État des lieux de la littérature en langue bretonne pour la jeunesse et avènement d’un genre, le roman pour adolescents

DOI : 10.54563/bdba.855

p. 189-202

Plan

Dédicace

À la mémoire de mon grand-père Charlez Ar Gall (5 mars 1921-3 novembre 2010), pionnier de l’audiovisuel en breton, traducteur d’albums pour les jeunes bretonnants.

Texte

Aux origines

Difficile de savoir précisément combien de livres pour la jeunesse ont été publiés des origines à nos jours, notamment en raison du nombre peu important d’ouvrages anciens encore disponibles aujourd’hui. Généralement, on cite – à l’instar de Dominique Roger1 – comme ouvrage fondateur de la littérature de jeunesse en langue bretonne Ael mad ar vugale2 [Le bon ange des enfants], traduit en 1836. D’ailleurs ces livres anciens du xixe siècle se comptent sur les doigts d’une main ou deux.

Les lecteurs bretonnants les plus âgés se souviendront sans doute des livres édités à partir des années 1920 par la maison d’édition nouvellement créée alors, Gwalarn3, parmi lesquels quelques titres pour les enfants. Il s’agissait essentiellement de traductions, comme Priñsezig an dour4 [Petite princesse de l’eau], un conte traduit par Youenn Drezen, écrivain breton, et qui vient de reparaître en 2009 aux éditions TES sous la forme d’un album pour pièce de théâtre grâce aux soins de Goulc’han Kervella, écrivain, dramaturge et acteur de théâtre en langue bretonne ou encore Nijadenn an Aotrou Skañvi5 [L’aventure aérienne de Monsieur Léger].

Pour peu que l’on compare le nombre des livres pour la jeunesse publiés par Gwalarn, au départ une revue littéraire créée par Roparz Hémon, avec ceux qui précédent les années 1920, force est de constater que la période de Gwalarn (1925-45) présente une avancée conséquente. Et pourtant, tout est relatif. Les soixante ouvrages pour la jeunesse en langue bretonne qui ont été publiés jusqu’à la fin des années 1940, c’est-à-dire en l’espace de vingt-cinq ans environ, sont tous épuisés depuis longtemps. Qui possède encore de nos jours un exemplaire de la première édition – en 1942 – de Lommig pe enklask ar vizaouenn-skouarn6 [Petit Guillaume – ou la recherche de la boucle d’oreille], illustrations de Xavier van Haas, membre des Seiz Breur7, tout comme Youenn Drezen. Il s’agit d’un des rares ouvrages que l’on pourra cependant éventuellement trouver entre les mains d’un enfant de ce début de xxie siècle grâce à une réédition de 1983 aux éditions An Here8.

Il était une fois…

Combien de livres, finalement ? Si l’on cherche à réaliser une liste la plus exhaustive possible, en différenciant bien ouvrages de littérature et ouvrages pédagogiques, livres proprement dits et périodiques, on obtient plus de 900 ouvrages et, compte-tenu d’un réseau important de maisons d’édition de fort petite taille, certaines ne publiant parfois qu’un ouvrage en breton par an en moyenne, il est raisonnable d’avancer que le nombre d’un millier d’ouvrages de littérature jeunesse en langue bretonne est atteint à l’aube du xxie siècle.

Il faut reconnaître que ce n’est qu’à la fin des années 1970 que l’édition jeunesse en breton prend de l’importance : on compte en effet seulement 150 titres pour la période précédente. En bref : les trois-quarts des livres publiés pour les enfants en l’espace d’un siècle ont été édités ces trente dernières années [Fig. 1].

Figure 1.

Figure 1.

Nombre de titres de littérature jeunesse par décennie durant le vingtième siècle (Nouveautés – Rééditions)

N’allons pas croire pour autant qu’après la Libération, qui voit la disparition de Gwalarn, il y ait eu moins d’ouvrages jeunesse qu’auparavant, bien au contraire, mais la part accordée au lectorat adulte était plus importante, quand bien même on trouve des années 1950 à la fin des années 1970 des contes et albums, par exemple Ar honiklig Boudedeo9 [Fig. 2] [Vagabond le petit lapin] aux éditions Emgleo Breiz10 en 1957, Tri femoc’h bihan11 [Trois petits cochons] pour Flammarion/Le Père Castor en 1976, ou bien encore Kroc’hen Azen12 [Peau d’âne] aux éditions Al Liamm13.

Figure 2.

Figure 2.

Ar Honiklig Boudedeo, 1957

Pour peu que l’on cherche à savoir combien d’ouvrages pour la jeunesse paraissent par an, il est alors possible de cerner les évolutions dans ce domaine : avant 1925, on trouve en moyenne 0,2 titre par an. C’est à l’époque de Gwalarn que naît véritablement une littérature, puisque le nombre de livres pour enfants publiés alors décuple pour atteindre deux titres par an. Toutefois une rupture franche a lieu à la Libération (0,5 titre par an seulement) et il faut attendre les années 1950 et 1960 (époque dominée par Al Liamm et Emgleo Breiz) pour percevoir une reprise de l’activité avec un nombre de titres passant à trois par an. L’émergence de nouvelles maisons d’édition en langue bretonne dans la décennie suivante (les années 1970) permet d’atteindre même quatre titres par an.

Mais c’est durant les deux dernières décennies du xxe siècle que l’on peut situer l’âge d’or du livre jeunesse, puisque l’on atteint alors un seuil moyen de vingt-deux titres par an. D’ailleurs la moyenne en ce début de xxie siècle ne descend jamais en dessous d’une vingtaine de titres pour la jeunesse par an, sans prendre en compte les périodiques et les ouvrages pédagogiques.

Les écoles bilingues

La raison essentielle de ce brusque changement de la proportion d’ouvrages pour la jeunesse dans l’édition en langue bretonne est assez aisée à trouver dans le contexte particulier de la fin des années 1970 : les premières écoles bilingues breton-français apparaissent (d’abord le système associatif Diwan avec son système immersif, puis Div Yezh et Dihun14 peu après, respectivement pour l’enseignement public et l’enseignement privé) et très vite enseignants et parents se rendent compte que la littérature pour la jeunesse consiste à ce moment-là en ouvrages anciens ou épuisés. C’est aussi à cette époque qu’est signée la Charte Culturelle en Bretagne, permettant notamment aux associations dédiées à la culture et à la langue bretonnes d’obtenir des subventions. Dans ce contexte naît en 1983 une nouvelle maison d’édition qui va occuper le terrain de l’édition bretonne pour la jeunesse : An Here15.

À elle seule, cette maison d’édition propose en l’espace d’une vingtaine d’années près d’un tiers de l’ensemble des publications pour la jeunesse : des albums du petit chien Spot16, des bandes dessinées de Tintin17, des livres pour jeunes lecteurs tout autant que des romans pour adolescents et pré-adolescents (plusieurs collections en fonction de l’âge du lectorat : Ar Vaot, Ar Skafig et Skolig al Louarn18) comme par exemple Argantael hag ar spes19 écrit par Garmenig Ihuellou, auteure prolifique20 et pas seulement pour la jeunesse, ou encore des livres-documentaires.

D’autres maisons d’édition apparaissent à la même époque, elles aussi sur le modèle des associations définies par la loi du 1er juillet 1901, lequel est commun à l’ensemble de la profession. Elles proposent également des bandes dessinées avec d’autres héros, par exemple les aventures de Lucky Luke21 pour Skol an Emsav22, Asteriks23 chez Preder24, Buddy Longway et Yakari25 le petit Amérindien avec Keit Vimp Bev26.

La place des jeunes lecteurs

Le brusque changement dû à l’apparition d’élèves scolarisés dans les filières bilingues a amené la littérature pour la jeunesse à occuper aujourd’hui une place aussi importante en nombre de titres que la littérature en breton pour les adultes27 : un ouvrage sur deux s’adresse à un jeune lectorat bretonnant. Ceci s’explique probablement par le fait que les éditeurs s’efforcent depuis une trentaine d’années de fournir de la matière littéraire aux futurs lecteurs adultes : si l’on ne parvient pas à donner maintenant l’envie aux jeunes de lire en breton, quel lectorat bretonnant restera-t-il d’ici quelques années ? Car les bretonnants plus âgés, certes plus nombreux que les jeunes actuellement, voient leur nombre diminuer très vite, en raison de leur grand âge. De plus, « les seuls locuteurs confrontés à une pratique régulière de la lecture en breton sont les élèves scolarisés en enseignement bilingue28. »

Or ceci nécessite d’avoir à offrir aux jeunes lecteurs des livres qui leur conviennent, d’une lecture aisée, avec toutefois de quoi permettre de mieux apprendre et d’enrichir en même temps leur langue.

De profundis

En 2005, la maison d’édition An Here a cessé ses activités. Étant donné la place de choix qu’elle occupait dans le domaine de l’édition jeunesse en breton, on aurait pu s’attendre à voir un déclin plus que sensible de la production littéraire en direction des jeunes. En fait, il n’en est rien et c’est avec un certain étonnement que l’on peut remarquer que l’année suivante, en 2006, le nombre d’ouvrages pour la jeunesse a atteint des sommets jusqu’alors inégalés : plus de quarante titres quand en moyenne on compte deux douzaines d’ouvrages dignes de ce nom par an au tournant du siècle dernier et en ce début de xxie siècle.

À qui doit-on la relève ? D’abord, les maisons d’édition en langue bretonne dans l’ensemble ont proposé un titre ou deux : ainsi Al Liamm et Emgleo Breiz (renouant ainsi avec leur pratique passée des années 1950-1970), mais aussi les maisons d’édition plus récentes par exemple Al Lanv29 et An Alarc’h30. Ce sont trois autres maisons d’édition qui ont fait un travail important pour la jeunesse : Bannoù-Heol31 se charge aujourd’hui des bandes dessinées (les aventures de Boullig ha Billig32, de Thorgal ou bien encore de Titeuf) ; Keit Vimp Bev délaisse à présent les bandes dessinées (mais aussi les jeux de société en breton) pour se consacrer à l’édition de romans et de magazines pour la jeunesse (Rouzig33 pour les tout-petits, Louarnig34 pour les jeunes lecteurs et Meuriad35 qui fut une revue pour les adolescents avant de disparaître après quatre ans de parution). On doit également à Keit Vimp Bev le seul hebdomadaire actuel en langue bretonne : Ya !36.

Un rôle à part est tenu par TES – Ti Embann ar Skolioù brezhonek37, branche bretonnante du CDDP des Côtes-d’Armor : TES édite notamment des manuels pour les écoles bilingues, de la maternelle à la terminale38, mais cette maison d’édition vient de se mettre depuis peu à la réalisation de livres pour le simple plaisir de lire. Tout d’abord des albums (premier d’entre eux en 2000 : Biwig39), puis une collection de romans pour adolescents en 2005 : « Koad Glaz »40 dont le premier titre est Ameli Penn-koumoul hag ar c’hampagn-kelaouiñ41 [Fig. 3]. Précisons que TES ayant une vocation pédagogique, tout ouvrage conçu pour la lecture plaisir doit avoir un supplément interne ou séparé pour une exploitation en classe bilingue.

Figure 3.

Figure 3.

Ameli Penn-koumoul hag ar c’hampagn-kelaouiñ, 2005.

Situation actuelle

Évidemment, les livres édités de nos jours ne sont pas les mêmes qu’il y a une centaine d’années. On ne voit plus aujourd’hui de livres pour les enfants traitant de religion, ces livres d’édification n’ont plus guère cours maintenant, quand bien même Bibl ar vugale42 et deux aventures de Loupio43 sont toujours disponibles.

Le conte traditionnel, genre principal jusqu’aux années 1980, a été remplacé par celui des albums. Cette mutation n’a pas eu d’effet sur les pourcentages des autres genres jusqu’en 2000, avec près d’un livre sur deux pour la jeunesse appartenant tout d’abord au conte puis ensuite à l’album [Fig. 4].

Figure 4.

Figure 4.

Genres des ouvrages jeunesse en breton au vingtième siècle

Mais la situation actuelle connaît un changement radical au milieu des années 2000. Non pas à cause d’une émergence des bandes dessinées pourtant fort prisées des jeunes lecteurs (cela fait trente ans que ce genre particulier représente de manière très régulière 10% des publications pour la jeunesse), mais en raison d’une recrudescence incontournable des romans pour adolescents et pré-adolescents [Fig. 5].

Figure 5.

Figure 5.

Pourcentages d’ouvrages romanesques pour la jeunesse de 1981 à 2008

Le roman pour la jeunesse, genre mineur dont le pourcentage évolue en fonction des périodes entre 10 et 20% des publications destinées au jeune lectorat depuis la fin des années 1970 (une situation semblable à celle des années Gwalarn), est devenu à l’orée du xxie siècle le genre prépondérant en quelques années seulement. C’est près d’un livre pour enfants sur deux qui appartient aujourd’hui au genre romanesque, et ce pour une raison fort simple.

De l’influence des « Prizioù »

« Prizioù » ? Il ne s’agit pas ici des Prizioù décernés chaque année par les services de France 3 Bretagne pour récompenser les actions en faveur de la culture et de la langue bretonnes dans des domaines aussi variés que la musique, la poésie, le théâtre ou le film-documentaire, mais des tout-nouveaux prix littéraires que sont d’une part Priz ar Yaouankiz44, prix du roman pour adolescents en langue bretonne créé en 2004, et d’autre part Priz ar Vugale45, prix du roman pour pré-adolescents créé quant à lui en 2006. Il convient de noter que c’est justement en 2004 que l’Observatoire de la langue bretonne publie un rapport sur l’édition en langue bretonne indiquant que l’offre proposée aux adolescents dans le cadre des ouvrages jeunesse est peu importante et ne comporte pour ainsi dire que des manuels scolaires46.

Ces prix sont le fruit de l’association Féa47, présidée par Fanny Chauffin, enseignante de français au collège Diwan de Quimper (Finistère). Chaque année, quelques écrivains et des personnes tentées par l’aventure romanesque participent à ces concours dont les résultats font l’objet d’une remise de prix à l’occasion du « Salon du livre » de Carhaix (Finistère), notamment en partenariat avec le Conseil Général du Finistère. L’intérêt particulier de ces prix réside dans le fait que c’est un jury de jeunes lecteurs allant de l’école élémentaire au lycée qui effectue le choix final désignant les vainqueurs, après une lecture et une étude dans le cadre scolaire des ouvrages nominés par un comité de lecture.

Jusqu’à ces toutes dernières années, les seuls élèves participant à ces deux prix étaient ceux des écoles, collèges et de l’unique lycée Diwan (à Carhaix), mais à présent participent également des élèves des autres filières bilingues48. À noter que le grand gagnant de ces prix est sans conteste Yann-Fañch Jacq (un prix ou deux par an !), enseignant au lycée Diwan et par ailleurs membre fondateur de la maison d’édition Keit Vimp Bev qui publie les romans de ces deux prix tous les ans, à une cadence infernale49.

Quels romans pour les adolescents ?

La création des Prizioù est le corrélat d’un constat : un manque de romans pour les jeunes en raison du faible nombre d’exemplaires encore disponibles. Quant aux romans encore disponibles, ceux de la maison d’édition An Here notamment, ils avaient vieilli dans l’ensemble, ne serait-ce qu’en ce qui concerne la maquette50.

Sur la centaine de romans pour adolescents publiés en l’espace d’un siècle, on n’en compte que cinq avant les années 1980. Les deux tiers sont des ouvrages contemporains des Prizioù. Les romans dont disposent les jeunes lecteurs sont donc par conséquent des ouvrages récents, abordant des thèmes actuels. Parmi les auteurs de ces romans, on trouve aussi bien des écrivains à la réputation établie de longue date auprès d’un lectorat adulte, par exemple Yann Gerven51 et Maï-Ewen52, que de très jeunes auteurs, anciens élèves du lycée Diwan de Carhaix, tels que Uisant Crequer53 et Gwenvred Latimier-Kervella54.

Roman d’enquête ou d’aventure, roman historique ou social, roman fantastique ou régionaliste, roman psychologique ou de science-fiction : les sous-genres romanesques sont variés, incluant aussi le roman autobiographique et le journal intime, voire le roman animalier ! Une évolution est cependant perceptible, notamment avec une moindre importance du roman d’enquête et du roman historique, sauf ponctuellement.

Le roman tel qu’il se présente aujourd’hui comporte aussi plus souvent une part de fantastique55. D’ailleurs, deux tendances sont sensibles depuis Priz ar Yaouankiz : le fantastique traditionnel laisse place à l’heroic fantasy propre à la littérature anglo-saxonne, tandis que la science-fiction apparaît tout d’abord sous la forme du voyage spatial avec Naig ha morvil an egor56 [Naïg et le Léviathan de l’espace] avant de s’orienter vers les mondes parallèles avec le cycle des Mevelien an Urzh57 [Les Valets de l’Ordre].

Alors que dans les années 1980 et 1990 les héros des romans sont en général un groupe de jeunes amenés à se débrouiller sans l’aide des forces de l’ordre, c’est souvent sous la perspective d’un seul personnage central que se déroulent les plus récents romans pour adolescents : la société moderne ayant évolué, l’individualisme gagne en intensité, sans pour autant empêcher l’entraide.

Notons également que la parité devient maintenant effective : le personnage principal est souvent une adolescente, et pas seulement dans des romans psychologiques. Par exemple la jeune magicienne héroïne de Brezel an erevent [La Guerre des dragons]58 ou encore la collégienne qui cherche la cause du décès de son père dans Eil derez [Second degré]59.

À une focalisation sur un seul personnage s’ajoute une narration privilégiant de plus en plus l’homodiégèse (le personnage principal raconte son histoire à la première personne), d’où des récits permettant une proximité renforcée avec le lecteur-destinataire. Cette proximité spatiale est de surcroît accentuée par l’emploi plus fréquent du présent que des temps du passé, provoquant une sensation de proximité temporelle : d’où la possibilité d’une identification plus forte au personnage, sans sensation de prise de recul.

Face à cette récente prolifération du genre romanesque en langue bretonne pour les adolescents, on pourrait craindre d’une part un certain formatage des créations et d’autre part un manque de transversalité littéraire et d’œuvres traduites : ces ouvrages sont en effet souvent écrits par des auteurs amenés à suivre les règles préconisées par les Prizioù. Des auteurs qui, en tant qu’enseignants ou animateurs, ont généralement une assez bonne connaissance des thèmes et styles plaisant à ce jeune lectorat. Il n’en est heureusement rien, des romans pour la jeunesse paraissant chaque année hors Prizioù, résultat du travail de diverses maisons d’édition.

Notes

1 Dominique Roger, « Les livres d’enfants en breton », Ar Men, n°53, août 1993, p. 68. Retour au texte

2 Arvisenet, Ael mad ar Vugale (traduction de Keramanac’h), Morlaix, Guilmer, 1836. Retour au texte

3 Gwalarn [Noroît]. Retour au texte

4 G. T. Rotman, Priñsezig an dour (illustrations de l’auteur, traduction de Youenn Drezen), Brest, Gwalarn, 1927. Retour au texte

5 G. T. Rotman, Nijadenn an Aotrou Skañvig (illustration de l’auteur, traduction de Youenn Drezen), Brest, Gwalarn, 1929. Retour au texte

6 Xavier van Haas, Lommig / Buhez Lommig pe enklask ar vizaouenn-skouarn (illustrations de l’auteur, traduction de Youenn Drezen), La Baule, Skridoù Breizh, 1942. Retour au texte

7 Pour en savoir plus sur le mouvement artistique et littéraire des Seiz Breur, se référer à l’ouvrage co-dirigé par Daniel Le Couédic et Jean-Yves Veillard, Les Seiz Breur 1923-1947, la création bretonne entre tradition et modernité, Rennes, Terre de Brume et Musée de Rennes, 2000. Retour au texte

8 Maison d’édition créée en 1983 par des enseignants et des parents d’élèves des écoles bilingues Diwan. A cessé ses activités fin 2004. Retour au texte

9 Alice Huertas, Ar Honiklig Boudedeo (illustrations de l’auteure, traduction de Charlez Ar Gall), Brest, Emgleo Breiz, 1957. Retour au texte

10 Emgleo Breiz [Entente de Bretagne], 4 rue Yves Collet, 29200 Brest, www.emgleobreiz.com. Retour au texte

11 Paul François, Tri femoc’h bihan (illustrations de Gerda, traduction de Tugdual Kalvez), Paris, Flammarion / Albums du père castor, 1976. Retour au texte

12 Charles Perrault, Kroc’hen Azen (illustration de P. Leroy, traduction de Per Denez), Brest, Al Liamm, 1978. Retour au texte

13 Al Liamm [Le Lien], 19 rue du Muguet, 22300 Lannion, www.alliamm.com. Retour au texte

14 Diwan [Le germe] ; Div Yezh [Deux langues] ; Dihun [Réveil]. Retour au texte

15 An Here [Les Semailles]. Retour au texte

16 Spot, série d’albums pour les tout-petits de Éric Hill, vingt-six titres traduits de l’anglais. Retour au texte

17 Dix-neuf titres traduits en breton. Retour au texte

18 Ar Vaot [La Tortue], Ar Skafig [L’Esquif] et Skolig al Louarn [L’École buissonnière], trois collections destinées respectivement aux lecteurs de 5-6 ans, 6-7 ans et 4 à 15 ans (avec trois niveaux internes dans cette dernière collection). Retour au texte

19 Garmenig Ihuellou, Argantael hag ar spes [Argantael et le fantôme] ; illustrations de Denez Prigent, devenu célèbre en tant que chanteur traditionnel épris de world music, Quimper, An Here, 1985. Retour au texte

20 Son premier roman jeunesse date de 1982, son tout-dernier a été publié cette année (2010). Retour au texte

21 3 titres. Retour au texte

22 Skol an Emsav [L’École Militante], 25 rue Pierre Martin, 35000 Rennes, www.skolanemsav.com. Retour au texte

23 « Astérix » en breton, 3 titres. Retour au texte

24 Preder [Réflexion], 19 Park Maen Meur, 29700 Plomelin, www.preder.net. Retour au texte

25 Respectivement 10 titres traduits pour les aventures du trappeur de Dérib et 9 titres pour son petit Sioux. Retour au texte

26 Keit Vimp Bev [Tant que nous serons vivants], 22 Grand-Rue, 29520 Laz, http://keit-vimp-bev.info. Retour au texte

27 Cf. rapports d’activités pour les années 2008 et 2009 réalisés par Ofis ar Brezhoneg / l’Office de la langue bretonne, notamment la rubrique Arsellva ar Brezhoneg / Observatoire de la langue bretonne (www.ofis-bzh.org). Les tableaux et graphiques concernant nos propos sont présentés dans ces actes par Cédric Choplin sous le titre « Les nouveaux aspects de la littérature en langue bretonne au tournant du xxie siècle ». Retour au texte

28 Fañch Broudic, Parler breton au xxie siècle – Le nouveau sondage de TMO-Régions, Brest, Emgleo Breiz, 2009. Retour au texte

29 Al Lanv [La Marée], 14 rue du Muguet, 22300 Lannion, www.brezhoneg.org. Retour au texte

30 An Alarc’h [Le Cygne], 14 rue du Muguet, 22300 Lannion, www.brezhoneg.org. Retour au texte

31 Bannoù-Heol [Rayons de Soleil], 140 rue de Pont l’Abbé, 29000 Quimper, www.b-heol.com. Retour au texte

32 « Boule et Bill » en breton. Retour au texte

33 Rouzig [Petit Roux], revue en breton pour les petits de 4 à 6 ans. Retour au texte

34 Louarnig [Petit Renard], revue pour les enfants de 7 à 12 ans. Retour au texte

35 Meuriad [Tribu]. Retour au texte

36 Ya ! [Oui], plus de 1100 abonnés à ce jour. Retour au texte

37 TES – Ti-Embann ar Skolioù brezhoneg [Maison d’Édition des Écoles bretonnes], 30 rue Brizeux, 22015 Saint-Brieuc, http://wwwcrdp.ac-rennes.fr/crdp/services/tes/ . Retour au texte

38 Des ouvrages remis gratuitement aux écoles bilingues qui en font la demande. Retour au texte

39 Isabelle Le Nabat, Biwig [Coccinelle] ; illustrations de l’auteure, Saint-Brieuc, TES, 2000. Retour au texte

40 « Koad Glaz » [Bois Vert]. Retour au texte

41 Maguy Kerisit, Ameli hag ar c'hampagn-kelaouiñ [Amélie et la campagne d'information] illustrations de Kristig, Saint-Brieuc, TES, 2005. Retour au texte

42 Jakob Ecker, Bibl ar vugale [La Bible des enfants] ; illustrations de Johannes Grüger, Estella (Espagne) Editorial Verbo Divino, 1987. Retour au texte

43 Jean-François Kieffer, Troioù-kaer Loupio, levrennoù 1-2 [Les Aventures de Loupio], tomes 1-2 ; illustrations de l’auteur, Trelevenez, Minihi-Levenez, 2007. Retour au texte

44 Priz ar yaouankiz [Prix de la jeunesse]. Retour au texte

45 Priz ar vugale [Prix des enfants]. Retour au texte

46 Rapport d'activité 2004 de Arsellva ar Brezhoneg / l’Observatoire de la langue bretonne réalisé par Ofis ar Brezhoneg / l'Office de la langue bretonne, An embann e brezhoneg, enklask miz mezheven 2004 [L'édition en langue bretonne, étude mai 2004], www.ofis-bzh.org Retour au texte

47 http://afea.free.fr Retour au texte

48 Soit près de 1500 jeunes lecteurs bilingues prenant part aux deux concours selon Fanny Chauffin, « Ar vugale o lenn » [« Les enfants lisent »], Brud Nevez, n°283, Brest, Emgleo Breiz, novembre 2010. Retour au texte

49 Au minimum six romans pour les adolescents et quatre pour les pré-adolescents par an, en plus d’autres ouvrages variés. Ce rythme effréné a pour corrélat regrettable un manque fréquent de relecture, d’où la présence souvent rebutante de coquilles. Retour au texte

50 Ironie du sort, c’est le même constat qui avait été à l’origine de la création d’An Here en 1983 comme le rappelle son initiateur : Martial Ménard, « Petite histoire de l’édition en langue bretonne pour la jeunesse » dans (ouvrage collectif) Livres d’enfants en Europe, Pontivy, COBB et Ville de Pontivy, 1992, p. 105-106. Livre publié à l’occasion d’une exposition sur la littérature jeunesse au Château des Rohan à Pontivy). Retour au texte

51 Yann Gerven, nom de plume de Yvon Gourmelon. Retour au texte

52 Maï-Ewen, un des nombreux noms de plume de Yvette Gaudart. Retour au texte

53 Lauréat du « Priz ar Yaouankiz » en 2009 pour Gwad ar Granared [Le Sang des Granar] et du « Priz ar Vugale » en 2010 pour Brezel ar porzh-c’hoari [La Guerre de la cour de récré], Laz, Keit Vimp Bev, 2009 et 2010. Retour au texte

54 Gwenvred Latimier-Kervella : Huñvreoù [Rêves], Laz, Keit Vimp Bev, 2004. Premier roman pour adolescents se terminant par le suicide du héros. Retour au texte

55 Dans le « premier roman pour adolescents » selon Tugdual Kalvez, c’est une manifestation fantastique – véritable deus ex machina – qui termine le roman d’enquête dont il signe la quatrième de couverture, à savoir l’ouvrage de Garmenig Ihuellou, Pebezh fest-noz ! [Quel fest-noz / fête nocturne !], illustrations de Tugdual Huon, Saint-Brieuc, Skol, 1982. Retour au texte

56 Envel Kervoas, Naig ha morvil an egor (illustrations de Christophe Babonneau), Laz, Keit Vimp Bev, 2004. Retour au texte

57 Yann-Fañch Jacq, cycle Mevelien an Urzh (3 tomes : Galv an Oy [L’Appel de l’Oy], Diwallerien an dorioù [Les Gardiens des portes] et Mestr an tremen [Le Maître du passage]), Laz, Keit Vimp Bev, 2007, 2008 et 2009. Retour au texte

58 Marianna Donnart et Alan Dipode, Brezel an erevent, Laz, Keit Vimp Bev, 2005. Retour au texte

59 Gi Bideau, Eil derez, Laz, Keit Vimp Bev, 2005. Retour au texte

Illustrations

Citer cet article

Référence papier

Yann Envel Kervoas, « État des lieux de la littérature en langue bretonne pour la jeunesse et avènement d’un genre, le roman pour adolescents », Bien Dire et Bien Aprandre, 28 | 2012, 189-202.

Référence électronique

Yann Envel Kervoas, « État des lieux de la littérature en langue bretonne pour la jeunesse et avènement d’un genre, le roman pour adolescents », Bien Dire et Bien Aprandre [En ligne], 28 | 2012, mis en ligne le 01 mars 2022, consulté le 16 octobre 2026. URL : https://www.peren-revues.fr/bien-dire-et-bien-aprandre/855

Auteur

Yann Envel Kervoas

Université Européenne de Bretagne, Rennes 2

Droits d'auteur

CC-BY-NC-ND