<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0">
  <channel>
    <title>vulnérabilité au risque climatique</title>
    <link>https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/5345</link>
    <description>Entrées d’index</description>
    <language>fr</language>
    <ttl>0</ttl>
    <item>
      <title>Les petites îles, sentinelles du dérèglement climatique</title>
      <link>https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/5342</link>
      <description>Tout comme les régions polaires, les territoires insulaires permettent d’appréhender les conséquences des changements climatiques, de les rendre visibles et directement saisissables. Le point culminant de nombreuses îles, telles que les îles Marshall ou encore les Kiribati, est situé à moins de deux mètres au-dessus du niveau de la mer, alors que, dans l’ouest de l’océan Pacifique tropical, la montée des eaux a été d’environ 12 mm par an entre 1993 et 2009, soit environ quatre fois supérieur au niveau global prévu par les experts du GIEC. Dans ce contexte, des scénarios « apocalypse » évoquant des images d’îles englouties par les flots reviennent le plus souvent. Ces îles sont des territoires hautement vulnérables au changement climatique, dont l’existence même est menacée, et dont la population n’a d’autre issue que de migrer pour survivre. L’Alliance des Petits États insulaires, ou AOSIS (Alliance Of Small Island States), s’est ainsi constituée, dès 1990, afin de porter la position commune des petits pays insulaires et côtiers et de devenir une force politique dans le cadre des négociations internationales sur le climat, au sein de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Cependant, la forte médiatisation des enjeux spécifiques portés par cette alliance a comme corollaire de la figer dans une posture de victime impuissante, avec le changement climatique comme horizon indépassable, contraignant tout développement, prospérité économique ou vision d’avenir, avec l’exil comme seul échappatoire, alors que des possibilités d’adaptation, différentes selon les contextes locaux, existent et légitiment des déclarations telles que : « C'est mon pays et j'y resterai à jamais. Que l'eau vienne !&amp;quot;1. Like polar regions, island territories offer a privileged position to observe the consequences of climate change, make them visible and directly identifiable. In numerous islands such as the Marshall or Kiribati Islands, the highest point is only less than two meters above sea level which, in western tropical pacific ocean, has been rising twelve millimeters per year between 1993 and 2009, a figure four times the global value forecast by IPPC. In such a context, apocalyptic scenarios suggesting images of sunken islands are repeatedly produced. These islands are territories highly vulnerable to climate change, with their existence at stake and no other outcome for populations than to migrate for survival. The Tuvalu archipelago has already planned the migration of 2600 inhabitants, a quarter of its population, to New Zealand. The Alliance of Small Islands State (AOSIS) was created as early as 1990 in order to convey the common position of islands and coastal states as a political actor in the climate negociation within UNFCCC. Yet, the strong impact in the media of the issues raised by the coalition has, as a side effect, cramped it with the image of a powerless victim and moulded climate into the figure an unsurpassable horizon, thus limiting any form of development, economic prosperity or vision of the future, with exile as the only way out, when adaptation possibilities, differing according to local contexts, do exist, legitimating statements such as: « This is my country, and I shall stay here for ever. Let the water come!2 ».  </description>
      <pubDate>lun., 30 nov. 2015 16:08:59 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>mar., 23 mai 2017 16:01:36 +0200</lastBuildDate>
      <guid isPermaLink="true">https://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/5342</guid>
    </item>
  </channel>
</rss>