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    <title>Plaute</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/554</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Amores I, 8 : Quand le poète élégiaque écoute aux portes de la comédie latine...</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/1672</link>
      <description>Dans l'élégie I, 8 des Amours, en adoptant la posture du jeune Philolachès de la Mostellaria de Plaute, Ovide ouvre une porte dans le recueil élégiaque, pour laisser entendre, l'espace de quelques vers, le discours comique. Il signale ainsi l'influence incontestable de la comédie et la présence de Thalie dans l'ensemble des Amours. Mais si Dipsas, « l'assoiffée », apparaît derrière l'un des battants de la porte, c'est que l'autre battant, duplice, cache incontestablement son double propercien, Acanthis, « l'épine ». L'élégie d'Ovide fait résonner en écho celle de Properce, avec laquelle elle joue constamment. Et tout en faisant croire qu'il est la victime du discours corrupteur de la maquerelle, Ovide lui prête, en réalité, sa voix, comme s'il lui soufflait son texte derrière la porte. Finalement, en réécrivant un discours typique de la comédie, cher aussi à ses prédécesseurs dans l'élégie, Ovide énonce ici la recette, l'incantation magique, le carmen qui rend possible la production du poème élégiaque. In Amores I, 8, Ovid adopts the posture of the young Philolaches in the third scene of Plautus'Mostellaria and opens a door, in the elegiac collection, to suggest, in a few verses, the speech of the comic bawd. He so indicates the indisputable influence of the comedy and the presence of Thalie in the Amores. If Dipsas, &quot;the thirsty&quot;, appears behind one of the flaps of the door, the other flap, duplice, hides unmistakably its Propertian double, Acanthis, &quot;the thorn&quot;. Ovid's elegy makes resound in echo Propertius's one, and play constantly with it. While persuading that he is the victim of the corrupting speech of the lena, Ovid lends her, in reality, his voice, as if he said the text behind the door. Finally, by rewriting a typical speech of comedy, important also to his predecessors in elegy, Ovid expresses here the recipe, the magic incantation, the carmen which produces the elegiac poem. </description>
      <pubDate>ven., 14 avril 2023 10:01:16 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 27 juin 2023 09:07:31 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Scurra Atticus ? Le comique de Socrate d’Athènes à Rome</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/1586</link>
      <description>Nos sources grecques sur Socrate établissent deux types de relation au comique, générique en tant que personnage de comédie, ou réflexif (par l’ironie) dans l’exercice de son activité philosophique. Nous pouvons alors définir un comique objectif (d’infériorité), dans lequel le philosophe est raillé, et un comique subjectif (de supériorité), où il ridiculise ses interlocuteurs dans un but psychagogique, le rire sanctionnant la réussite de la transmission de son enseignement. À Rome, nous assistons à une évolution de ces modèles de pensée ; chez Plaute, Socrate se métamorphose en un esclave rusé, transformant la comédie en un espace de réussite de la parole socratique, alors que cette dernière échoue dans la satire de Lucilius, par son incapacité à proposer des solutions aux problèmes passionnels. Le modèle socratique est disqualifié comme inopérant dans le domaine oratoire, frappant ses épigones de ridicule. C’est finalement dans la figure d’un Socrate farcesque que le comique acquiert de nouveau une dimension morale et protreptique ; les caractères comiques se transforment pour devenir vecteurs de philosophie. Our Greek sources on Socrates place the philosopher in two types of contact with the comic idea : first, as a character in a comic play ; and second, as an ironic and self-aware comic subject using humour for philosophical ends. We can then define an objective, “passive” comic mode, in which the philosopher is predominantly the object of ridicule, and a subjective, “active” comic mode in which Socrates mocks his interlocutors for psychagogical ends, their laughter revealing the successful transmission of his ideas. In Rome, these modes of thought undergo significant evolution. In Plautus, Socrates has metamorphosed into the “cunning slave,” effecting a successful translation of the Socratic voice into the Roman theatrical idiom. In Lucilius’ satires, conversely, this voice falls short, and is portrayed instead as incapable of proposing solutions to emotionally laden problems. For many Romans, the Socratic model is disqualified as ineffective in the oratorical domain and his followers become objects of derision. Nevertheless, it is eventually by way of the farcical Socrates that the comic genre reacquires a protreptic and moral dimension, its stock figures reborn as vectors of philosophy. </description>
      <pubDate>ven., 14 avril 2023 08:55:23 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 27 juin 2023 09:04:16 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Plaute et la tragédie</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/565</link>
      <description>Si tragédie et comédie paraissent antinomiques, on constate, depuis Euripide, des échanges multiformes entre les deux genres dramatiques. Les formes de l’inspiration tragique chez Plaute ont occasionné des études diverses. Je voudrais, ici, rappeler les effets tragiques créés par la peur de la mort ou l’évocation de la guerre. Trois personnages de Plaute sont en danger de mort et leur salut tient les spectateurs en suspens : dans le Miles Gloriosus, Palestrion dont les ruses serviles peuvent réellement l’envoyer sur la croix ; Palestra du Rudens, qui se débat contre la noyade sous les yeux indifférents de celui qui ne sait pas qu’il est son père ; Tyndare des Captifs, condamné à mort par son nouveau maître (qui ignore également qu’il est son père) pour s’être dévoué en faveur de son ancien maître. Les analogies du Miles gloriosus avec l’Hélène d’Euripide en font une réflexion sur la violence et la guerre. Dans les Captifs la captivité est une conséquence de la guerre qui crée une ambiance désolée dans presque toute la pièce, en contraste avec la joie de la fin, coïncidant avec le retour de la paix — et de la comédie, qui l’emporte sur la tragédie. While tragedy and comedy seem to be antinomic, it is a fact that since Euripides there has been many‐sided exchanges between the two genres. Many studies have been written about the influence of tragedy in Plautus’ plays. This paper will remind some tragic effects due to the fear of death or the theme of war. Three Plautus’ characters are in danger of death and their final fate keeps the spectators in suspense: in the Miles Gloriosus, Palestrio, whose servile trickery can really send him to the cross; Palaestra of the Rudens, who is struggling against drowning while the man who does not know she is his daughter looks at her with indifference; Tyndarus of the Captivi, who is condemned to death by his new master (who does not know he is his father either) because he sacrificed himself for his former master. Analogies between the Miles Gloriosus and Euripides’ Helena show the Latin play is a meditation about violence and war. In the Captivi, captivity is a consequence of war, which creates a desolate atmosphere contrasting with the joy of the end, when peace comes back, and, at the same time, comedy gains over tragedy. Se tragedia e commedia sembrano antinomiche, si verificano, a partire da Euripide, scambi multiformi tra questi due generi drammatici. Le forme dell’ispirazione tragica in Plauto hanno dato luogo a diversi studi. Vorrei ricordare qui gli effetti tragici creati dalla paura della morte o dall’evocazione della guerra. Tre personaggi plautini sono in pericolo di vita e la loro salvezza mantiene gli spettatori in sospeso: nel Miles Gloriosus, Palestrione, le cui astuzie servili possono realmente portarlo sulla croce; la Palestra de La gomena, che lotta per non annegare sotto lo sguardo indifferente di colui che non sa di essere suo padre; il Tindaro dei Captivi, condannato a morte dal nuovo padrone (che ignora anch’esso di essere il padre) per essersi sacrificato in favore del padrone precedente. Le analogie fra il Miles gloriosus e l’Elena di Euripide ne fanno una riflessione sulla violenza e la guerra. Nei Captivi, la prigionia è una conseguenza della guerra che crea un’atmosfera desolata in quasi tutta la commedia, facendo contrasto con la gioia finale, che coincide con il ritorno della pace – e della commedia, che prevale sulla tragedia. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 15:10:56 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 09 mai 2023 15:47:11 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Les personnages de l’Amphitruo de Plaute : des personnages tragi‐comiques ?</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/553</link>
      <description>Cet article propose une interrogation sur le statut des genres tragique et comique au sein de l’Amphitryon, en s’appuyant notamment sur l’annonce du prologue, où Mercure définit la pièce comme une tragicomédie (tragicomoedia) : faut‐il la prendre au sérieux, comme c’est le cas habituellement ? Comparer ce prologue avec d’autres effets d’annonce de ce type (notamment les prologues du Poenulus et des Captifs) fournira un élément de réponse. Puis la réflexion sera centrée sur l’étude des personnages de la pièce, et en particulier des personnages d’origine tragique (les dieux, Mercure et Jupiter, et les nobles Amphitryon et Alcmène) : sont‐ils construits à partir des éléments traditionnels des personae (rôles) de la palliata, ou portent‐ils la trace de leur origine ? C’est le métathéâtre, qui fait de certains personnages des acteurs, qui permettra de comprendre la place de la tragédie dans la comédie qu’est Amphitryon. This article analyses the status of both tragic and comic genres in Plautus’ Amphitruo, a play defined in the prologue by the Mercurius character as a tragicomedy (tragicomoedia). Should this particular statement really be taken at face value ? The answer to this question first involves a comparison between this prologue and other comic statements of the same kind, chiefly in the prologues of Plautus’ Poenulus and Captivi. Particular attention also needs to be devoted to the characters in this play, notably the ones who derive from the tragic genre, such as gods – Mercurius and Jupiter – and noblemen and women – Amphitruo and his wife Alcumena. Should they be considered as plain stock‐characters in the Roman subgenre of the palliata, or do they clearly refer to these « tragic » origins ? Only the meta‐theatrical effects, in which the characters may be turned into actors, can give an insight into the status of the tragedy in the Amphitruo comedy. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 14:51:08 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 mars 2023 09:23:57 +0100</lastBuildDate>
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