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    <title>Les lichens, outils dynamiques de la surveillance des PCB dans l’atmosphère</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/4878</link>
    <description>In France, measurements of PCBs in lichens were performed since 2006, most of the time for industrials. Aair Lichens started this monitoring around sites reprocessing electrical transformers with pyralene in several regions. The aim was to get a better understanding of the exposition to the PCBs and of the lichens’ abilities in detecting them. Thus, it occurred that on exposed areas, the levels of PCBs Indicators (including CB138, CB153 and CB180) are coupled to PCDD/Fs (polychlorinated dibenzodioxins and polychlorinated dibenzofurans). Besides, lichens reflect variations in exposure depending on the distance and on the particulate or gaseous emission of PCBs levels. Furthermore, retention capabilities are very important as saturation levels are not yet reached (levels of over 900 ng/kg I - TEQ WHO 1998 for PCDD/Fs and more than 1000 ng/kg for DL-PCBs for controls below 5 ng/kg). Moreover, in situations exposed to PCDD/Fs, DL-PCBs, NDL-PCBs, lichens reflect a dynamic balance between exposures and concentrations. However, in case of reduction of the emission source, the decrease in lichens is not immediate. Hence, to be able to overcome this difficulty, Aair Lichens uses healthy thalli transplanted from its own Natura 2000 site characterized by very low pollutant background levels and follows them regularly. Then, the method consists in transplanting and disposing lichens in target sites from which they are collected in a sequential manner. The results of the impregnation of the transplants are evaluated based on the basic content that of the nature reserve, but also based on the levels measured in lichens already in the immediate surroundings of the target site prior to the placement of transplants. Given current locations, regardless of the particular pollutant (PCDD/Fs, DL-PCBs, PCDD/Fs + DL-PCBs, PCBs Indicators and NDL-PCBs), the first three months show a moderate increase for transplants which then continue growing up and the levels after 6 months show a strong rise that continues after 9 months. The evolution observed on transplants exposed in an area known for presenting higher contents shows that lichens are perfectly adapted to the follow-up of the kinetics of atmospheric PCBs and after 9 months of exposure, the contents of the transplants from the nature reserve has evolved to reach 50-70 % of the level measured in lichens already in the immediate surroundings of the target site before the placement of transplants. En France, des mesures de PCB dans les lichens sont réalisées depuis 2006, la plupart du temps pour des industriels. La société Aair Lichens a débuté cette surveillance autour de sites de retraitement de transformateurs électriques au pyralène dans plusieurs régions. L’objectif de départ est de mieux comprendre l’exposition aux PCB et la capacité des lichens à les pister efficacement. Il apparaît ainsi que, sur des zones exposées, les teneurs en PCB Indicateurs (dont CB138, CB153 et CB180) sont couplées aux PCDD/F (polychlorodibenzodioxines et polychlorodibenzofuranes). Par ailleurs, les lichens reflètent les variations d’exposition selon l’éloignement et les niveaux d’émissions particulaires ou gazeuses de PCB. De plus, les capacités de rétention sont très importantes, car les niveaux de saturation (teneurs de plus de 900 ng/kg I-TEQ OMS 1998 pour les PCDD/F et plus de 1 000 ng/kg pour les PCB-DL pour des témoins inférieurs à 5 ng/kg) n’ont pas encore été atteints. Dans des situations exposées aux PCDD/F, PCB-DL, PCB-NDL, les lichens traduisent donc un équilibre dynamique entre les expositions et les concentrations. Cependant, en cas de diminution de la source d’émission, la baisse dans les lichens n’est pas immédiate. Afin de pouvoir contourner cette difficulté, Aair Lichens implante des lichens sains à partir de sa propre station Natura 2000 caractérisée par des teneurs de fond qu’elle suit régulièrement. La méthode consiste alors à implanter des lichens dans des sites cibles dont ils sont ensuite prélevés d’une façon séquentielle. Les résultats de l’imprégnation des implants sont évalués en fonction du taux de base, celui de la réserve naturelle, mais aussi en fonction des niveaux mesurés dans les lichens in situ avant la pose des implants. Au regard des implantations actuelles, quel que soit le polluant considéré (PCDD/F, PCB-DL, PCDD/F + PCB-DL, PCB Indicateurs et PCB-NDL), les trois premiers mois présentent une accentuation modérée qui se poursuit ensuite. Le taux après 6 mois présente une forte accentuation qui se continue à 9 mois. L’évolution observée sur les implants exposés dans une zone connue pour présenter des taux plus élevés démontre que les lichens sont parfaitement adaptés au suivi de la cinétique des PCB atmosphériques et, après 9 mois d’exposition, le contenu des implants « réserve naturelle » a évolué pour atteindre 50 à 70 % du taux mesuré sur les lichens in situ avant la pose des implants.  </description>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/6839">Numéros</category>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/4860">Varia</category>
    <category domain="https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/4862">Analyses et enjeux</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 21 juil. 2015 10:59:43 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 23 mai 2017 15:41:02 +0200</lastBuildDate>
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