Paru en 1898, Le Roman de Louis XI de Paul Fort est présenté par lui comme une défense de ce souverain, victime, selon l’auteur, d’une « doxa » négative que l’école inculque dès le plus jeune âge et contre laquelle il a voulu protester. À ceux qui, comme la « petite amie » du narrateur – tête charmante mais légère –, pensent que Louis XI est « […] celui qui assassinait les gens avec des médailles sur son chapeau », Paul Fort réplique ainsi :
Mon pauvre roi, c’est là toute ta réputation.
J’ai pris ta défense1.
Les véritables responsables de cette vision caricaturale étant les historiens – à part Michelet auquel Fort rend hommage en le mettant à côté de Dieu au paradis2 –, il faut renoncer au genre historique lui-même (dont Augustin Thierry est au détour d’une page le représentant grotesque3) au profit du « roman » qui seul peut vraiment réhabiliter le souverain mal famé4. Or, si le genre romanesque entraîne ou autorise qu’on soit moins exact qu’un historien, voire qu’on tombe dans l’anachronisme5, encore faut-il préciser que, dans le titre Le Roman de Louis XI, le mot « roman » n’est pas seulement à prendre au sens moderne de fiction narrative en prose : il joue aussi sur le sens médiéval et l’œuvre se veut épopée, récit des hauts gestes d’un roi qui, pour Paul Fort, non seulement a sauvé la France mais, tel Henri IV ou Napoléon6, a participé à sa grandeur. Dès lors, la forme apparente du roman, la prose, ne doit pas faire illusion : Le Roman de Louis XI se fait littéralement poème, épique bien sûr, mais aussi lyrique, puisque Paul Fort désigne sous le nom de « ballades » les chapitres qui le composent7. Il a en effet l’ambition d’atteindre à cette vérité morale supérieure des êtres et des choses que seule la poésie révèle8. Et, pour y arriver, il fait le choix d’animer sa prose en recourant de façon quasi systématique au rythme de « l’alexandrin blanc comme élément narratif »9.
Notre contribution voudrait entrer dans le détail de cette réhabilitation historique et « poétique » qu’ambitionne Paul Fort avec Le Roman de Louis XI. C’est sur la réhabilitation « historique » de Louis XI que portera cette première partie. Nous y verrons comment la figure du roi passe de l’image d’un souverain « nocturne » à celle du « héros de l’avenir ».
Une réhabilitation de Louis XI : du souverain nocturne à l’homme de l’avenir
Pour organiser sa relecture de la légende noire de Louis XI, Paul Fort ne peut évidemment faire autrement que d’en reprendre les éléments les plus traditionnels. Cette première étape tourne principalement autour des aspects sombres du souverain : dès les pages consacrées au voyage du sacre, Paul Fort le montre ainsi « noir et brun »10. C’est de même un être principalement nocturne dont la silhouette ne reçoit quelque paradoxal éclat que de la lune11. Cet être sombre est aussi un homme de l’ombre – spectre au ricanement satanique qui parfois se dédouble ou se triple comme quand il confie à Olivier Le Daim ou Philippe Pot le soin de le remplacer dans les voyages qu’il ne peut faire12. Enfin, l’ombre est évidemment son lieu d’action. Ainsi en est-il des manœuvres qu’il ourdit, tandis qu’à Bruges se déploient les fastes du mariage anglo-bourguignon et qu’il traite, en secret de Charles le Téméraire, avec le duc de Bretagne13.
Mais assez systématiquement les défauts moraux de Louis XI sont excusés : par exemple, sa duplicité dans l’affaire de Liège devient discrétion et pudeur. Quand Olivier Le Daim presse le roi de soutenir explicitement les Liégeois en passe de se révolter, Paul Fort lui fait ainsi répondre :
Fais entendre à ces bourgeois soupçonneux que le roi de France les porte dans son cœur (il porte ainsi tout ce qu’il aime bien) mais qu’il n’a coutume d’afficher ses amours comme plumes grotesques à son chapeau. Ce ne sont là ses manières. Il est discret14.
Inversement, les ennemis de Louis XI, identifiés par Paul Fort à ceux de la France, sinon éternelle du moins de son temps – c'est-à-dire les Anglais d’un côté et les Bourguignons comme figure de l’Allemagne de l’autre –, sont mis sous le signe négatif du crime. Ainsi, lorsqu’à Marguerite d’York qui se plaint d’avoir dû quitter son pays sa future belle-mère répond par un « Madame il suffit, Bourgogne vaut Angleterre », le narrateur intervient aussitôt pour développer négativement cette équivalence :
Et ne croyait pas si bien dire à mon sens. Des deux côtés plaisaient, au moins également, le sang, la chair saignante, la bière collée de sang, l’intempérance et l’ambition, les batailles sournoises et leur ragoût, la gloire, la rudesse guerrière, la morgue des Césars, l’aimable assassinat, l’assassinat oblique, sous les brouillards dorés des rêves politiques15.
– tous « rêves » dont Louis XI est bien sûr incapable.
C’est que Paul Fort examine principalement l’action du roi du point de vue des intérêts supérieurs du pays. D’où la valorisation d’un roi « peuple » qui prend le parti des petits contre les grands, affirmant : « J’aime mon peuple. (Dieu m’en soit pleige) comme je hais les grands »16. Le verbe « aimer » revient d’ailleurs très souvent dans la bouche de Louis (il « aime » Dieu, les hommes, son peuple, son fils bâtard, Joachim, qui vient de mourir17) et avec cette notion d’amour, c’est aussi celle de paix qui est introduite, Paul Fort montrant systématiquement le roi préférant la négociation à la guerre, comme juste avant le traité de Conflans quand Louis XI réplique à la question « Recommençons nous la guerre ? » par un « Nous, nous traitons »18. Mais au-delà de cette simple valorisation d’un roi diplomate, Louis XI devient sous la plume de Paul Fort un héros proprement hugolien qui se présente lui-même comme « une force qui va. » Nouvel Hernani, il explique en effet à Commines :
Je suis une force, Commines !… J’ai souvent peur de moi. […] Une force, mon bon Commines, ne s’est jamais connue. Elle connaît qu’elle frappe, elle connaît qu’elle va19.
Or, cette dimension « supra humaine » fait basculer la figure royale de l’histoire – racontée à charge ou à décharge – dans le mythe : un mythe non plus « nocturne » mais pour ainsi dire « solaire » (Le Roman commence à l’été 1461 et finit à l’été 1472) et, partant, poétique. C’est ce que nous allons voir maintenant.
Du premier roi « moderne » au roi poète
En effet, dans le roman, cette force que nous venons d’évoquer n’est pas seulement celle d’un personnage à la manière romantique : il s’agit de celle de la modernité en marche. Modernité d’une monarchie qui se débarrasse de ses défroques féodales pour aller vers l’absolutisme. Modernité d’une nation française que Louis contribue à fonder. Modernité enfin et peut-être de manière un peu paradoxale de la révolution française de 178920.
Protecteur du peuple, Louis XI rend en effet celui-ci conscient de lui-même et voici comment le roi envisage avec une sarcastique bonne humeur les conséquences de sa politique :
Ce bon peuple conscient de par moi, de par ma volonté, Pâques-Dieu, bien révolté mettra par-dessus bord mes arrières-petits-neveux avec leur royauté21.
Ainsi Louis XI apparaît-il tantôt comme une sorte de ruse de la raison hégélienne tenant « le prochain monde en main »22, tantôt plus chrétiennement comme l’instrument d’une volonté divine qui affirme : « Je ferai tout ce que Dieu désire »23. Mais dans les deux cas, le roi devient bien, contre « le Temps » passé, un héros de l’Avenir, parcourant le monde pour y semer « la semaille du bon sens » et prenant « deux noms » nouveaux :
On m’appellera la Science et la Révolution. Vois-tu, Commines, vois-tu, dans ton petit horizon passer le père la Science, et vois-tu trottinant, sec comme un coup de trique, ce jaune petit vieillard à perruque, ricanant, c’est le petit compère la Révolution24.
Homme de l’avenir, il se révèle aussi visionnaire et cela dès le début de l’ouvrage, quand l’auteur met en scène Louis expliquant à son oncle René d’Anjou comment il imagine Paris plus tard :
Paris, avec des rues non pas bordées de petits cailloux, comme ceux que voilà, mais de hautes demeures, plus hautes qu’hommes vingt fois. […]
Je peindrais des campagnes où fileraient, comme cerfs, des chapelets de chariots, et sans mules qui soient.
Je peindrais, dans le ciel, hommes ailés de fer, ou tout au moins volantes machines au fond des airs25.
Or, cette capacité attribuée à Louis XI possède certainement l’originalité de rendre « lyrique » un roi réputé des plus terre à terre26. Et ce n’est évidemment pas un hasard si, dès le début du roman27, il apparaît entouré de poètes : Villon et René d’Anjou mis en scène en train de composer des motets : avec ces deux-là, il compose bien une sorte de trinité poétique. Cette atmosphère contamine d’ailleurs l’ordre politique puisque Paul Fort, évoquant les États généraux de 1468 à Tours, remplace les noms des participants par ceux des poètes contemporains dont il est l’ami et qui représentent la poésie française moderne :
États Généraux
de 1468
[…]
À droite :
Monseigneur de Gourmont, archevêque de Tours, vite ! monseigneur Vielé, évêque de Périgord, cordelier ; monseigneur Quillard, évêque de Paris ; Herold, patriarche de Jérusalem ; monseigneur Verhaeren, évêque d’Anvers, vite ! vite ! maître Souza, tout noir, archidiacre de Paris, et non pas Jean Frollo, comme le prétendit tel bon auteur, Hugo ; monseigneur Louÿs, évêque in partibus (saint homme) ; item, l’abbé de Cléry, monseigneur Ducoté ; monseigneur Hugues Rebell, tout rouge, légat de Rome ; un ventre : Demolder, abbé de Citeaux ; une barbe : Dujardin, curé de Fontainebleau ; monseigneur de Bury, coadjuteur de mondit seigneur l’archevêque de Tours ; J. Drexelius, moine savant, vite ! dix-huit ou vingt moines à la suite, – ce pour les premiers bancs.
Aux autres bancs :
Maître Gide, procureur du roi en sa cour du parlement ; maître Mauclair, clerc pour le parlement ; monseigneur Bataille, chambellan du roi, gouverneur de Montpellier et du Languedoc (en a-t-il des titres ce Bataille !) ; dépêchons, maître Dumur, secrétaire du roi ; maître Samain pour le duc d’Orléans ; maître Rambosson pour monseigneur du Maine […] ; maître Danville pour le duc de Calabre ; maître Chanvin pour le duc d’Orléans ; maître Ghéon pour le duc de Joyeuse, et plusieurs autres pour les ducs et comtes qui n’avaient pu comparaître.
La ville de Paris par trente hommes.
La ville de Bordeaux par quinze hommes.
Maître Bourgerel pour la ville de Bourges.
Maître Pol-Roux pour la ville de Saintes.
Maître Francis Jammes pour la ville de Pau.
Maître Magre et quatre hommes pour la ville de Toulouse28.
La cour politique se transforme ainsi en une cour poétique sur laquelle Louis XI règne désormais en roi-poète.
Or, poète, le monarque ne l’est pas seulement en tant qu’inventeur de fables mensongères29 ou en tant que visionnaire mais aussi au sens propre du terme. S’interrogeant sur les pensées du souverain, l’auteur commence en effet ainsi le chapitre II du livre XI – qui porte évidement le chiffre du roi30 :
Sait-on bien si Louis XI n’était pas un poète, s’il ne préférait pas aux batailles humaines, le combat printanier des vents légers du ciel avec la belle armée en marche des bourgeons et les arbres montés à l’assaut du soleil, s’il n’a pas à l’automne pleuré sur leur défaite ?
Mais sait-on bien, au juste, quelles méditations faisaient pencher son front aux vitres des fenêtres de son petit château de Plessis en Touraine, faisaient pencher son front aux vitres si souvent ?
Sait-on bien si Louis XI n’était pas un poète ?31
Et bien sûr la prose de Paul Fort se fait elle-même non seulement poétique, avec ses répétitions et ses jeux d’échos, mais, distribuée en strophes, donne à la page l’air d’un véritable poème où le sujet et l’objet coïncident finalement. De ce point de vue, ce n’est certainement pas un hasard si Le Roman de Louis XI compte 12 livres comme autant de syllabes d’un alexandrin.
Mais plus encore, Paul Fort indexe toute la figure de Louis XI sur ses idéaux esthétiques dont Le Roman apparaît comme le laboratoire : la recherche d’un matériau où le vers se dissimule dans la prose sous la forme de vers blancs32. C’est ce que nous voudrions montrer pour finir.
Du portrait d’un roi « poétique » à l’autoportrait de Paul Fort en Louis XI
Paul Fort joue en effet sur le rapport entre le nom même de Louis XI et l’horizon « duodécimal » de sa poésie comme pour insister sur une espèce de lien consubstantiel entre la poésie et monarque, celui-ci essayant de faire passer son chiffre (XI) à celui plus complet de 12 pour accéder à une sorte de plénitude essentielle sous le signe de la poésie identifiée par P. Fort à l’alexandrin blanc. Avec un humour assez grinçant, le poète montre ainsi le roi faire pendre par douzaines les traîtres qui l’entourent. C’est même pour ne pas en rester au chiffre imparfait de onze condamnés qu’il fait pendre plusieurs années avant sa mort officielle Charles de Melun33. D’une manière métapoétique qui exploite les données de l’histoire, Louis XI est d’ailleurs représenté comme l’Homme du « tour » au sens de versus – du vers donc ou du moins de son principe de retour que la prose de Paul Fort, en se faisant prose rythmée et rimée, texte à refrain et/ou suite de ballades, applique systématiquement : évidemment à Paris, Louis réside aux Tournelles ; il tient ses États à Tours et y revient souvent. Mais il excelle aussi dans les tours de passe-passe comme lors de l’entrée à Paris où Louis jongle avec sa couronne au grand plaisir des spectateurs et P. Fort de noter que « Ce tour grandit Louis XI aux yeux des Parisiens »34. Dès lors, dans l’œuvre d’un auteur pour qui l’acte poétique consiste avant tout à nommer, le nom même de Louis XI se met à résonner comme à l’entrée dans Paris devenant ainsi mot poétique :
Et sur Paris en fête l’argenterie des clochettes, parmi leurs ritournelles comptait Louis VI, Louis VII, Louis VIII, Saint Louis, Louis X, tandis que répondant, du beffroi des Tournelles, de l’ombre des couvents, le bronze des bourdons sonnait Louis XI, Louis XI, onze, onze, onze35.
Au-delà de ce processus, Paul Fort opère même une série d’échanges « alchimiques » entre le personnage du roi et le personnage du narrateur de son roman, à identifier ici avec lui-même. Cette assimilation est sensible dès le début du Roman de Louis XI où l’emploi des possessifs affectifs du type « mon doux Louis XI » témoigne déjà d’un processus d’appropriation. Vers le milieu du roman, le processus s’amplifie : quand, au terme de l’intervention de Louis XI aux États généraux de Tours, Paul Fort, qui venait de la rapporter, notait :
Et Paul Fort, noblement, se rassit sur son trône.
Louis XI ayant fini d’écrire sa ballade s’endormit, fatigué, sur l’album du vieux Temps36.
– l’identification se faisant réciproque. Enfin, un effet de structure est également parlant. En effet, au début de l’œuvre, Paris apparaît à Louis XI « rouge et or dans la nuit »37. Or, plus loin, on retrouve ces deux couleurs mais désormais elles qualifient l’inspiration et le style du poète, ses Muses mêlant sur la page de son manuscrit le rouge du sang des batailles à la « fine poudre d’or des enluminures »38.
Dans ces conditions, comment s’étonner que le poète se mette aussi à jurer comme son modèle, parsemant ses commentaires de « Pâques-Dieu » et s’identifiant littéralement au roi comme en témoigne la ballade liminaire du livre I où l’activité poétique est comparée au grapillement d’un monarque excellant à s’emparer des marrons qu’autrui s’est brûlé les doigts à tirer du feu :
Louis XI, gagne-petit, je t’aime, curieux homme. Cher marchand de marrons, que tu sus bien tirer les marrons de Bourgogne ! Tu faisais le gentil, tu bordais ton chaperon de médailles de cuivre et d’images de plomb, – on te croyait bien occupé à patenôtres, – soudain tu te baissais, étendant tes longs bras, et tout doucettement, sans froisser tes mitaines, tu chipais un marron, puis un, puis un, puis un, sous les mitaines du cousin.
Mais si, par aventure, ses gros poings s’abattaient sur ton dos, ton dos maigre, tu pouffais de rire, et lui rendais son bien que tu lui avais pris. N’y avait plus que les coques, les marrons étaient vides. Ta gentille industrie te valut de grands biens !
Ainsi, moi, bon trouvère, quoique penseur nabot, je grapille (sic) ciel et terre, provinces de mon cerveau, sous les mains du Seigneur, toute lumière. Je dérobe à ses doigts les roses de l’aurore, les bagues de l’orage et les lys des nuits claires ; et j’ai de petites images fort idéales sous mon chapeau.
Chiper menu mais sûr, doux Louis XI, rare homme ! Que Dieu bon politique, ô rare entre les Louis, t’ait en sa bénie garde et que –– comme, jadis, ton lévrier chéri allongé sous tes grègues, tu jugeais de douceur, ayant bonne chaleur, – tu sois, sur ses poulaines d’or au paradis, saint petit roi couchant, son plus chaud conseilleur.
Et, pour t’avoir loué contre mes professeurs, avoir suivi ta loi si toute de candeur, quand ce sera mon jour, que ce sera mon tour, tire sa robe à Dieu, qu’il me place d’amour39.
On pourrait d’ailleurs avancer que cette assimilation est elle-même symbolique : Louis XI et la civilisation du Moyen Âge français finissant se confondent en effet chez Paul Fort pour dire la nostalgie d’un paradis poétique. En témoignerait la belle invocation lyrique et sensuelle du livre XI où le narrateur évoque la fin du banquet de l’Hôtel de Ville :
Quand vinrent les pêches à l’hydromel, nageant doucement dans les plats d’or, on était rassasié. Les moins gourmandes demoiselles en jetaient par les fenêtres aux manants. Dirai-je que d’aucunes y joignaient des baisers ? – C’était le bon temps, alors ! À peu que je ne pleure de ne point en avoir été. O Louis le onzième ! O François Villon ! ô la Grève ! ô la Saint-Jean !… Mais, ô les pêches à l’hydromel, ô les baisers40…
Arrivé au terme de cette présentation de la figure de Louis XI chez Paul Fort, je voudrais seulement dire que cette figure n’a pas été qu’anecdotique chez lui. Le Roman de Louis XI sera la matrice de toute son œuvre poétique41 ; il reprendra le personnage dans deux pièces de théâtre après la guerre de 1914-18 avec l’ambition patriotique de proposer des modèles à imiter aux Français42 ; enfin, d’un point de biographique, rappelons que P. Fort aima tellement la figure de Louis XI que, dès les années 1920, il choisit de s’installer à « Montlhéry-la-Bataille » dont il disait dans ses mémoires que « son cousin Louis XI [lui] avait fait chérir [cet endroit] dès [s]a plus tendre enfance »43.
