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    <title>Le Virgile des autres &amp; Varia</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/764</link>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/mosaique/461">Archives</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>jeu., 09 mars 2023 09:32:25 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>lun., 17 juin 2024 11:04:10 +0200</lastBuildDate>
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    <item>
      <title>Introduction </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/767</link>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 09:48:35 +0100</pubDate>
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      <title>Immotum atque insuperabile fatum : autour de l’Énéide de la fin des Métamorphoses </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/770</link>
      <description>La façon dont Ovide, dans son remake de la prophétie de Jupiter à la fin des Métamorphoses, tend à identifier l’Énéide à un fatum immuable pour réserver ensuite à son œuvre les « libertés » de la fama, incite à réfléchir sur l’appropriation à laquelle l’épopée de Virgile est soumise dans la séquence. Si l’on reconsidère, dans l’Énéide, le fonctionnement métadiégétique de la fama et des fata, l’on se rend compte que la première n’est pas aussi libre qu’il pourrait le sembler, et que les seconds ne sont peutêtre pas aussi immota qu’Ovide (après Jupiter et Junon chez Virgile) peut le prétendre. La « trahison » d’Ovide est néanmoins atténuée, en particulier par le fait que son Jupiter pointe le « déplacement » le plus conséquent des fata de l’Énéide : la transformation de la « grande guerre » qui attendait Énée au Latium en réitération de la guerre civile (du gendre et du beau-père), enrobée d’une réitération de la guerre de Troie. The way in which Ovid, in his rewrite of Jupiter’s prophecy at the end of the Metamorphoses tends to identify the Aeneid as an unalterable fatum so that he can subsequently give his work the “freedom” of the fama, leads us to consider the adaptation to which Virgil’s epic is submitted. If we reconsider the metadiegetic function of the fama and of the fata in the Aeneid, we come to the conclusion that the former is not as free as it appears, and the latter possibly less immota than Ovid (following Jupiter and Juno in Virgil’s work) claims them to be. Nonetheless, Ovid’s “betrayal” is mitigated, in particular by the fact that his Jupiter draws attention to the most important “shift” in the Aeneid fata: the transformation of the great war which Aeneas experienced in Latium into a retelling of the civil war (between the son-in-law and the father-in-law), dressed up as a retelling of the Trojan War. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 09:57:57 +0100</pubDate>
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      <title>Le Virgile de Columelle. Une lecture optimiste des Géorgiques </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/778</link>
      <description>Les Géorgiques occupent une place privilégiée dans le traité d’agronomie de Columelle, car l’agronome se pose en émule du poète dans son livre en vers et en continuateur du savant dans ses livres en prose. Mais la référence n’est pas neutre. Par un travail de refonte, sélection, coupe et contextualisation de citations empruntées à certains passages-clefs des Géorgiques (1, 145-146 ; 1, 197- 200), Columelle construit dans son ouvrage une lecture « optimiste » du poème de Virgile. Celle-ci vient étayer son argumentation, imprégnée par un stoïcisme humaniste proche de celui de Panétius, selon laquelle le travail humain, guidé par la ratio, a la capacité de maîtriser durablement la nature. The Georgics play a major role in Columella’s treaty on agriculture, as the agronomist claims to emulate the poet in his tenth book in hexameters, and to be an heir to the scholar in his other books in prose. Yet these claims are not simplistic. By manipulating, selecting, cutting and changing the context of quotations taken from key passages in the Georgics (for example 1, 145-146 ; 1, 197-200), Columella gives an optimistic reading of Virgil’s poem. This supports his argument, permeated with a humanistic stoicism close to that of Panetius, that human labour, guided by ratio, is able to dominate Nature on a long-term basis. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 10:06:29 +0100</pubDate>
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    <item>
      <title>La fabula dans la Pharsale de Lucain et ses rapports avec Virgile </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/788</link>
      <description>La notion de fabula, présente chez Lucain et absente de l’Énéide, permet de désigner dans l’épopée néronienne une réalité narrative qui prend son origine dans la tradition mythologique et poétique. En insistant sur la distinction existant entre le récit de la guerre civile assumé par le narrateur et un récit « fabulaire » dont l’origine et la validité sont sans cesse mis en doute, Lucain place la notion dans une dimension polémique proche de celle des historiens ou de Sénèque. Or les passages explicitement placés sous le signe de la fabula présentent des archétypes dépassés par l’histoire récente des guerres civiles ainsi que des références virgiliennes contredites par la réalité historique présentée. Lucain opère ainsi des choix dans la tradition historique et légendaire afin de faire de son œuvre le laboratoire d’un nouveau mythe, valable précisément parce qu’il affirme son ancrage dans la réalité de l’histoire et dans l’éthique scientifique de l’historien. Il met ainsi de côté la tradition virgilienne pour renouer avec la tradition homérique et – selon un autre mode – ovidienne. The notion of fabula, found in the works of Lucan but absent from the Aeneid, allows us to identify in the Neronian epic a narrative reality which has its source in the mythological and poetic tradition. By emphasizing the distinction which exists between the account of the civil war as accepted by the narrator, and “fable-type” tale whose origins and validity are regularly put in question, Lucan places the idea in a polemic dimension close to that of the historians or of Seneca. However, the passages explicitly labelled fabula display archetypes which were submerged by the civil wars, and also Virgilian references which are contradicted by the historical reality presented in the works. Thus Lucan makes choices within the traditions of both history and legend in order to create in his work a new myth which is valuable precisely because it clearly demonstrates its bases within historic reality and the scientific ethic of the historian. Lucan thus lays aside the Virgilian tradition in order to return to the Homeric and – in a different manner – the Ovidian tradition. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 10:12:55 +0100</pubDate>
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      <title>Horrida bella de l’Énéide, mortes insolitae de la Pharsale : des ébauches virgiliennes à la débauche lucanienne, étude d’une filiation poétique dans l’écriture de l’horreur guerrière </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/798</link>
      <description>Il est dans la Pharsale de nombreuses scènes d’horreur qui rappellent des scènes de violence déjà présentes dans l’Énéide ; mais Lucain recourt au tumor pour dénoncer ces violences, quand l’euidentia suffisait chez Virgile. On peut ainsi recenser diverses méthodes d’amplificatio mises en place par le poète néronien sur la base du traitement virgilien originel. Le travail opéré par Lucain permet de mesurer en retour la place importante de l’horreur guerrière chez le poète augustéen, et invite en particulier à relire les livres VII-XII de l’Énéide sous un angle idéologique relativement ambigu. In the Pharsalia, there are numerous scenes of horror which recall violent events previously presented in the Aeneid, but Lucan resorts to tumor to criticise this violence, whereas euidentia was sufficient for Virgil. We can thus identify diverse ways in which the poet of Nero’s time established amplification based on Virgil’s original methods. Lucan’s work allows us to measure, in return, the important role given to the horrors of war by the Augustan poet, and encourages us to reread Books VII-XII of the Aeneid from a relatively ambiguous ideological point of view. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 10:20:30 +0100</pubDate>
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      <title>Combattre ou s’incliner. Le combat de boxe comme métaphore de l’aemulatio dans les Argonautiques de Valerius Flaccus et la Thébaïde de Stace </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/808</link>
      <description>Valérius Flaccus et Stace mettent tous deux en scène un combat de boxe inspiré, entre autres, par celui de Darès et Entelle au livre V de l’Énéide. Ces passages peuvent être lus comme des métaphores de leur relation à Virgile, volonté affirmée de rivaliser avec son modèle chez Valérius Flaccus et modestie feinte chez Stace. Valérius réécrit le combat à mort entre Amycus et Pollux, dans une sorte d’imitation au second degré puisqu’il reprend une scène qui avait inspiré Virgile tout en y insérant des éléments virgiliens puisés ailleurs dans l’Énéide. Le commentaire final, qui affirme l’importance d’un combat n’ayant pour prix ni une mule (un cheval chez Homère) ni un taureau (chez Virgile) mais la mort, pourrait ainsi être lu comme l’affirmation d’une victoire poétique. Dans la Thébaïde le combat entre Capanée et un jeune combattant, Alcidamas, est interrompu. La victoire du héros confirmé n’est cependant pas aussi éclatante que chez Virgile – le jeune héros vaincu est en effet acclamé –, et elle rappelle les termes de la sphragis dans laquelle Stace, s’adressant à son œuvre, lui conseillait de ne pas aller jouter (temptare) avec la grande Énéide tout en lui promettant un grand succès. Le combat de boxe pourrait confirmer la part de modestie conventionnelle de ces vers. The boxing competition between Dares and Entellus in Eneid V has inspired both Valerius Flaccus and Statius. These texts may be read as a metaphor for how their authors consider their relationship to Virgil. While Valerius seems to want to engage in a real competition with his model, Statius chooses to play modesty. Valerius Flaccus’s text is a kind of second degree imitation as it is a reworking of the scene in Apollonius’epic that had inspired Virgil, but it also contains some elements coming from other parts of the Eneid. The final verses of the passage, which comment on the importance of the fight, can be read as a claim for poetic victory. In the Thebaid, the boxing competition is interrupted in order to preserve the life of the younger competitor but the victory of the older one is not that bright. The scheme of that scene can be put in perspective with the sphragis in which Statius advices his Thebaid not to try to compete with the grand Aeneid but, at the same time, promises her a great success. The boxing competition could then confirm the conventional modesty of these final verses. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 10:36:38 +0100</pubDate>
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      <title>Le Cento Nuptialis d’Ausone ou le mariage de Virgile </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/817</link>
      <description>Ausone, grammairien proche du pouvoir, précepteur de Gratien, a rédigé le Cento nuptialis, un centon qui s’inscrit dans le genre de l’épithalame. Ce centon est un assemblage de citations de Virgile, toutes extraites de l’Énéide, des Bucoliques ou des Géorgiques, et agencées selon des règles précises définies par Ausone. Nous nous proposons de montrer que par ce centon, Ausone ne cherche pas à faire un épithalame réussi, mais qu’il veut prouver sa valeur en tant que grammairien en accomplissant le plus grand défi qui soit donné à la langue latine : écrire un énoncé obscène à l’opposé des vers « chastes » de Virgile, perçu comme une uirgo pleine de pudor par les Romains. Ainsi Ausone fait-il perdre sa chasteté à Virgile en montrant que ses syntagmes, décontextualisés dans l’hypertexte (le Cento nuptialis), peuvent prendre un sens obscène. Le Cento nuptialis n’est rien d’autre que la perte de la virginité de Virgile-uirgo. Ausonius, a grammarian close to those in power and tutor to Gratian, wrote the Cento Nuptialis, a cento which falls into the epithalamium genre. This cento is a collection of quotations from Virgil, all taken from the Aeneid, the Bucolics and the Georgics, and arranged according to precise rules which Ausonius himself defined. We intend to demonstrate that in this cento, Ausonius intends not to compose a complete epithalamium but to prove his abilities as a grammarian by meeting the greatest challenge to the Latin language: writing an obscene commentary as a reversal of Virgil’s « chaste » lines, seen as a uirgo replete with pudor by the Romans. In this way, Ausonius makes Virgil lose his purity by showing that his phrases, taken out of the context of the hypertext (the Cento Nuptialis) can be invested with obscene meaning. The Cento Nuptialis is nothing other than the deflowering of the Virgil « uirgo ». </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 10:46:59 +0100</pubDate>
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      <title>Le polymorphisme de Priape. Les formes multiples d’un dieu </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/828</link>
      <description>Notre étude tend à reconstruire les canons régissant l’iconographie priapique. Représenté comme un vieillard ou un enfant doté d’un phallus énorme, Priape est exclu de la cité, relégué dans l’espace marginal des jardins. Grossier pieu de bois ithyphallique, badigeonné de rouge, il y est dieu des potagers, lié au lieu qu’il doit protéger et fiché en terre pour ensemencer symboliquement le sol. Muni d’une couronne de roseaux et d’une serpette, il y joue aussi le rôle d’épouvantail. En revanche, sous la forme d’un phallus « désérotisé », il trouve sa place au sein de la cité en y jouant un rôle apotropaïque. On le trouve dès lors partout sur les objets les plus usuels comme sous la forme d’amulette : on ne parle alors plus de « phallus », mais de « fascinum », chargé d’un pouvoir reproductif et prophylactique. Bref selon les fonctions qu’il remplit et le lieu où il se trouve, Priape est représenté différemment, selon un code très précis et régi par la loi. Our study aims at the rebuilding of the models of priapical iconography. Portayed as an old person or as a child excluded from the city due to a disproportionate phallus, Priapus is relegated in the gardens. Under the form of a rough wooden post like a phallus, daubed with a red colour, he is a god for gardens, he is linked to the place he is due to protect and fixed on the ground to feed symbolically the land. Equipped with a crown of reeds and a sickle, he plays the role of a scarecrow. However, under the form of a non erotic phallus, he finds his role in the city where his function is to be apotropaic. That’s the reason why we can find him on the most usual objects such as an amulet. We don’t speak about « phallus » anymore but about « fascinum », in charge of a reproductive and prophylactic mission. To sum up, according to his different missions and to the place where he stands, Priapus is portrayed in different ways, according to a very accurate and legal code. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 11:20:39 +0100</pubDate>
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      <title>Mithra et l’imitatio diabolica chez Tertullien </title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/mosaique/846</link>
      <description>F. Cumont définissait, dans le sillage d’Ernest Renan, le culte mithriaque comme le grand rival du christianisme. Ces allégations ont été influencées par les écrits de Tertullien. Le polémiste carthaginois accuse, en effet, les dévots de Mithra d’imiter les sacramenta de la religion chrétienne dans leurs rituels initiatiques. Ces écrits sont parmi les plus connus, mais aussi les plus controversés de l’œuvre de Tertullien. Afin de sous-peser la validité de son témoignage, il est nécessaire de développer une analyse nouvelle et approfondie des passages concernés. Tertullien excelle dans l’art de la rhétorique et, dans le cas mithriaque, il met à profit sa formation d’orateur pour traiter de l’imitatio diabolica dans le culte de Mithra en utilisant une terminologie chrétienne afin d’accentuer son accusation. De plus, il interprète le matériel mithriaque à sa disposition en fonction de ses besoins rhétoriques et apologétiques : démontrer l’imitation des sacrements chrétiens par le diable dans un discours adressé aux hérétiques afin de prouver la supériorité et la vérité du discours et de la foi chrétiens. F. Cumont defined the Mithraic cult as the strongest rival of Christianity. These assertions were influenced by the treaties of Tertullian, the Carthaginian polemicist, who accuses Mithras of imitating the sacramenta of the Christian religion within its initiatory rites. These texts are among the most known but also the most debated works of Tertullian. To estimate the validity of his testimony, it is necessary to develop a new and detailed analysis of these passages. Tertullian excels at the art of rhetoric and, in the Mithraic case; he turns to good account his speaker's formation to deal with the imitatio diabolica in Mithras cult by using a Christian terminology to stress his charge. Furthermore, he interprets the Mitraic material at his disposal according to his rhetoric and apologetic needs aiming to demonstrate the imitation of Christian sacraments by the devil in a speech addressed to the heretics to prove the superiority of speech and Christian faith. </description>
      <pubDate>jeu., 09 mars 2023 11:31:47 +0100</pubDate>
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