<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>Paris</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/680</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Sur la toile de Zola</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/2004</link>
      <description>Lorsque Zola arrive à Paris, en 1858, c’est à travers la lucarne d’une mansarde qu’il se découvre pour la grande cité un sentiment de magnificence dont il ne va plus jamais se départir. L’envoûtement est là, indéniable, s’inscrivant à même la chair de l’adolescent déraciné qui, toute sa vie, répondra présent à l’appel de la maîtresse ville. Tour à tour dominé ou dominant, le romancier enchaîne un jeu viscéral où l’écriture à fleur de peau oscille sans cesse entre la double postulation littéraire et picturale. « Je n’ai pas seulement soutenu les impressionnistes, écrit-il, je les ai traduits en littérature, par les touches, notes, colorations, par la palette de beaucoup de mes descriptions. […] Les peintres m’ont aidé à peindre d’une manière neuve, littérairement ». C’est ce premier contact issu de la contemplation des toitures parisiennes que nous nous proposons de développer en analysant leur place dans une œuvre qui enlace avec volupté les méandres de l’écriture naturaliste et les techniques de la peinture impressionniste dans un sublime corps à corps où les deux arts se fondent et se confondent pour ne plus en constituer qu’un seul à la gloire d’une ville majestueuse qui envahit toute la surface de la page et de la toile. When Zola arrives in Paris, the skylight of an attic allows him to discover the big city. It’s a complete enchantment, deeply present and anchored, in the teenager himself, who is uprooted and who, all his life, will always respond to the call of the mistress town. Once dominated and then dominating, the writer goes on with a deep-seated game where the writing constantly moves between the double postulation either literary or pictorial. “I haven’t only supported the impressionists, he writes, I translated them into literature, with colours and a range of descriptions. […] Painters have helped me paint with a new fashion, in a literary way”. This is the first contact from the contemplation of Parisian roofs that we propose to develop by analysing their place in a work which voluptuously contains naturalist writing and the techniques of the impressionist writing in a wonderful sublime blending where the two arts are only one glorifying a great town which invades the whole page and painting. </description>
      <pubDate>jeu., 20 avril 2023 09:08:29 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 20 juin 2024 09:04:47 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/2004</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Etude critique d’une photographie célèbre de Liu Haisu avec Albert Besnard – Enjeux et incidences de l’image sur le champ artistique chinois</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/1903</link>
      <description>Les images d’artistes chinois en France durant la République de Chine (1912- 1949) sont rares. Parmi les plus reproduites aujourd’hui, l’une d’elles montre le peintre chinois Liu Haisu (1896-1994) posant aux côtés d’Albert Besnard (1849-1934), peintre français, académicien et directeur de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris. L’image reste problématique et aucune étude spécifique ne lui a été consacrée. Or, comprise comme un document, elle éclaire les enjeux sociaux et artistiques de l’interaction entre les agents des champs artistiques chinois et français d’avant-guerre. De sa production à Paris en 1930 jusqu’à sa diffusion en Chine à partir de 1931, la photographie s’inscrit dans l’activisme de Liu Haisu et sa stratégie visant à le maintenir dans une position dominante. Instrumentalisée par Liu Haisu, l’image devient un enjeu au cours de la violente polémique lancée par le peintre Xu Beihong (1895-1953) en novembre 1932 dans le journal Shenbao. Cette image participe de la forte polarisation du champ artistique chinois au début des années 1930, qui singularise les styles des protagonistes autour de valeurs sociales, culturelles et artistique différenciées. Among the few pictures of Chinese modernist artists in France during the Minguo era (1912-1949), one photograph shows Liu Haisu (1896-1994) posing with Albert Besnard (1849-1934). Though the picture is extensively reproduced in the recent bibliography, it remains problematical and it was never examined as a proper document. Actually, the picture provides key data to understand the several levels of the interaction between artists of both French and Chinese art fields before the war. From its production in Paris in 1930 to its diffusion in China from 1931, the photography reveals some main aspects of Liu Haisu activism and his strategy to prevail in the competition raging in China at the end of the 1920’s and early 1930’s among the avant-garde artists group. Furthermore, this particular picture was used as an instrument by Xu Beihong (1895-1953) to attack Liu Haisu and his whole position in the art field, during a polemic launched in the Shenbao newspaper in November 1932. Compared with some other documents, the picture appears to have partly set the specific sort of style which polarized the protagonists about different social, cultural and artistic matters. </description>
      <pubDate>mar., 18 avril 2023 13:38:27 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mer., 19 juin 2024 15:36:30 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/1903</guid>
    </item>
    <item>
      <title>Paris et Bruxelles, capitales de l’art moderne (1884‐1894)</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/670</link>
      <description>Les relations internationales sont souvent étudiées du point de vue historique et politique. L’approche culturelle de lʹHistoire de l’art révèle l’attitude d’acteurs du milieu artistique face aux échanges entre nations. À la veille de la Première Guerre mondiale, Bruxelles devient un centre culturel européen où se confrontent les dernières tendances artistiques. Cette activité se concentre autour du salon annuel des Vingt (1884 ‐1893), suivi par celui de la Libre Esthétique (1894‐1914). Lors de ces manifestations organisées par Octave Maus, les artistes belges exposent à côté d’artistes étrangers novateurs. Ensemble, ils vont imposer l’idée d’un art moderne international. Les liens tissés avec Paris sont les plus approfondis, du fait d’une proximité géographique et du rôle de modèle joué par la capitale française. Un réseau se crée entre les scènes artistiques des deux capitales ; il participera à l’enrichissement culturel de Bruxelles et à lʹessor de l’art moderne à travers l’Europe. International relations are often studied from historical and political point of views. The cultural approach in Art History enables the analysis of artistic protagonists behaviour in international interactions. At the beginning of the 20th century, Brussels became a European cultural centre where the latest art movements confronted each other. This artistic activity took place at the annual Salon of the Vingt (1884‐1893), followed by those of La Libre Esthétique (1894‐1914). During these exhibitions, organized by Octave Maus, Belgian and innovating foreign artists presented their works side by side. Together, they enforce the idea of an international artistic modernism. Links between Brussels and Paris are the most significant due to geographic proximity and the role of model played by the French capital. A web is established between the artistic scenes of the two capitals; it contributes to the cultural development of Brussels and to the blossoming of modern art throughout Europe. </description>
      <pubDate>mer., 08 mars 2023 16:17:45 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>jeu., 09 mars 2023 09:07:56 +0100</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/mosaique/670</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>