Sur et autour du De Isis et d’Osiris de Plutarque à la Renaissance

  • On and around Plutarch’s De Isis and Osiris in the Renaissance

DOI : 10.54563/bdba.2280

p. 99-108

Abstracts

Après avoir situé le Isis et Osiris de Plutarque dans son histoire et le corpus des Moralia, on s’attardera sur des points de la traduction française d’Amyot, au début du texte notamment, et spécifiquement sur Isis et autour (entre autres sur Isis comme daimon, par emprunts à la Préparation évangélique d’Eusèbe sur l’exemplaire Froben des Moralia sur lequel travaille Amyot), avant de voir une édition de l’opuscule dérivée de celle d’Amyot, par Goulart en 1581, pour finir sur le sort que lui réserve Rabelais dans sa propre geste.

After setting Plutarch’s Isis and Osiris in its context and reviewing its place in the corpus of Moralia, we will focus on certain points of Amyot’s French translation, at the beginning of the text in particular, and specifically on Isis (among others on Isis as daimon, as evidenced by borrowings from the Preparation for the Gospel of Eusebius in the Froben copy of the Moralia used by Amyot). Then we’ll examine an edition of the treatise derived from that of Amyot, published by Goulart in 1581. Finally, we’ll see how Rabelais adapts it in his own work.

Outline

Excerpt

Préambule : sur le traité selon les hellénistes

Caractéristique de la maturité de Plutarque et de sa prêtrise delphique, le De Iside est adressé à Cléa, sans doute la fille de Pollianos et d’Eurydikè, cette Flavia Cléa que l’auteur avait déjà fait la dédicataire du Mulierum virtutes. Proche des dialogues pythiques quoique monologique, le texte expose la fable d’Isis et Osiris, exemplaire de la religion égyptienne. Plutarque s’y montre soucieux de concilier la théologie des Égyptiens avec la philosophie grecque (platonisme et néo-pythagorisme), dans un syncrétisme qui nécessite l’exégèse allégorique. La religion égyptienne, selon lui, s’accorde à une herméneutique du secret propre aux Mystères de la Grèce, mais qui va avec une piété rejetant la superstition et l’athéisme, par exemple celui dont s’est rendu coupable Évhémère. Il s’agit finalement pour lui de dégager de la croyance de la religion isiaque tout ce qu’elle peut avoir de respectable pour un Grec du Ier siècle.

Des cultes isi...

References

Bibliographical reference

Olivier Guerrier, « Sur et autour du De Isis et d’Osiris de Plutarque à la Renaissance », Bien Dire et Bien Aprandre, HS n°3 | 2025, 99-108.

Electronic reference

Olivier Guerrier, « Sur et autour du De Isis et d’Osiris de Plutarque à la Renaissance », Bien Dire et Bien Aprandre [Online], HS n°3 | 2025, Online since 01 octobre 2026, connection on 12 décembre 2025. URL : http://www.peren-revues.fr/bien-dire-et-bien-aprandre/2280

Author

Olivier Guerrier

Université Toulouse Jean Jaurès / Institut Universitaire de France

Copyright

CC-BY-NC-ND