La Littérature récente (après 1950) des Îles Anglo-Normandes

DOI : 10.54563/bdba.844

p. 87-96

Plan

Texte

Avant-propos

Les Îles Anglo-Normandes constituent un petit archipel qui se situe dans la Manche, entre la France et la Grande-Bretagne, à l’ouest de la péninsule du Cotentin. L’archipel se compose de huit îles, dont quatre avec des habitants permanents, à savoir Jersey, Guernesey, Aurigny et Sercq. La présence d’un dialecte normand sur ces quatre îles remonte à l’implantation du latin pendant l’ère romaine, donc l’archipel fait partie du monde néolatin depuis plus ou moins deux mille ans. Les Îles Anglo-Normandes faisaient partie du duché de Normandie quand Guillaume le Conquérant a envahi l’Angleterre en 1066 et il semble que, pendant bien des siècles, les îliens pratiquaient un dialecte qui ressemblait au normand du Cotentin. La langue anglaise est présente sur le territoire insulaire depuis l’ère médiévale quand une garnison anglaise fut établie à Jersey et à Guernesey. Cette garnison était nécessaire pour protéger les îles après 1204 quand Jean d’Angleterre céda le duché de Normandie au roi français Philippe Auguste. Donc, à la différence du territoire normand continental, les Îles Anglo-Normandes ne furent pas reprises par la couronne française en 1204, au contraire, elles ont continué leur allégeance à l’Angleterre et, par conséquent, elles se sont vu accorder beaucoup de droits et de privilèges, y compris l’autonomie sur le plan juridique.

Le territoire insulaire ne subit aucune anglicisation nette pendant l’ère médiévale, mais au cours des siècles, l’effet linguistique de l’arrivée de centaines de soldats se voyait clairement dans les environs des installations militaires. Cet article n’expliquera pas en détail les raisons qui ont mené à une anglicisation plus frappante (pour un résumé, voir Jones 2001) mais disons qu’en gros, l’établissement de liens commerciaux avec l’Angleterre au dix-neuvième siècle entraîna des conséquences linguistiques importantes car, à partir de ce moment-là, les marchands et les habitants de St. Hélier (la capitale de Jersey et sa ville unique) se sont trouvés au contact avec l’anglais. Les grands changements sociopolitiques et économiques qui se produisirent lors du vingtième siècle n’ont pas non plus aidé le sort des dialectes locaux : par exemple, le développement du tourisme et l’établissement de l’industrie bancaire ont tous les deux attiré une forte immigration du Royaume-Uni. En plus, en 1940, lors de la deuxième guerre mondiale, l’évacuation de beaucoup d’entre les îliens au Royaume-Uni pendant les jours avant l’Occupation allemande – qui dura cinq ans – a également eu de graves conséquences linguistiques.

Il est donc possible de constater une longue période de contact linguistique important sur le territoire insulaire. Néanmoins, c’est de mémoire d’homme que l’anglais a remplacé le normand insulaire en tant que langue dominante. Pendant les années 50, la transmission du normand insulaire en famille a commencé à s’affaiblir et le normand insulaire s’est parlé de moins en moins. Le dernier recensement (2001) a noté qu’il ne restait que 2874 dialectophones jersiais (3,2% de la population), et 1327 dialectophones guernesiais (2,2% de la population). À Sercq, un recensement linguistique n’a jamais eu lieu, mais on estime qu’il ne resterait qu’une vingtaine de dialectophones. Le dialecte normand d’Aurigny est déjà éteint depuis bien des décennies. Qui plus est, aucun des locuteurs du normand insulaire n’est monolingue – depuis déjà quelques décennies, tous les dialectophones sont bilingues (anglais/normand) et il convient de noter aussi qu’aujourd’hui le normand insulaire se trouve exclu de presque tout domaine officiel et réservé, surtout, pour l’interaction en famille ou avec amis.

La tradition littéraire insulaire

Les Îles Anglo-Normandes occupent une position unique au sein du domaine d’oïl. Exception faite d’Aurigny, l’archipel a continué d’être francophone jusqu’à présent mais il est possible que cette situation ne continue pas longtemps (Jones 2007). Nombre d’écrivains et poètes jersiais et guernesiais écrivaient (et publiaient) en normand insulaire aussi bien qu’en français et/ou en anglais, et (à Jersey) très souvent sous nom de plume. Nous trouvons, parmi d’autres, Robert Pipon Marett (Laelius) (1820-1884), Esther Le Hardy (Nénné Caton) (c.1830-c.1873), Philippe Le Sueur Mourant (Bram Bilo) (1848-1918) et Edwin John Luce (Elie) (1881-1918) (à Jersey) (voir Jones 2003) et George Métvier (1790-1881)1, Denys Corbet (1826-1909), Thomas Lenfestey (1818-1885) et Thomas Alfred Grut (1852-1933) (à Guernesey) (voir Jones 2008). D’après certains commentateurs, l’œuvre de ces auteurs aurait réanimé la tradition littéraire de la Normandie continentale pendant le dix-neuvième siècle. Pour plus de détails, voir Lebarbenchon (1988). Il faut constater, cependant, que l’œuvre de ces poètes et ces écrivains n’est pas toujours très accessible car, à Jersey surtout, elle n’était que publiée irrégulièrement dans les journaux, les almanachs et sous forme de livrets courts plutôt que sous forme de livres proprement dits. En fait, la forme de ces publications était, d’une certaine manière, dirigée par le caractère du lectorat. Pendant le dix-neuvième siècle et au début du vingtième siècle, le plus gros de la population indigène des îles anglo-normandes exerçait le métier d’agriculteur / cultivateur et ils n’avaient pas suffisamment d’argent pour acheter des livres. Mais, par contre, tout le monde lisait les journaux qui, grâce à leur nombre (malgré sa petite superficie, Jersey par exemple pouvait s’enorgueillir de quatre journaux francophones au milieu du dix-neuvième siècle) et à leur grand tirage, fournissaient un endroit idéal pour la publication de poèmes, pièces de théâtre et contes en jersiais. Le fait que de petites annonces en jersiais paraissaient régulièrement dans le journal français La Chronique de Jersey indique clairement que une partie importante de son lectorat savait lire le jersiais : après tout, le but de ces annonces était de vendre des biens donc elles n’auraient pas été placées là si elles n’avaient pas été comprises. En plus, la littérature dialectale figurait souvent dans les almanachs qui étaient publiés par les journaux tous les ans et qui représentaient souvent les seuls livres proprement dits à être achetés par les familles de l’archipel.

Aucun texte authentique n’existe ni en sercquais ni en aurignais. Cependant, sur la demande du Prince Louis-Bonaparte (le frère de Napoléon III), qui s’était engagé à recueillir des traductions de l’Évangile de St Matthieu dans diverses variétés linguistiques européennes, Georges Métivier (voir ci-dessus) a traduit l’Évangile en guernesiais (1863) et il a publié sa traduction de la parabole du Semeur en sercquais.

Ce petit coup d’œil a démontré que même si les livres en normand insulaire ne se trouvent pas facilement sur les rayons d’une bibliothèque, il est clair que l’archipel a une tradition littéraire qui date de quelques siècles. Il est évident aussi que, malgré sa petite population, l’archipel a produit bon nombre d’écrivains et que ceux-ci appartenaient souvent aux classes sociales les plus élevées : ainsi auraient-ils pu choisir d’écrire en anglais ou même en français s’ils avaient voulu. Mais le fait qu’ils aient choisi d’écrire en normand insulaire indique clairement que ces auteurs voulaient écrire pour l’île – et non pour un public plus large.

Le but de cet article, cependant, est de donner un petit aperçu sur la littérature insulaire récente (après 1950). C’est donc de cette période que je vais parler plus précisément.

La littérature récente des Îles Anglo-Normandes

L’abandon progressif du normand insulaire de ses anciens lieux forts – la famille, les amis et les voisins, par exemple – a provoqué une prise de conscience du déclin de leur langue par les communautés linguistiques jersiaise et guernesiaise. Par conséquent, la seconde moitié du vingtième siècle a connu la mise en place de plusieurs démarches pour sauvegarder l’avenir du dialecte. La plupart d’entre ces démarches ont reçu un appui plutôt hésitant de la part des Gouvernements de Jersey et de Guernesey. À Sercq, la communauté linguistique était trop faible pour entreprendre un tel programme de planification linguistique.

Depuis 1999, le jersiais a une présence facultative dans l’école primaire et secondaire (30 minutes par semaine) et, à Guernesey, depuis 2004 certains élèves de trois écoles primaires de l’île reçoivent des cours en guernesiais. Le sercquiais n’a aucune présence à l’école. À part cette démarche, la planification linguistique s’est vue majoritairement confiée à des individus enthousiastes et à des groupes qui manquent de statut officiel et d’expérience dans ce domaine. La seconde moitié du vingtième siècle a donc vu l’établissement à Guernesey et à Jersey de plusieurs sociétés pour soutenir le normand insulaire qui ont joué un rôle très important dans la diffusion de la littérature dialectale. Les premières sociétés étaient, dans les années 50, L’Assemblée des Jersiais (à Jersey) et L’Assemblée des Guernesiais (à Guernesey). Ces sociétés publient des bulletins et organisent des activités sociales en normand insulaire. En 1995, la Société Jersiaise a créé une Section de la Langue Jèrriaise (jèrriais est la variante locale du mot « jersiais »). La Section a, parmi d’autres, fait campagne pour la présence de panneaux bilingues au port et à l’aéroport de l’île, et a lancé le jersiais sur le web : http://members.societe-jersiaise.org/geraint/jerriais.html.

L’œuvre d’écrivains jersiais et guernesiais – passés et présents – est reproduite de temps en temps dans les revues des associations au sein de la planification linguistique – par exemple, Les Nouvelles Chroniques du Don Balleine, une association créée en 1943 grâce à un legs considérable fait par John Arthur Balleine (1859-1942), pour soutenir les études du jersiais. Ces œuvres apparaissent au jour très souvent lors de la plus grande fête culturelle de Jersey et de Guernesey (l’Eisteddfod) et les revues publient souvent les pièces de théâtre ou les poésies des écrivains contemporains qui ont gagné les prix littéraires de l’Eisteddfod. Ainsi, les fêtes culturelles contribuent-elles de façon importante à la production littéraire insulaire contemporaine. Cependant, à mesure que les locuteurs natifs disparaissent, cette production littéraire annuelle est en diminution.

George Francis Le Feuvre (George d’La Forge) (1891-1984) est un des écrivains de prose jersiaise les plus prolifiques de la seconde moitié du vingtième siècle – bien qu’il ait vécu en dehors de l’île pendant la plus grande partie de sa vie, ayant émigré à la péninsule du Gaspé au Canada en 1919. De 1946 à 1959, Le Feuvre écrivit une rubrique en jersiais pour le journal Les Chroniques de Jersey, et à partir de 1965 jusqu’à sa mort, il écrivit une rubrique intitulée Eune Lettre du Bouanhomme George [Une lettre du bonhomme George] dans le journal Jersey Evening Post. Cette rubrique – en jersiais et en anglais – décrivait les gens et les événements des temps passés à Jersey et ses « lettres » furent ensuite publiées en deux tomes, Histouaithe et Gens d’Jèrri [Histoire et gens de Jersey] (1976) et Jèrri Jadis [Jersey jadis] (1983).

Après sa mort, en 1984, la rubrique du Jersey Evening Post fut reprise par Arthur de la Mare (1914-1994) qui, sous le nom de plume Lé Vier Trin’tais [Le Vieux Trinitais] publia des dizaines d’articles dans une série de textes parallèles (jersiais/anglais) qui s’intitulait Contes d’eun Èrvenu [Contes de la part de quelqu’un qui est rentré]. De Mare était un diplomate qui avait pris sa retraite dans sa paroisse natale (La Trinité). Par les voix de ses personnages (des paysans et des agriculteurs) il commentait la vie quotidienne à Jersey mais de temps en temps il racontait aussi des histoires de sa vie à l’étranger.

Parmi les autres écrivains modernes, il faudrait citer Amelia Perchard (1921-) de la paroisse de St Martin et Frank Le Maistre (1910-2002) de Saint Ouen. Ces auteurs ont écrit des pièces de théâtre, des poèmes et des contes innombrables, publiés dans les Nouvelles Chroniques du Don Balleine et dans les bulletins de L’Assemblée des Jersiais, par exemple.

La standardisation du jersiais et du guernesiais a facilité la façon dont l’œuvre de ces écrivains a été présentée à la communauté linguistique contemporaine. Avant ceci, à cause de l’absence d’une orthographe unifiée, les écrivains avaient tendance à utiliser leur propre système – ce qui était souvent une représentation plus ou moins phonétique de leur sous-dialecte. Pour cette raison, la publication de dictionnaires (Le Maistre 1966, De Garis 1982 et Société jersiaise 2008 a et b) ainsi que de livres de grammaire (Birt, Tomlinson 2008) motivés par la planification linguistique représente une démarche importante pour la revitalisation du normand insulaire. Grâce à ces ouvrages, l’orthographe du jersiais et du guernesiais a pu être fixée de façon définitive : ce qui facilite la publication de littérature et fournit la base d’une langue standard qui peut être enseignée à l’école. En outre, ces ouvrages métalinguistiques relient tous les membres de la communauté linguistique de leur île, en renforçant le fait que l’émiettement dialectal du jersiais et du guernesiais ne pose aucun problème d’intercompréhension. Autrement dit, ces ouvrages mettent en relief le fait que malgré cet émiettement, on a toujours affaire à un seul jersiais ou à un seul guernesiais. Les dictionnaires sont, ainsi, d’une valeur immense pour la planification linguistique puisqu’ils stabilisent ces dialectes et bien sûr, en même temps, ils font d’eux des variétés linguistiques autonomes et fièrement distinctes du français standard.

À Guernesey, ce sont les bulletins de l’Assemblée des Guernesiais qui fournissent le foyer principal de la production littéraire contemporaine. Des livres proprement dits n’apparaissent que rarement. Pour en citer certains exemples récents : en 1999, l’Assemblée des Guernesiais a publié un livre des poèmes guernesiais de Renée Jehan ; en 2000, la société des Ravigoteurs [Les Revivalistes] a publié le premier livre pour enfants en guernesiais, Jimmain va à la bànque [Jacquot va à la plage] et en 2006 l’Assemblée a publié P’tites Lures Guernésiaises [Petits contes guernesiais], un recueil de contes écrits par plusieurs écrivains en textes parallèles guernesiais – anglais.

À Sercq, la Société Sercquaise existe depuis 1975. Même si elle se focalise très peu sur le dialecte local, en 2009, elle a pourtant publié Sark Voices [Les Voix de Sercq] un CD de chansons et poésies en sercquais, accompagné d’un livret des paroles sercquaises et leur traduction en anglais.

Néanmoins, pendant les décennies dernières, c’est Jersey qui connaît la production littéraire la plus fleurissante de l’archipel anglo-normand. Et ceci pour deux raisons : d’abord, la présence de l’association Don Balleine qui soutient les études du jersiais et ensuite le fait que la planification linguistique est beaucoup plus avancée à Jersey. L’Office du Jèrriais a un personnel permanent de trois personnes et, très souvent, ce sont ces trois personnes qui motivent la production de textes en jersiais afin de renforcer l’initiative éducative. Bien sûr, la production littéraire jersiaise contemporaine existait même avant la création de l’Office du Jèrriais en 1999 : des poèmes et des contes paraissaient régulièrement dans Le Bulletîn d’quart d’an de l’Assemblée des Jersiais (publié entre 1952 et 1977) et, plus récemment, dans Les Chroniques (1979-1987) qui devinrent les Nouvelles Chroniques (2003-) de l’association Don Balleine. Les Nouvelles Chroniques du Don Balleine portent le sous-titre la revue de la langue jersiaise et accordent une place à la « nouvelle » production littéraire jersiaise ainsi qu’à la littérature des siècles passés. En 2011, cette revue paraît trois fois par an, elle est lue par bon nombre des dialectophones et elle représente une source utile pour la diffusion de néologismes dans la communauté linguistique. Cependant, plus récemment, le jersiais a connu la publication de toute une série d’ouvrages motivés par l’introduction du dialecte à l’école comme Les Preunmié Mille Mots [Les Premiers mille mots] (2000), les manuels scolaires Le Neu C’min [Le Nouveau Chemin] (niveau débutant) (2000-) et La P’tite Sente [Le Petit Sentier] (niveau plus avancé) (2004-), Lé Jèrriais pouor les pathents et les grands-pathents [Le Jersiais pour les parents et les grands-parents] (2005), Eune Collection Jèrriaise [Un Recueil jersiais] (2007). En 2011, un ouvrage didactique, Conversations in Guernsey French [Conversations en guernésiais] a également paru à Guernesey (Tomlinson et Tomlinson 2011).

Conclusion

Ce petit aperçu a démontré que l’archipel anglo-normand a une tradition littéraire qui date de presque deux siècles. Le déclin des locuteurs du normand insulaire n’a pas arrêté la production littéraire à Guernesey et à Jersey, et la tradition de publier dans les revues et dans les journaux – plutôt que sous forme de livres – continue mais du fait que les écrivains contemporains vieillissent, et qu’ils ne sont pas remplacés par une nouvelle génération, il est peu sûr que cette tradition littéraire puisse continuer à l’avenir.

Il est également très intéressant de constater qu’à Jersey surtout, la planification linguistique a changé un peu le caractère de la publication en dialecte local. Notamment, on constate une préoccupation du rôle didactique de la littérature outre sa fonction divertissante : on voit l’apparition de plus en plus de publications qui visent les élèves et d’autres apprenants. Également, en publiant les écrivains du passé et du présent côte à côte dans leurs revues, les associations au sein de la revitalisation du normand insulaire permettent à la communauté linguistique de l’archipel de s’associer avec sa lignée linguistique par la mise en évidence de ses racines. Dans ce but, le statut du normand insulaire s’est vu renforcé par la mise en valeur de sa tradition littéraire.

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Notes

1 Métivier a également publié, en 1870, son Dictionnaire franco-normand ou recueil des mots particuliers au dialecte de Guernesey faisant voir leurs relations romanes, celtiques et tudesques. Le dictionnaire fut le premier ouvrage métalinguistique qui ait traité du normand insulaire et il reste jusqu’à présent une référence incomparable pour le guernesiais. Retour au texte

Citer cet article

Référence papier

Mari C. Jones, « La Littérature récente (après 1950) des Îles Anglo-Normandes », Bien Dire et Bien Aprandre, 28 | 2012, 87-96.

Référence électronique

Mari C. Jones, « La Littérature récente (après 1950) des Îles Anglo-Normandes », Bien Dire et Bien Aprandre [En ligne], 28 | 2012, mis en ligne le 01 mars 2022, consulté le 30 octobre 2026. URL : https://www.peren-revues.fr/bien-dire-et-bien-aprandre/844

Auteur

Mari C. Jones

Peterhouse et Département de français, Université de Cambridge

Droits d'auteur

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