575</link>
      <description>Cet article examine les conceptions de la « tragédie » chez Lucien, entre philosophie, théâtre et rhétorique. L’idée selon laquelle la vie est une forme de tragédie que nous jouons sur terre est inséparable de la conception rhétorique de la mimésis, qui exige de celui qui prend la parole qu’il imite les grands orateurs et les acteurs de l’histoire passée. À l’époque de Lucien, cette recherche de l’imitation ne se limitait pas aux orateurs mais concernait aussi les philosophes. L’élément principal autour duquel s’articule la critique de Lucien est que ces derniers prétendent être les successeurs des philosophes classiques et que la définition qu’ils donnent d’eux‐mêmes repose sur cette prétention et leur masque social, plutôt que sur des réalisations intellectuelles. La conception du « tragique » chez Lucien a pour but de révéler ce fossé entre les personnes réelles et leurs tentatives pour se mettre en scène comme les grands philosophes du passé. Un des objectifs principaux des textes de Lucien est de mettre fin à cette tragédie (involontaire) en démasquant les prétensions infondées de ces acteurs et en tournant ces tragédies de l’autofabrication de soi en comédies de l’échec de la mimésis. My paper examines Lucianʹs conception of « tragedy » between philosophy, drama, and rhetoric. The idea of life as a tragedy which we are enacting on earth is inseparable from the rhetorical conception of mimesis which requires the speaker to impersonate the great orators and historical actors of the past. In Lucian’s times, this mimetic desire was not limited to orators but also included philosophers. Lucian’s main point of criticism is that the latter pretend to be successors of the classical forebears and that their self‐definition is based on these pretensions, their social masks, rather than on intellectual achievement. Lucian’s conception of the « tragic » is aimed at revealing this gap between the actual person and their attempts to stage themselves as the great philosophers of the past. One of the major aims of Lucian’s texts is to end this (involuntary) tragedy by unmasking the unfounded pretensions of its actors and turning these tragedies of self‐fashioning into comedies of failed mimesis. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 15:15:51 +0100</pubDate>
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      <title>Tragique et tragédie : Boèce lecteur de Sénèque dans la Consolation de Philosophie (ImV) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/581</link>
      <description>Lorsque Boèce compose, entre 525 et 526, la Consolation de Philosophie, le genre tragique n’est plus productif. Dans ce chef d’œuvre qu’on ne saurait assigner à un genre, tant le « mélange des genres » caractéristique de la latinité tardive y atteint son apogée, Boèce intègre pourtant le tragique. Il s’inspire en effet des chœurs des tragédies sénéquiennes dans plusieurs poèmes de la Consolation. En particulier, dans le cinquième poème du premier livre, il réécrit le troisième chœur de Phèdre (v. 959‐ 988). Notre étude comparée porte sur les modalités de cette réécriture. L’analyse de celle‐ci est susceptible de nourrir non seulement notre compréhension de l’œuvre de Boèce, mais aussi celle du tragique sénéquien et celle de l’évolution du tragique à époque tardive. When Boethius composes The consolation of philosophy, between 525 and 526 A.D., no one writes tragedies anymore. However, Boethius integrates tragedy in a masterpiece which “parallels no genre precisely yet is like almost all”. Indeed, in several poems of The Consolation, he draws his inspiration from the choruses of senecan plays. Especially, in the fifth poem of the first book, he rewrites the third chorus of Phaedra (v. 959‐988). Our comparative study focuses on the mode of this MOSAÏQUE, revue des jeunes chercheurs en SHS Lille Nord de France‐Belgique francophone – 1, juin 2009 2 rewriting, and aims at interpreting not only Boethius’ work, but senecan plays and the evolution of tragedy in late antiquity as well. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 15:23:04 +0100</pubDate>
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      <title>Le rejet de la tragoedia et les tragiques dans l’Orestis de Dracontius à la lumière du manifeste inaugural : Te rogo, Melpomene, tragicis descende cothurnis (Drac. Orestis 13) </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/591</link>
      <description>Le titre Orestis tragoedia, traditionnellement retenu, n’est pas authentique pour des raisons génériques, littéraires, de transmission du texte et d’histoire du mot tragoedia : je propose donc de parler de l’Orestis. À travers l’image métapoétique de l’invocation de Melpomène et de son rejet (v. 13‐ 14), Dracontius proclame en fait le refus de la mimèsis théâtrale et du tragique grec ; il instaure un dialogue avec Horace et proclame une inspiration romaine, afin de créer un genre nouveau, né de la tragédie maîtrisée. De plus, l’inflexion apportée aux données tragiques montre que Dracontius veut donner une nouvelle vision du mythe d’Oreste et, par une « écriture de la mémoire », conserver la culture romaine. Enfin, l’Orestis révèle un appauvrissement des tragiques en cette fin de Ve s. The title Orestis tragoedia, traditionally retained, is not authentic for various reasons – generic, literary, because of the transmission of texts and the story of the word tragoedia: I thus propose to choose the title Orestis. Through the metapoetic image of Melpomene’s invocation and reject (v. 13‐14), Dracontius proclaims in fact his refusal of theatrical mimesis and Greek tragedy; he establishes a dialogue with Horace and proclaims a Roman inspiration, in order to create a new genre, arisen from mastered tragedy. Furthermore, the inflection brought to tragic data shows that Dracontius wants to give a new vision of Orestes’ myth and, by a « writing of memory », to preserve Roman culture. Finally, Orestis reveals an impoverishment of the different expressions of the tragic at the end of the 5th century. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 15:31:40 +0100</pubDate>
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