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    <title>empirisme</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/4556</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Environnement, santé : genèse d’un questionnement</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/4549</link>
      <description>On s’est peu interrogé, en France, sur les origines et les arrière-plans de la notion moderne d’environnement, sa dimension réflexive et la question de sa relation avec la santé. La présente contribution s’efforce de présenter certains des éléments et des étapes majeures à ce sujet. D’une part, la vision développée dans l’Antiquité, en mettant plus particulièrement l’accent sur la médecine hippocratique, les explications qu’elle apporte de l’origine de la maladie par les influences de l’atmosphère et du climat, et la trame causale qui la sous-tend, et d’autre part, l’émergence de la vision moderne de l’environnement et ses soubassements dans l’empirisme anglais. Dans une Angleterre soumise, dès le XVIe siècle, à de puissantes transformations religieuses, politiques, philosophiques et sociales, l’empirisme marque la constitution d’un rapport nouveau avec le monde dans lequel l’activité de connaître est étroitement liée à une perspective d’amélioration de la condition humaine, rompant avec la logique restrictive de l’Antiquité pour développer une exploration très large de la phénoménalité du monde dans une démarche active fondée sur l’observation, l’expérience et la généralisation inductive. S’établit ainsi une dynamique d’interrelation avec le monde dans laquelle l’individuation et le sensible prennent une place croissante. Celle-ci s’accompagne d’un renouveau des questionnements en matière de santé dans une perspective à la fois collective et environnementale d’où naîtra par la suite la santé publique moderne. Au fil des évolutions que connaît le XVIIIe siècle, ce renouveau apparaît comme un des champs prototypiques dans lequel une action systématique de grande ampleur est conduite sur de multiples composantes de l’environnement à des fins d’amélioration de la condition des populations. Il anticipe l’apparition, à la fin du XIXe siècle, d’une appréhension élargie de l’environnement en termes d’interaction, prélude à l’extension planétaire que celui-ci connaît au XXe siècle et pour lequel la santé, condition d’existence du vivant, n’a cessé de constituer une dimension paradigmatique. The question of the origins and background of the modern notion of environment, of its reflexive dimension and its relationship to health remains poorly examined in France. The present contribution aims at introducing some of the major elements and steps on the subject. On one side, the vision developed in Antiquity, stressing more particularly Hippocratic medicine, the explanation it conveys concerning the origins of disease in terms of atmospheric and climatic influence, the causal framework which underlies it and, on the other side, the emergence of the modern environmental vision and its roots in British empiricism. In a country submitted, from the 16th century, to powerful religious, political, philosophical and social transformations, empiricism induces the constitution of a new relationship to the world where the act of knowing is closely related to the perspective of an improvement of human condition, breaking with the restrictive logic of Antiquity, aiming at the development of a wide exploration of the phenomenal world in an active move based on observation, experience and inductive generalization. This sets a dynamic of interrelation with the world where individualization and the senses play an increasing part. It goes along with a renewal of the questioning concerning health in a collective as well as an environmental perspective, from which modern public health will later emerge. In the course of the 18th century, this renewal appears as one of the prototypical fields in which a wide scale systematic action is lead concerning diverse environmental factors in order to improve population conditions. It anticipates the appearance, at the end of the 19th century, of a broader grasp of the environment in terms of interaction, prelude to its planetary extension in the 20th century, where health, as living beings existence condition, keeps up a paradigmatic dimension.  </description>
      <pubDate>mar., 19 août 2014 10:02:54 +0200</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 23 mai 2017 11:16:05 +0200</lastBuildDate>
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