L'impact local du chauffage au bois. Approche par modélisation de la dispersion atmosphérique
- Local impact assessment of wood fuel heating. Approach by atmospheric dispersion modeling
DOI : 10.4267/pollution-atmospherique.575
p. 93-100
Abstracts
L’impact national du chauffage au bois sur la qualité de l’air et les particules fines en particulier est avéré et provient en grande partie du parc d’appareils de chauffage domestique qui est trop ancien et pas assez performant. L’impact local du chauffage au bois, que ce soit par les appareils individuels au sein d’un quartier ou autour de chaufferies biomasse, est plus complexe à évaluer, tant les situations nationales sont nombreuses. L’approche par modélisation de la dispersion atmosphérique des rejets permet de surmonter cette complexité. C’est l’approche retenue dans deux études récentes, qui a permis d’estimer la contribution supplémentaire de PM2,5, PM10, NOx et SO2 apportée par la combustion de la biomasse pour la production de chaleur dans différents cas type représentatifs des situations réelles. Ces études ont également permis de simuler différents scénarios de développement de la biomasse, et notamment le remplacement d’appareils domestiques anciens et polluants par des appareils récents et performants, ainsi que l’équipement de chaufferies biomasse par des techniques performantes de filtration des poussières de type filtre à manche ou électrofiltre. Ces études confirment le bien- fondé d’une politique conjointe de développement de la filière biomasse énergie et d’amélioration de la qualité de l’air, qui permet de limiter les concentrations de PM2,5, PM10, NOx et SO2 à des niveaux faibles, très largement inférieurs aux seuils réglementaires actuellement en vigueur.
In France, wood-fuel heating has a true global impact on air quality and fine particulate matters in particular. It mainly comes from old and inefficient domestic appliances. Local impact however, in an area heated by a set of domestic appliances or a district biomass boiler, is more complex to assess due to various local circumstances. The approach of using atmospheric dispersion modeling allows to overcome this apparent difficulty. This approach has been carried out in two recent case studies, representative of actual situation, to estimate the additional contribution of biomass combustion for heat purpose on emissions of PM2.5, PM10, NOx and SO2. The main results are presented in this paper. In addition, these studies simulated scenarios of bioenergy development where old and pollutant domestic appliances could be replaced by modern and efficient ones, and also biomass boilers could be equipped with best available techniques such as fabric filters or electrostatic precipitators. Both studies confirmed the benefits of a joint policy to conciliate biomass energy development and air-quality improvement, which allows very low concentrations of PM2.5, PM10, NOx and SO2, well below regulatory levels.
Index
Mots-clés
Biomasse, Bois, Chauffage domestique, Chaufferie, Particules NOx, Qualité de l’air ambiant, SO2Text
References
Bibliographical reference
Erwan Autret, « L'impact local du chauffage au bois. Approche par modélisation de la dispersion atmosphérique », Pollution atmosphérique, 209 | 2011, 93-100.
Electronic reference
Erwan Autret, « L'impact local du chauffage au bois. Approche par modélisation de la dispersion atmosphérique », Pollution atmosphérique [Online], 209 | 2011, Online since 28 février 2013, connection on 16 décembre 2025. URL : http://www.peren-revues.fr/pollutionatmospherique/575
Author
Erwan Autret
Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME) – 20, avenue du Grésillé – BP 90406 – 49004 Angers Cedex 01
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CC-BY
