Francis Meilliez
Cet ouvrage fait suite à un premier volume qui traitait des « Précurseurs et grands noms de la géologie belge, nés entre 1719 et 1900 » (https://www.peren-revues.fr/annales-sgn/376). Ce premier volume présentait 34 grands noms ; celui-ci 47. Le style n’a pas changé, toujours aussi alerte. L’auteur s’est donné comme règle de ne parler que des personnes décédées. Chacune est vue sous l’angle d’une biographie condensée, parfois avec quelques détails qui « mettent un peu de chair sur la trame ». Puis vient un examen plus ou moins détaillé des travaux scientifiques et des apports à la connaissance. Enfin une liste des distinctions honorifiques glanées par les uns et les autres. Chacune a droit à son illustration, parfois plus.
On sent l’auteur plus à l’aise avec ceux dont il était plus proche, soit par la thématique, soit par une histoire dont des fragments furent partagés. L’exercice n’est pas simple, mais il est réalisé avec doigté.
L’ouvrage est de lecture facile et fournit à tous des repères, scientifiques, géographiques, historiques. La géologie belge a en même temps stimulé un certain type de développement africain, et en même temps a bénéficié d’observations qui ont porté haut les noms de ceux qui les ont travaillées. Certains géologues étaient français au départ, ou le sont devenus par la suite ; et inversement.
Les deux ouvrages aident à comprendre, s’il en était besoin, que la géologie est une discipline qui transgresse les frontières. D’une part, ses objets d’étude sont des gisements dont certains attisent les rivalités et les conflits qui divisent. D’autre part, ces ouvrages démontrent que le développement de la connaissance est par essence une activité de coopération internationale qui rapproche.
